Chers Collègues élus,
Mesdames, Messieurs, chers amis,

Permettez-moi de remercier de leur présence :

  • Yves FOULON, Maire d’Arcachon, Membre du Bureau politique Les Républicains, Ancien Député de la Gironde. Lorsque j’entends Yves, je suis fier de lui avoir suggéré d’être candidat à la Présidence des Républicains de la Gironde, je suis heureux de le soutenir aujourd’hui;
  • Eddie PUYJALON, Conseiller régional CPNT de la Nouvelle-Aquitaine, Président National de CPNT,
  • Marie-Angélique LATOURNERIE, Conseillère Municipale de Langon, Conseillère Régionale Les Républicains de la Nouvelle-Aquitaine,
  • Bernard LUMMEAUX, Adjoint au Maire d’Arcachon, Conseiller régional Les Républicains de la Nouvelle-Aquitaine,
  • Maider AROSTEGUY Conseillère Municipale de Biarritz, Conseillère Départementale des Pyrénées Atlantiques,
  • Jean GOUGY, député honoraire des Pyrénées Atlantiques, militant gaulliste de la 1ère heure ! Merci de l’applaudir !

… et tous les élus locaux de la Nouvelle-Aquitaine qui nous font l’honneur de leur présence aujourd’hui à RICHEMONT.

Enfin, je vous demande d’excuser Florence LASSARADE, Conseillère Municipale de Saint-Macaire, Sénatrice Les Républicains de la Gironde, Florence est de garde aujourdhui à l’hôpital de Langon et Marc OXIBAR, Conseiller Municipal d’Ogeu les bains, Conseiller régional Les Républicains de la Nouvelle-Aquitaine, Membre du Bureau politique Les Républicains, Marc Oxibar est aujourd’hui bloqué chez lui pour des raisons de santé.

Merci à toutes et à tous, d’être ici aujourd’hui… pour honorer la mémoire d’un homme, et plus encore, la mémoire des hommes qui à côté de lui, puis avec lui, ont dit « non », le 18 juin 1940, et dans les jours et les années qui suivirent…

  • Le Général de Gaulle, les résistants de la première heure, et ceux qui de plus en plus nombreux, au fil des annonces de « radio Londres » se sont engagés dans les résistances, dans la résistance…
  • Les 80 parlementaires qui ont dit « non » le 10 juillet 1940,
  • les milliers de français qui ont bravé l’interdit,
  • Les milliers de française et de français qui ont mené des actions petites ou grandes, qui ont abouties, in fine à détrôner le monstre qui occupait notre pays, les âmes, les esprits, …
  • Ceux qui ici et ailleurs ont abrité dans leur foyer, des familles, des enfants, des citoyens opprimés, parce qu’ils étaient juifs, tziganes, gitans, aristocrates, parce qu’ils étaient homosexuels ;

A la date du 16 mai 1940, dans ses «mémoires de guerre» Charles de Gaulle écrit :

« Alors au spectacle de ce peuple éperdu et de cette déroute militaire, au récit de cette insolence méprisante de l’adversaire, je me sens soulevé d’une fureur sans borne… La guerre commence infiniment mal. Il faut donc qu’elle continue. Il y a pour cela de l’espace dans le monde. Si je vis je me battrai où il faudra, tant qu’il faudra, jusqu’à ce que l’ennemi soit défait et lavée la tache nationale. Ce que j’ai pu faire par la suite, c’est ce jour là que je l’ai résolu.»

A la même période d’autres Français, qui avaient la confiance du peuple, choisissaient une autre voie. Celle de la collaboration.

Je pense au Maréchal Pétain, aux socialistes Pierre Laval et Adrien Marquet.

Ce dernier, Maire de Bordeaux, était devenu Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement du Maréchal Pétain. Lors de son procès devant la Haute Cour de justice, tenu sous la présidence de Louis Noguères à partir de fin 1947, Adrien Marquet mettra notamment en avant le fait qu'il a permis d'éviter, avec sa municipalité, une importante explosion qui visait des ponts, des bâtiments publics bordelais. Il dira qu’il a fait tout cela pour "protéger les intérêts de Bordeaux et des Bordelais".

