"Le projet politique de François Fillon pour les dernières élections présidentielles partait du bon diagnostic."

Loin des médias parisiens et des cénacles d’intellectuels urbains qui ne foulent les terroirs de France que pendant leurs vacances, dans l’indifférence générale, François Fillon, ses équipes, ses 100 ambassadeurs, et tous ses comités de la société civile répartis dans toute le France, trois années durant, avaient rencontré les français, tous les français, sans tambour ni trompette, sans caméra, pour écouter, connaître, comprendre !

François avait donné comme nom à cette démarche « le courage de la vérité ».

Les groupes de travail thématiques collectaient ces propositions, les classaient, les amendaient, les confrontaient aux exigences des assemblées et de la haute administration, dans des groupes mixtes qui regroupaient des acteurs de la société civile, des parlementaires et des haut-fonctionnaires.

"François parcourait le France et chemin faisant son programme s’étoffait."

De loin en loin des réunions publiques permettaient d’élargir le cercle des soutiens. François y testait nos idées. Contrairement aux autres candidats qui arrivaient dans des salles pleines, délivraient leur message, et repartaient comme ils étaient arrivés, François prenait la parole durant un quart d’heure, puis il laissait la parole à la salle pendant deux heures. Aucune question ne lui était épargnée ! Le projet politique était le plus souvent au diapason de la Nation. Quand il ne l’était pas, François débriefait immédiatement après la réunion avec son équipe rapprochée. La question qui revenait le plus souvent : "Pourquoi feriez vous demain ce que vous n'avez pas fait hier ?". François expliquait, précisément, point par point, le mise en place des réformes principales dès le lendemain de l'élection présidentielle.

Une équipe de médiateurs multipliaient les rendez-vous entre le candidat et la "société civile". Parmi-eux le chef d'entreprise Pierre Danon qui touché par la démarche de François Fillon avait décidé de faire un break dans sa vie professionnelle pour consacrer un grande partie de son temps à la campagne. Un jour que Pierre avait organisé un nouveau rendez-vous entre François et des patrons d'ETI, l'un d'eux lui dit : "Il n'a pas beaucoup parlé". Pierre lui répondit : "Certes, mais il vous a écouté ! C'est toute la différence."

Les commentateurs commentaient : « Je ne sais pas si François Fillon sera élu » disait par exemple Bruno Jeudy « mais c’est lui qui a le meilleur programme et de toute façon c’est ce programme là qu’il conviendra d’appliquer ».

Contre toute attente –des commentateurs- François Fillon fut choisi à l’issue de la primaire. Révolte dans les urnes d'une "France Silencieuse" de droite qui ne voulait pas se laisser enfermer dans un choix établi par le microcosme et les sondages ! Réponse d'une France silencieuse aux candidats qui s'étaient contentés de distribuer à l'envie les mêmes éléments de langage toujours ressassés depuis 30 ans, élection après élection, sans jamais les appliqués , et à ceux qui sous couvert de renouveau servaient les plats de l'avant-veille ! Le champion des sondages, Alain Juppé, avait théorisé un concept imaginé par son bras droit, un certain Edouard Philippe : "l'identité heureuse" ! Le décalage avec notre propre diagnostic de l'Etat du pays était énorme...

Lors des débats télévisés, François Fillon était, de fait, le plus entraîné … Aux questions les plus perfides des journalistes, il y avait déjà répondu 100 fois au moins depuis 3 ans ! Sa réponse tapait dans le mille à chaque question et à chaque fois il prenait quelques points à ses adversaires.

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, les deux favoris des sondages, s’attaquaient l’un l’autre et ménageaient François Fillon, pensant avoir besoin du report de ses voix au second tour.

"Nous avions un candidat et un programme ! Et quel programme !"

Tous les pans du projet présidentiel avaient été construits en cohérence. François nous avait demandé de « renverser la table », d’innover partout. C’est lui qui avait rendu les derniers arbitrages dans chaque groupe de travail. Le projet agricole était en ligne avec le projet environnemental, le projet économique avec le projet social.

Le génie (au sens ingénierie) du projet présidentiel résidait dans sa cohérence et dans sa gouvernance. Les deux choses qui manquent cruellement aujourd’hui. Et qui plus est, il était prêt à être appliqué à l’été 2017.

