Bien sûr, tout cela n’est pas facile.

Nous sommes comme les marins, au milieu des vagues, alors que souffle le vent d’une tempête sans précédent, les matelots sont aux écoutes, il fait nuit, le capitaine regarde au loin, regarde la carte, fait le point, et a tracé la route. Personne ne comprend rien, mais on suit les ordres parce qu’on n’a pas le choix, et parce que l'on fait confiance au capitaine !

Sur la plage, les pieds au sec, sur la terre ferme, les commentateurs sont nombreux : "ils vont couler", "ils vont déchirer la grand voile", "ils vont chavirer", "pourquoi n’hissent-ils pas le phoque"… "il faut qu’ils aillent plus vite", "ils faut qu’ils aillent moins vite", "il faut qu’ils réduisent la voilure", "ils devraient mettre le moteur"...

Mais les commentateurs ne sont pas les marins... Et de toute façon, compte-tenu de la force du vent, de l'état de la mer, les marins, sur le pont, n'entendent pas les commentaires. Et puis les marins savent qu'ils ont bien de la chance : leur navire a le 5ème moteur le plus puissant du monde, ses voiles sont solides, les marins sont nombreux. Les plus anciens se disent qu'ils en ont vu d'autres, et qu'on s'en sortira...La mer, d'elle-même, se calmera.

Alors, "N'ayons pas peur !". Serons-nous les coudes, et jouons collectif !
Très bonne année 2012.