La ministre déléguée à la Décentralisation s’exprimait dans le cadre d’une réunion de la commission élargie de l'Assemblée nationale sur les crédits de la mission budgétaire Relations Collectivités territoriales. Tout comme la ministre de la Réforme de l'Etat et de la décentralisation Marylise Lebranchu, Anne-Marie Escoffier a rappelé que la diminution des dotations en 2014 représenterait «0,69% des recettes de fonctionnement» des collectivités. Il s'agit « d'un effort conséquent », a-t-elle reconnu. « C'est un effort soutenable et réparti de manière égalitaire », a estimé pour sa part Marylise Lebranchu.

Les deux ministres ont argué que l'effort imposé aux collectivités épargnait l'investissement, car « il faut absolument soutenir nos collectivités » qui assurent 71% de l'investissement public total (Afp).

Ainsi Anne-Marie Escoffier promet tout et son contraire : "taxer les collectivités locales" et les "soutenir" ! Son discours se double d'une aberration économique, car une telle ponction de 1,5 milliard d'€uros, ne doit pas être comparée aux "recettes de fonctionnement" comme le faite Madame la Ministre, mais à l'épargne nette des collectivités. Car quelques soient les recettes, si vous n'épargnez pas, vous ne pouvez plus investir.%%

Il y a fort à parier que dans les années qui viennent la capacité d'investissement des collectivités ne continue de chuter !

D'autant que le budget de fonctionnement des collectivités locales est sollicité chaque année un peu plus : pour les allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH), pour la réforme des rythmes scolaires, pour la signature d'Emplois d'Avenir, et de Contrats Uniques d'Insertion...