  • Allongement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans ;
  • Passage aux 39 heures dans les administrations ;

Ces deux mesures avait comme objectif de donner à l’Etat des marges de manœuvres sans toucher à la fiscalité des ménages, et en donnant du pouvoir d’achat aux fonctionnaires dont les salaires étaient gelés depuis plusieurs mois.

"Donner à l’Etat des marges de manœuvres sans toucher à la fiscalité des ménages."

Le passage aux 39 heures dans la fonction publique (soit 500000 E.T.P) donnait l’exemple pour engager le passage aux 39 heures dans le privé et redonner du pouvoir d’achat aux salariés du privé. Il permettait d’augmenter les effectifs réels de la fonction publique là où les besoins était importants (police, justice, santé ...) et de les réduire là où les effectifs étaient trop important (fonction support, administration, finances ...). François Fillon demandait aux français une contribution "en nature".

"Les capitaux sont à l’économie ce que l’arrosoir est au jardin potager !"

Au lieu d’agir sur le temps de travail et l’âge de départ à la retraite, Emmanuel Macron a préféré l’augmentation de la CSG !

  • La suppression pure et simple de l’Impôt sur la fortune ;
  • La mise en place de la Taxe sur la Valeur Ajoutée Sociale en échange d’une baisse des charges sociales sur les salaires (part salariale & part patronale);

Ces deux mesures à destination des entreprises avaient comme objectif :

  1. de faire revenir les capitaux en France : les capitaux sont à l’économie ce que l’arrosoir est au jardin potager;
  2. d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés et le pouvoir d’achat des entreprises (pouvoir d’embaucher et pourvoir d’investir) bref de redonner du carburant aux 3 moteurs de la croissance ;

La TVA Sociale, en taxant la « valeur ajoutée » plutôt que les salaires, permet de taxer les importations ! Elle permet donc de rétablir la concurrence entre la fabrication nationale et la fabrication importée, on pourrait aussi la nommer TVA Circuits Courts, TVA anti délocalisation, TVA Carbone …

"La France a inventé la TVA mais elle n’ose pas s’en servir !"

C’est une taxe très intelligente, qui contrairement à ce que disent à longueur d’émission les journalistes et politiciens de gauche n’est pas un impôt "payé par les consommateurs" ! Je n’ai jamais vu un consommateur faire un chèque de TVA au fisc, pas plus que je n’ai vu un consommateur faire un chèque de charges sociales, ou d’impôt sur les sociétés. Pourtant, lorsqu’il achète un produit ou un service, il paye tout cela ! Par contre, les artisans, les commerçants, les PME, les agriculteurs, eux, règle à l’Etat la TVA plusieurs fois par an.

La TVA, contrairement à la CSG est payée aussi par tous les touristes qui viennent chaque année en France … L’année dernière ils étaient 90 millions ! La TVA, contrairement à la CSG, est payée sur les produits d’importation … Bref, basculer les charges sociales des salaires vers la valeur ajoutée des entreprises est une grande idée ! Elle n’a pas d’impact sur le prix des productions françaises, et elle augmente le prix des produits importés. Elle permet d’agir sur le déficit de la balance commerciale de la France en favorisant le « made in France ».

Et puis, la TVA, contrairement à de nombreuses idées reçues ne représente pas 20% du prix de vente d’un produit mais 16,67%.

Appelez-la comme vous voulez, la mise en place de la TVA Sociale, TVA Carbone, TVA anti délocalisation, est une réforme de bon sens. Elle doit s’accompagner d’une baisse des charges sur les salaires, à parité entre l’employeur et le salarié, en commençant par les métiers fort employeurs de main d’œuvre : le bâtiment, l’agriculture, la restauration !

François ne souhaitait pas que la baisse des charges s'applique uniquement aux bas salaires comme cela se fait depuis 30 ans. Car l'exonération sur les bas salaires abouti à l'écrasement de l'échelle des salaires ! Or, la France a besoin d'un ascenseur social ! L'objectif du projet n'était pas d'appauvrir les riches mais de permettre à chacun de grandir et d'accéder à l'étage supérieur.

