Parmi les problématiques que rencontrent les vins d’AOC, celle de l’utilisation frauduleuse ou du détournement des noms d’appellation pose de plus en plus de problèmes. En 2009, 88% des dossiers d’usurpation ou de détournement d’AOC traités par l’INAO concernaient la viticulture.

L’usurpation reste le cas le plus classiquement rencontré. Qu’il s’agisse d’usurpation d’une AOC par le biais d’une marque, ou bien du problème complexe des génériques, les usurpations sont multiples et menacent les appellations viticoles de dilution et de banalisation. Le développement de nouvelles atteintes rend la situation encore plus inquiétante, comme l’utilisation de noms d’AOC pour d’autres types de produits (cosmétiques, vêtements,…) ou leur déformation pour tromper le consommateur ( ex : Goat Roti, Chatual Laffite, ...).

Pour la CNAOC, la lutte contre ces pratiques constitue un objectif prioritaire (article de la CNAOC sur la protection des noms d'AOC). Malgré le travail conséquent de l’INAO et des interprofessions dans ce domaine, les efforts doivent s’intensifier pour protéger l’identité et la réputation des vins français.

Consacré à cette thématique, le prochain Congrès de la CNAOC permettra de débattre des enjeux nationaux et internationaux et d’envisager de nouveaux modes de protection. Ce dernier se déroulera à Bordeaux le 18 mai prochain, en présence d’intervenants de l’INAO, d’interprofessions nationales et étrangères mais aussi de membres de la Commission européenne.

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