Sous l’Ancien Régime, il existait dans chaque grande capitale provinciale une Cour souveraine « établie par le Roi », pour juger souverainement, les décisions rendues en première instance par une multitude de juridictions, seigneuriales, municipales, ecclésiastiques…

La Guyenne aussi vaste que la Région actuelle en comptait même deux : le Parlement portant sur les affaires civiles et pénales et une Cour des Aides consacrée aux problèmes fiscaux. Un conflit permanent opposait les deux Cours d'où un exil d’une quinzaine d’années à La Réole. A leur retour, en septembre 1690 , l’Intendant avec la confiance du Roi régnait en maître ; les Bordelais, brisés par la répression royale, restaient dans l’obéissance. La vie des deux cours s’organise dans leurs palais respectifs ,respectant un calendrier et un protocole fixés de longue date. Des difficultés apparaissent : les palais dans lesquels les magistrats rendent la justice sont en très mauvais état et le Roi se désintéresse totalement des conditions matérielles. Le cérémonial des Cours est de moins en moins respecté, cérémonial dont la fonction est de représenter et de glorifier le Roi. Malencontreuses négligences? ou calculs délibérés?…

Le doute sera levé en 1789 lorsque le Roi et les magistrats seront ,ensemble, emportés par la tourmente révolutionnaire.