L'application de la TVA sociale revient à faire financer l’augmentation du pouvoir d’achat en France par les produits d’importation ! Le projet de François Fillon ce n'était pas "du sang et des larmes". "Le sang et les larmes" se plaisait-il à répéter à l'envie "c'est le mandat de François Hollande", et aujourd'hui celui d'Emmanuel Macron !

"La TVA Sociale, c’est une arme contre la « loganisation » de l’économie française cher à Louis Schweitzer, Carlos Gohn, et tous leurs disciples !"

François Fillon souhaitait simplifier les allocations de solidarité en les fusionnant (il y en a 11 !) pour plus de lisibilité et pour faire en sorte que les revenus de la solidarité soient toujours inférieurs aux revenus du travail.

Au mois de septembre 2017 François Fillon avait prévu un referendum pour soumettre au peuple Français plusieurs propositions :

  • la fusion des départements et des régions (redimensionnées) et le retour du conseiller territorial ;
  • la diminution du nombre de parlementaires ;
  • l'inscription dans la constitution de l'égalité des régimes sociaux ;

Le projet présidentiel de François Fillon était le plus social des projets présidentiels présentés au peuple de France en 2017 ! Il visait le plein emploi ! Il proposait que la France redevienne leader en Europe et l’Europe leader dans le monde !

"Le projet présidentiel de François Fillon était le plus social des projets présidentiels"

De réunion en réunion François rappelait les chiffres qui n'ont pas changé aujourd'hui : 9 millions de Français qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, 6 millions de chômeurs, 2 millions de jeunes qui ne sont ni dans l'emploi, ni dans la formation !

Imaginez, la richesse produite si l'on réussissait à remettre dans l'emploi (secteur marchand) la majeure partie de ces 6 millions de chômeurs ? C'est l'équivalent d'un PIB compris entre celui de la Finlande (240 milliards d'€uros) et celui de l'Autriche (420 milliards d'€uros). Autant dire que nos problèmes budgétaires seraient derrière nous ! Mais pour cela il fallait donner du grain à moudre à nos TPE, nos PME, nos commerçants, nos artisans, nos agriculteurs !

La gauche attend la croissance comme on attend la pluie, en ce disant que l'augmentation de la croissance créera de l'emploi … Dans les faits c'est le contraire qui se passe, c'est la création d'emploi dans le secteur marchand qui crée la croissance !

Pour atteindre cet objectif il souhaitait revoir de fond en comble la formation professionnelle et faire de l'apprentissage la voie d'excellence de la formation, dans toutes les filières.

Comme le projet de François était le meilleur, le plus anti-système des projets, et soutenu par une majorité de français, le microcosme a brisé l’homme qui le portait !

Au lieu d’élire un candidat expérimenté prêt à réformer le pays pour qu’il se relève, les français on élu le « bout en train » de l’élection présidentielle. Un candidat sans programme au début de la campagne qui a finalement résolu, sous la pression médiatique, d’en éditer un. Un programme « copié collé » en allant piocher des idées ici où là dans le programme des autres, mais sans en comprendre ni les fondements, ni la substantifique moelle …

Quelques propositions ajoutées comme la « suppression de la taxe d’habitation », un impôt créé après la révolution française, sans doute l’un des impôts les mieux compris du peuple de France puisqu’il peut voir chaque année, comme cet impôt est utilisé ! Bien sûr il convenait de réviser les bases pour qu’il soit plus juste et plus équitable. Le travail de fond avait d’ailleurs commencé par la révision des bases des locaux professionnels. Devait suivre la révision des bases des habitations.

La taxe d’habitation est supprimée ! Elle sera soi-disant compensée … La même promesse avait été faite au moment de la suppression de la taxe professionnelle … Ce fut le cas jusqu’à maintenant… Mais le gouvernement d’Emmanuel Macron dans le Projet de Loi de finance 2019 baisse la DCRTP (Dotation de Compensation de la Réforme de la Taxe Professionnelle) ! Il ne tient donc pas la promesse faite par ses prédécesseurs, et voudrait que l’on croie la promesse qu’il nous fait ! Les élus locaux ont de quoi être inquiets

Le fond du problème n’est pas là ! Le fond du problème est que si l’on promet une baisse de la fiscalité, il faut la financer par des économies ! Or, Emmanuel Macron n’a produit, depuis qu’il est Président, aucune économie : baisser les APL, baisser les dotations au communes, supprimer l’APL pour l’accession à la propriété, … ce ne sont pas des économies. C’est moins de redistribution et donc une ponction dans le pouvoir d’achat des français !

