Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

J’ai une vraie passion pour le pain ! Aussi quand la famille Rochereau m’a invité à venir aujourd’hui pour la mise en route officielle du four à Pain de St Martin de Lerm, j’ai accepté avec plaisir ! D’autant que le week-end dernier, nous avions pu déguster en avant-première ce pain cuit au feu de bois… Car Jacky nous en avait déposé à Bellevue !

J’ai une vraie passion pour le pain ! Comme dirait Jean Pierre Coffe : « Pour le pain avec une croûte épaisse, fruit d’une cuisson réussie, et une mie légère que le pétrissage, le levain naturel et l’apprêt ont permis d’obtenir ! Pas le pain issue de la cuisson de pâton surgelé, fabriqué avec de la farine de blé génétiquement modifié. Non le pain que j’aime c’est le pain comme le font le compagnon Rochereau et ses compagnons mitrons, parce que quand il fait du pain il fait plus que du pain : dans chacun de ses pains il y a un peu de lui-même ! C’est la différence qu’il y a entre l’industrie et l’artisanat !»

J’ai aussi une passion pour le vin, comme de nombreux habitant de ce canton… Mais saviez vous que le pain et le vin ont un point commun ? Ce point commun, c’est la fermentation alcoolique ! En effet, c’est grâce à une fermentation alcoolique que le levain dégage de l’acide carbonique qui allège la pâte ! Le pain et le vin son donc deux produits très complémentaires qui utilisent la même biologie !

Depuis des millénaires on fait du pain… Les Chinois attribuent cette découverte de cet art à Ching-Noung en 1998 avant Jésus Christ ! Depuis les boulangers n’ont cessé de régaler nos papilles ! Et c’est ainsi que le pain rentre dans de nombreuses de nos expressions.

Ne disait-on pas « Pain coupé n’a point de maître », ou bien pour juger quelqu’un « il ne vaut pas le pain qu’il mange », ou bien encore « il est bon comme du bon pain »…comme Monsieur Poujon !

De quelqu’un dont la vie est difficile mais qui a bien vécu autrefois on dit qu’ « il a mangé son pain blanc le premier »… D’un autre qui a du travail et une entreprise florissante on dit qu’« Il a du pain sur la planche »,

Pour caractériser l’impatience on dira c’est «long comme un jour sans pain »,

Pour le pauvre qui a faim on dira qu’il «mange son pain à la fumée du four », parce qu’il en sent l’odeur mais qu’il ne la mange jamais… C’est ce que m’a dit tout à l’heure la voisine du four : « mon mari est fatigué alors il n’est pas venu, il est dans son fauteuil, il regarde la fumée du four et ça sent bon ! »

Pour un élu enfin on pourrait dire qu’il « promet plus de beurre que de pain »…

Mes amis, je vous remercie de m’avoir inviter autour de ce four pour partager ce moment convivial !

Vive la vie avec du bon PAIN, du bon VIN, et beaucoup d’AMIS !