Pour ma part, je défends la différence et l'exception rurale de nos territoires ! Je souhaite que soit déposé un amendement sur ce texte permettant de reconnaître les "Communautés Rurales" , comme on reconnaît les "Communautés Urbaines". Des Communautés Rurales pour lesquelles il n'y aurait pas de seuil ! Des "communautés rurales" dans lesquels l'administration et la gestion sont réalisées par des élus pour la plupart quasiment bénévoles, et l'animation par des associations à "but non lucratif".

Obliger les Communautés de Communes à compter plus de 20000 habitants, c'est bien mal remercier les dizaines de milliers d'élus qui donnent du temps à la nation. C'est se priver de ces personnalités locales corvéables à merci, que le Préfet oublie de consulter pour redécouper les canton, mais dont il ne peut pas se passer en cas de tempête (1999, 2009). Ceux que Jean-François Poncet nommait "les hussards de la République". Des grandes communautés à taille inhumaine, c'est se priver des bénévoles qui sont pourtant le ciment de la Nation. Créer des grandes communauté des communes en zone rurale ne produira pas d'économie : car il faudra remplacer des milliers d'élus locaux par une administration publique.

Des grands cantons, des grandes régions, et maintenant les grandes Communautés de Communes, ce n'est pas la France que nous souhaitons !

Lire le rapport du CGET