Après plus de deux ans de démarches, une expérimentation menée à Chablis, les gelées de 2008, des orages de grêle dévastateurs, la filière a réussi à faire valider la mise en place de ce dispositif qui jouera à la fois le rôle d'une assurance récolte et d'assurance qualité, pour les AOC de Bordeaux. Une fois encore, notre territoire, a été leader sur cette démarche. Je pense en particulier à deux acteurs : Bernard Farges, Président du Syndicat des Bordeaux, et Rémi Villeneuve, Président de la Commission de réflexion sur le VCI au Syndicat des Bordeaux.

BL_FF_YA.JPGLe VCI avait été au coeur de nos discussions avec le Premier Ministre, François Fillon, lors de sa venue à Sauveterre-de-Guyenne le 8 septembre 2008 avec Bruno Le Maire, Ministre de l'Agriculture. Alors que certains techniciens semblaient trouver que cette proposition de la filière n'était pas applicable, le premier Ministre c'était retourné vers ses conseillers et leur avait dit : "Cette proposition est une proposition de bon sens, elle ne coute rien à la collectivité, elle doit être mise en application. Je ne comprendrais pas qu'elle ne le soit pas."

L'idée du VCI est simple. Il s’agit de permettre aux viticulteurs de conserver une partie de leur « sur-production de qualité », les années généreuses, pour palier des déficits de production les années de fléaux climatiques. C'est un système qui ne coute rien ni à la collectivité, ni au viticulteur, et qui a déjà été expérimenté dans deux régions françaises.

A lire à ce sujet sur ce blog :

(photo : Union Girondine - Juliana Camus)