Je me réjouis tout particulièrement de voir autant de collègues féminines autour de moi. Il est vrai que durant la mandature précédente, nous n’étions pas très nombreuses. Je salue cette petite « révolution ». Gageons que notre présence ici offrira un regard neuf sur les problématiques départementales. Cependant, au regret de répéter ce que j’ai eu l’occasion de dire ici dans cette enceinte : la parité est souhaitable dans nos institutions mais pas à n’importe quel prix.

Permettez-moi d’avoir également une pensée amicale pour les collègues qui n’ont pas sollicité le renouvellement de leur mandat mais aussi tous ceux qui n’ont pas été réélus.

J’ai aussi une pensée toute particulière pour mon ami Yves d’Amécourt, un Sarthois comme moi, nous aimons tous les deux les rillettes, et malgré tout, contrairement à ce que dit la publicité, je partage avec Yves d’Amécourt un certain nombre de valeurs.

Si je siège aujourd’hui à vos côtés, si je préside cette séance, au delà de mon expérience, de mon grand âge et de mes qualités propres, c’est aussi grâce à deux hommes, deux Yves, Yves Foulon et Yves d’Amécourt. Yves d’Amécourt a créé avec d’autres, puis présidé aux destinées du groupe Gironde Avenir depuis 2008 et l’a fait de manière brillante. Il a su fédérer, rassembler et créer une union sans faille de la droite, du centre et des indépendants. La campagne qui s’achève lui doit beaucoup et les 20 conseillers départementaux du groupe « gironde avenir » lui sont reconnaissant.

Permettez-moi aussi de saluer celui qui m’a précédé comme doyen de cette assemblée. Le regretté Pierre Barrau. Sa voix et ses plaidoyers demeurent dans nos mémoires.

J’aimerais également dire un mot à propos de celui qui a été le Président du Conseil Général de la Gironde. Nos familles politiques ont bien sûr des divergences de fond profondes mais la démocratie nait de cette différence et le débat de l’affrontement des idées. Si nous nous sommes battus sur le terrain des idées, je voudrais ici avoir une pensée amicale pour l’homme que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans d’autres circonstances et que j’apprécie à titre personnel. Philippe, cette fois, tu peux raccrocher les gants !

Enfin, je formule le souhait que durant la nouvelle mandature qui s’ouvre, les débats dans cette assemblée soient nombreux, démocratiques et courtois.

Chers collègues, la confrontation des idées est le cœur de la République, laissons le battre dans cet hémicycle !

Le jour ou nous penserons tous la même chose, c’est que nous ne penserons plus rien !

Nous plaçons notre espoir dans la nouvelle présidence de cette assemblée pour être la garante d’une réelle qualité de relation républicaine au service de tous les Girondins.

Il nous appartient à tous de faire en sorte que la confrontation de nos idées et de nos projets se fassent dans le respect et l’écoute et plus largement dans la sérénité qui sied à la démocratie.

Chers collègues, croyez-moi, laissons les idéologies de coté et occupons-nous de la Gironde ! Ne répondons pas aux questions avant de les avoir posées !

Avant de conclure, permettez-moi de saluer en votre nom l’ensemble des services de l’administration départementale et son représentant, Monsieur le directeur général des services, qui assurent au quotidien le bon fonctionnement de notre institution.

Chers collègues,
Vive la Gironde !
Vive la République !
Vive la France !
Vive l’Europe !