Les deux fours, l’un domestique et l’autre de potier, repérés lors de la phase de diagnostic réalisée en préalable à cette fouille seront explorés au cours de la phase de recherches en cours. Les fosses, creusées dans le substrat géologique, sont peu profondes. Il ne s’agit donc probablement pas de creusements consécutifs à l’extraction de l’argile nécessaire à la confection des pots, mais plutôt liés au travail préparatoire de l’argile : bac de décantation ou de malaxage ?

Le second secteur, situé en contrebas du premier, présente les restes d’une occupation domestique. Il s’agit de trous de poteaux et d’empreintes de sablières basses (pièces de bois horizontales sur lesquelles sont montés les murs) qui délimitent des espaces bâtis, et aussi de silos réutilisés dans un second temps comme poubelles (fosses dépotoirs). Beaucoup des céramiques retrouvées dans ce secteur sont à pâte orangée, bien différentes des productions potières jetées dans les fosses du premier secteur.

Deux puits ont été mis au jour. Leur profondeur est supérieure à 6 mètres. Leur comblement, suite à leur abandon, est extrêmement riche en objets de la vie quotidienne dont de nombreux vases (cruches, mortiers…) datés des XIVe et XVe siècles.

En marge de cette occupation, une partie du tracé de l’enceinte de la ville, traditionnellement daté fin XIIIe-début XIVe siècle, a été identifiée (fig. 3). Les matériaux de ce rempart ont été récupérés lors de son démontage en 1814. Deux sondages ont permis d’étudier son profil de récupération (fig. 4) : sa largeur est de 5,30 m pour une profondeur d’environ 2 mètres. Plusieurs niveaux de moellons ont été dégagés (fig. 5). Le muret de parcelle qui longe le Boulevard du 11 novembre semble en grande partie constitué de pierres récupérées sur cette ancienne fortification.

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