Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Je vous remercie de m’associer à cette journée du souvenir et de la mémoire.

Nous nous souvenons aujourd’hui, ensemble, des combats d’Algérie du Maroc et de Tunisie, nous nous souvenons du 18 mars 1962, date des accords d’Evian, du lendemain le 19 mars 1962, date du cessez le feu.

Ces dates marquent le début du processus qui a mis fin à la guerre d’Algérie. S’en souvenir n’occulte pas dans nos coeurs :

•Le nombre de morts ou de disparus français après cette date qui se monte à plusieurs dizaines.
•Les dispositions administratives prises par la France, au titre de l’Algérie, qui s’échelonnèrent jusqu’au 1er juillet 1964.

Se souvenir des accords d’Evian et du 19 mars 1962, n’occulte pas, non plus, l’interdiction faite aux autorités militaires de ramener en France les harkis et leur famille, avec les conséquences que l’on sait.

Il y a quelques jours je parlais avec mon oncle et parrain de la guerre d’Algérie. Cette période que je connais si mal, et que vous connaissez si bien. Il a prononcé cette phrase que je garde en mémoire « Les Algériens –m’a-t-il dit-, s’ils ont gagné la guerre, n’ont toujours pas gagner la paix véritable ».

Chers amis, je me rendrai chaque fois que je le pourrai à l’invitation de ceux qui entretiennent le souvenir des anciens combattants d’Afrique du Nord.

• En souvenir de ceux qui sont morts aux combats, dont le frère de mon père,
• en souvenir des harkis abandonnés à leur destin tragique,
• par amitié avec ceux qui ont combattu et qui sont revenus, dont vous êtes.

Merci de m’avoir convié aujourd’hui.

Vive l’Afrique, Vive l’amitié Franco Africaine ! Vive la France!