Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Je vous remercie de m’associer à cette journée du souvenir et de la mémoire.

Dans notre famille, nous avons l’habitude de nous souvenir des morts en Afrique du Nord, le 8 août de chaque année. Car c’est le 8 août 1956 que mon Oncle Antoine est mort au combat, à Tablat, en Algérie, à l’âge de 28 ans.

La tristesse que nous ressentons tous aujourd’hui, que vous ressentez, je la ressens chaque fois qu’évoquant son souvenir en famille, je croise le regard de mon Père.

Chers amis, je suis né en 1968, je n’ai donc pas connu cette période. Aussi, la jeune génération que je représente, vous remercie pour tout ce que vous faites pour honorer la mémoire de ceux qui sont mort pour notre pays. Le souvenir doit être entretenu, aussi, en famille et à l’école, avec l’aide du monde enseignant. L’Afrique du nord doit être expliquée, la mémoire de nos frères disparus doit être honorée.

Cette date du 19 mars est importante dans le cœur des Anciens combattants d’Afrique du Nord car c’est la date de l’espoir ! Le 19 mars 1962, c’est en effet le Cessez le feu !



Se souvenir du Cessez le Feu le 19 mars 1962, de doit pas occulter dans nos coeurs :

  • Le nombre de morts ou de disparus français après cette date qui se monte à plusieurs dizaines.
  • Les dispositions administratives prises par la France, au titre de l’Algérie, qui s’échelonnèrent jusqu’au 1er juillet 1964.

Se souvenir du 19 mars 1962, c’est se souvenir aussi de l’interdiction faite aux autorités militaires de ramener en France les harkis et leur famille, avec les conséquences que l’on sait.

Connaître l’histoire permet de mieux comprendre le présent, et de préparer l’avenir. Je me rendrai chaque fois que je le pourrai à l’invitation de ceux qui entretiennent le souvenir des anciens combattants d’Afrique du Nord.

Vive la France en paix! Vive l’Europe de la paix !