Je n'imaginais pas que la violence puisse être telle au sein de ma propre "famille" politique...
  J'ai beaucoup lu, j'aime l'histoire. Pourtant, je suis d'un naturel confiant dans la nature humaine.
  Il aura fallu que j'attende 2017 pour comprendre ce qui s'est passé à d'autres périodes de l'histoire de France et du Monde. Pour comprendre sur le fond cette citation de Voltaire : "Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge !"
  J'ai compris les processus humains les plus terribles... L'enchainement des trahisons. La stratégie du bouc émissaire ... L'attrait du pouvoir qui tue les « fidélités », brise les « amitiés ».
  J'ai relu la parabole "de la 1ère pierre", et celle de "la paille et de la poutre"...
  J'ai été témoin de la mauvaise foi portée à son paroxysme. J'ai vu la mise en marche de la machine à broyer les consciences... Celle qui tue par les mots... Dans un terreau propice, ce milieu où tout le monde s’appelle « cher ami » et où personne n’en a vraiment. Ce milieu qui n’a de cesse de brandir la devise de la république… Mais qui fait si peu pour défendre la liberté, qui ne fait rien pour parfaire l’égalité, et qui s’assoit sur les 1ers principes qui fondent la fraternité ! Dans ce milieu dont l’action tient en deux mots : orgueil et préjugé !

J'ai compris pourquoi mon arrière-grand-père, Léonel de Moustier, avait expliqué à son 12ème fils que voter "non" le 10 juillet 1940 avait été le moment le plus difficile de sa vie politique, parce qu’il lui avait fallu énormément de courage pour affronter les siens… Il a été déporté ensuite et est mort en déportation.
  Mes amis, nous sommes à la croisée des chemins.
  Pour ma part je fais le choix de me placer dans l'opposition à Emmanuel MACRON et à sa majorité. Y compris dans l’opposition à Edouard PHILIPPE, Bruno LE MAIRE, Gérald DARMANIN … qui sont issus de nos rangs. Ils ont choisi de tourner le dos à nos valeurs. La trahison, la compromission ne font pas partie de mes valeurs. Les valeurs doivent être les fondations de notre action politique.

Et puis je ne donne pas cher de leur peau. Emmanuel MACRON a utilisé François BAYROU, puis il l’a jeté. Il fera de même avec les ralliés de la dernière heure. Personne ne les pleurera. Ni leurs nouveaux amis, ni leurs anciens. Les traitres finissent toujours par disparaître comme ils sont apparus : subrepticement.

Après le dossier BAYROU, les dossiers LE MAIRE, PHILIPPE suivront… Chacun son tour, autant que de besoin. Les "affaires" sont autant de ludions.

Nous sommes donc à la croisée des chemins...

  • Si Emmanuel MACRON réussi. Tant mieux pour la France. Il n'a de toute façon pas besoin de nous pour réussir. Il a déjà tout les pouvoirs sans nous.
  • Si Emmanuel MACRON échoue, ce qui semble plus probable chaque jour, je souhaite que les Français n'aient pas comme seul choix : MELENCHON ou LE PEN. Nous devons donc être prêts pour présenter notre projet et un candidat !

  Et puis il y a cette petite musique, ces indices dans le comportement du Président, qui ne me disent rien qui vaille sur la réalité de ses motivations.
  Je veux donc œuvrer pour la construction d'un mouvement solide de la droite et du centre. Un mouvement qui s'appuie sur le projet politique de François Fillon. Je  veux parler du projet originel, construit pas à pas depuis 4 ans avec la société civile. Pas celui déshabillé à la hâte par quelques dirigeant des Républicains, avant les législatives, contre l'avis de la base, lui retirant ce que Rabelais dénommait « la substantifique moelle ». Ce projet avait pourtant été plébiscité par 3 millions de Français.

Ce projet, plus que le dénaturer, il fallait l’expliquer, l’approfondir, répondre aux questions des journalistes, plus prompts à la lecture des accroches et des caricatures qu'à la lecture du projet, dans sa profondeur.

Il était le plus cohérent et le plus social des projets.

  • Quoi de plus social que le retour au plein emploi ?
  • Quoi de plus social que le retour à l’équilibre des comptes publics ?
  • Quoi de plus social que de payer sa dette ? Qui paye sa dette s'enrichit !
  • Quoi de plus social que de vouloir défendre et protéger les français ?
  • Quoi de plus social que de vouloir la convergence sociale et fiscale au sein de la zone euro, et, en 1er lieu, entre la France et l’Allemagne ?
  • Quoi de plus social que de restaurer la famille comme un pilier fondateur de la cohésion sociale, de l’éducation, de l’apprentissage, de la formation, comme vecteur des valeurs ?
  • Quoi de plus social que de vouloir inscrire dans la constitution l’égalité des régimes sociaux ?
  • Quoi de plus social que de vouloir faire peser le financement de notre régime de protection social sur la valeur ajoutée des entreprises (TVA) plutôt que sur le revenu (CSG) ou sur le travail (Cotisations sociales) ?

Le projet que nous avons construit ensemble est le bon projet. Ce n’est pas le projet d’Emmanuel MACRON.

Notre projet est global et l’ensemble des items sont traités de manière cohérente. C'était la volonté de François Fillon. C'est ce qui a fait son succès. Nous ne changions pas de dsicours en changeant de pièce ou d'interlocuteur. Ce n’est pas le cas du projet d’Emmanuel MACRON qui promet tout ... et son contraire ... en même temps. Si bien que tout et son contraire ne pourront pas être réalisés sans casse.

Soyons donc prêts !

Reprenons le travail :

  • Approfondissons notre projet ;
  • Formons nos porte-paroles afin qu’ils en comprennent la cohérence, qu’ils sachent l’expliquer sans fuir devant les questions , sans langue de bois ;
  • Informons les journalistes à la réalité des actions que nous souhaitons engager afin d’éviter les caricatures qui tuent l’action politique ;
  • Renouvelons le personnel politique , envoyons de nouvelles têtes sur les plateaux de télévision, appuyons-nous sur la société civile ;
  • Développons nos réseaux avec  l'aide de tous ceux -notamment la société civile- qui ont participé à construire notre projet depuis 3 ans, dont je suis ;
  • Protégeons-nous des opportunistes préférons-leur les pèlerins,
  • Protégeons nous des rumeurs, des narcisses, des chronophages, des chausse-trappes, préférons leur les gnomes et les bonnes fées !

Faisons en sorte que le prochain candidat à l’élection Présidentielle soit issu de nos rangs, pour qu’il porte nos idées, qu’il porte notre projet, mais qu’il les porte, non pour simplement conquérir le pouvoir, mais avec l’objectif de le mettre en place !

Travaillons, prenons de la peine, c'est le fonds qui manque le moins !

Yves d'Amécourt
Membre du bureau politique de Force Républicaine