La valise personnelle d’Adrien Marquet a été remise en juin 2013 aux archives départementales de la Gironde afin que les chercheurs et les historiens puissent écrire l’histoire.

L’Aquitaine garde le souvenir de cette période, coupée en deux par la ligne de démarcation et où les actions de résistance et de solidarité se multipliaient de part et d’autre.

Nos familles se souviennent… Des actes de bravoures des passeurs, de ceux qu’on a assassinés.

Ici, à Richemont, en juin 1944, un groupe de FFI (Forces françaises de l'intérieur), formé de jeunes gens entre 17 et 23 ans, se replie dans cette ferme abandonnée. Ils sont attaqués le 14 juillet par les membres de la Gestapo Allemande et la Milice française. La ferme est détruite et presque tous les maquisards sont tués.

Merci au MIL d’organiser, ici, à Richemont, chaque année, la commémoration de l’appel du 18 juin.



Merci aux jeunes qui ont participé à cette commémoration, prêtant leur visage et leur âme, aux 23 martyrs de Richemont.

C’est dans des manifestations comme celle-ci que le souvenir s’enracine.

Aujourd’hui, nous honorons les martyrs de la résistance et de la déportation, les victimes civiles et militaires, les héros de guerre et leur famille, toutes celles et tous ceux qui ici, et ailleurs, ont contribuer à la victoire sur la barbarie, tout ceux qui ont permis que cette victoire ne se fasse pas au détriment de la nation française, tout ceux qui ont permis, avec le Général de Gaulle, avec Jean Moulin, avec le Conseil National de la Résistance, avec les Compagnons de la Libération, que la France à la fin des combats, soit assise à la table des négociations, qu’elle reste une et indivisible, et que la France pourtant partagée, taraudée, divisée, la France « libre » et la France « occupée », la France meurtrie mais la France grandie et fière du devoir accompli, que la France se relève, une et indivisible.

La nation faisait sienne cette citation du Général : « Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction ».

Fred Moore Chancelier de l’Ordre des Compagnons de la Libération aujourd’hui décédé, dans un bulletin du 15 juin 2013, s’adresse ainsi aux descendants des « Compagnons de la Libération » disparus :

« Je veux m’adresser ici aux descendants des compagnons disparus et plus particulièrement, ceux de la 3ème et de la 4ème génération, non pour leur demander de ne pas oublier l’héroïsme et les sacrifices de ceux qui leur ont permis de vivre libre – je sais qu’il ne les oublieront jamais – mais pour qu’à leur tour, ils aient à cœur de faire vivre les valeurs fondatrices (des Compagnons de la Libération), de mettre en œuvre toute leur énergie pour leur donner un contenu concret, avant de les transmettre à leur tour. La France Libre ne fut pas une parenthèse qui s’est refermée avec la victoire des Alliés sur le Nazisme. Elle fut avant tout un prodigieux effort pour préserver ce que le Général, dans son magnifique discours d’Oxford le 25 novembre 1941, appelait « l’ordre du monde », qui est l’autre nom de la civilisation. La France Libre est aujourd’hui un héritage qu’il importe de ne pas laisser en jachère. Cet héritage, les plus jeunes d’entre nous, en seront bientôt les seuls dépositaires ! »

Mes chers amis, nous sommes les dépositaires de ce que le général appelait « l’ordre du monde » : l’autre nom de la civilisation !

Etre gaulliste, ce n’est pas adhérer à une idéologie mais se battre pour des idéaux.

Etre gaulliste, c’est placer l’intérêt de la France au-dessus de toutes les doctrines.

Etre gaulliste, c’est rassembler notre peuple en tirant vers le haut le meilleur de son âme et non en flattant ses sombres penchants.

Etre gaulliste, c’est vouloir servir son pays et pas tout attendre de lui.

Etre gaulliste, c’est comprendre qu’il n’y a pas de redressement collectif sans engagement individuel.

Etre gaulliste, chers amis, c’est être un militant de la France.

La « France Libre » ne fut pas une parenthèse.

La « France libre » c’est aujourd’hui qu’il nous faut poursuivre sa construction.

Merci à toutes et à tous !

Vive la République !

Vive la France !

Yves d’Amécourt – Ferme de Richemont – 24 juin 2018


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