Lors de la Commission Permanente au Conseil Général de la Gironde ce matin, le groupe Gironde Avenir a adopté la totalité des délibérations.

Toutefois, deux dossiers méritent l’attention :

Canton de Blaye.

Sur le canton de Blaye, la discrimination continue. Cette fois, c’est une demande de subvention de l’association Préface qui organise la manifestation « Livres en Citadelle » qui fait l’objet d’un traitement particulier.

Jean-Jacques Paris, Conseiller Général communiste de Bègles, est intervenu pour s’interroger sur la diminution de 44 % de la subvention par rapport aux années précédentes (5000 € au lieu de 9100 €). L’intervention de Jean-Jacques Paris pour défendre la culture et la lecture a déclenché un dialogue ubuesque.

Philippe Madrelle a justifié la diminution de la subvention par le fait "qu’il n’a jamais été invité à cette manifestation."

Philippe Plisson parle « d’une union sacrée pour sauver les pleurnicheurs » et admet que cette association était privilégiée jusqu’à présent pour « diverses raisons ».

Isabelle Dexpert affirme que la subvention départementale est du même montant que la subvention communale.

Philippe Madrelle revient à son argument liminaire en affirmant qu’il n’a jamais eu la moindre lettre de remerciement de cette association et qu’il n’en connaît pas le président.

Dominique Vincent lui rafraîchit la mémoire en lui indiquant que le président de cette association n’est autre que le candidat communiste aux dernières cantonales et que celui-ci n’avait pas donné de consignes de vote…

Alain Renard précise que l’association Préface n’a « pas le monopole de la lecture en Haute Gironde ».

Enfin, Xavier Loriaud conclut en regrettant qu’une fois de plus ce sont les jeunes qui trinquent.

Gironde Développement.

Le second dossier qui a retenu l’attention des membres du groupe Gironde Avenir est celui de l’avenir de la SEM Gironde Développement et la réalisation d’un plan à moyen terme.

Gironde Développement est une société d’économie mixte chargée de soutenir les collectivités locales dans les projets de développement économique, touristique, d’aménagement urbain et de loisirs. Elle acquiert, aménage, construit finance et commercialise une partie de ces opérations. Ses missions sont variées : étude de faisabilité, réalisations d’équipement…

Le résultat d’activité de la société accuse en 2007 pour la deuxième année consécutive un déficit significatif. Cela s’explique par la perte des marchés institutionnels auprès des principaux actionnaires (dont le Conseil Général et les collèges gérés désormais en interne).

L’activité générée par le Conseil Général, la Région et la CUB représentait 69% de l’activité de la SEM alors qu’en 2007, l’activité générée par ces trois clients ne représentait plus que 16%.

Par ailleurs, d’importants mouvements de personnels qualifiés ont perturbés la SEM en 2007 (départs de 7 salariés). Le Conseil Général a « retiré » de la SEM, les techniciens chargés des collèges au motif que les dossiers seraient mieux gérés directement au sein du Conseil Général. Quelques mois plus tard, il s’avère que la gestion en interne n’est pas meilleure que celle de la SEM mais entre temps la SEM est au bord du dépôt de bilan…