Les économies que l’on attend dans le budget de l’Etat sont de 3 types : la baisse du nombre de fonctionnaires, une baisse des coûts non-salariaux par une réforme de l’achat public, c’est une optimisation des investissements ! Rien de tout cela n’a été engagé !

"Dans notre projet présidentiel nous souhaitions nous attaquer à la bureaucratie, aux normes, à cette administration qui n’est pas au service direct du public, mais au service de l’administration."

Lorsqu’on parle de la baisse du nombre de fonctionnaire, la question arrive immédiatement : combien de policier, combien d’infirmières, combien de juges, combien d’instituteurs … ? Et là c’est un blanc … Dans notre projet présidentiel nous souhaitions nous attaquer à la bureaucratie, aux normes, à cette administration qui n’est pas au service direct du public, mais au service de l’administration. Ces effectifs qui grossissent chaque jour un peu plus et occupent des immeubles toujours plus grands, pendant que les petites succursales de l’administration ferment dans nos campagnes, dans les banlieues, des les périphéries des villes …

Ainsi, le Ministre des comptes publics au lieu de demander aux autres de faire des économies, devrait commencer par en faire chez lui !

Quelques exemples :

  • Les droits de mutations (DMTO) sont encaissés par les notaires au moment de la signature des actes. Les notaires les versent à l’Etat (Bercy) qui les répartit entre les départements et les grosses agglomérations, puis les départements reversent leur part, une fois par an, aux petites agglomérations ; Les notaires peuvent verser directement les droits de mutation aux communes et aux départements ; pour eux, le travail est le même. Cela améliorera la trésorerie des collectivités, simplifiera le processus de règlement et permettra de libérer quelques milliers de fonctionnaires du Ministère des Finances Publiques ;
  • Les Maires, les Présidents de Communauté des communes, les Présidents de Conseils Départementaux, des Régions, sont obligés de déposés leur trésorerie auprès du Ministère des Finances. Ils ne disposent pas de moyens de paiement (Chèque, carte bleue, virement), ils signent les mandats ! Ces mandats sont transmis au Trésor qui mandate les sommes dues … En France, plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires travaillent sur ce processus de paiement. Laissons les collectivités déposer leurs avoir dans les banques, donnons leur le droit de payer leurs factures ! Ce sont des dizaines de milliers d’emplois libérés !

Les exemples comme ceux là sont pléthore dans toutes les administrations ! Faire des économies de structure dans le fonctionnement de l’Etat et des collectivités permettra de retrouver des marges de manœuvre pour ensuite baisser le déficit de l’Etat, qui, contrairement au discours ambiant, n’est pas de 3%, mais de 25% ! Voilà bien une idée saugrenue, que de comparer le déficit de l’Etat à la richesse nationale ! J’ai testé l’idée auprès de ma banque, elle n’a pas été très réceptive !

Si l’on veut commencer à rembourser la dette encore faut-il avoir un « objectif d’excédent » plutôt qu’un « objectif de déficit », comme nous le serine nos dirigeants depuis trop longtemps !

"Emmanuel Macron, depuis son élection, a donc fait l’exact contraire de ce que souhaitait faire François Fillon." Il a poursuivi la politique de François Hollande qu’il avait lui-même inspiré.

Souvenez-vous que François Fillon assumait de ne pas rentrer dans les critères de Maastricht la première année. Il assumait un déficit en dehors de clous « pour ne pas briser la croissance ». Par contre la trajectoire devait nous mener à un équilibre budgétaire à la fin du mandat.

Emmanuel Macron a voulu, lui, satisfaire les critères de Maastricht dès la 1ère année, tout en supprimant des impôts (TH, ISF). Comme il n’avait produit aucune économie de structure, qu’il a refusé d’agir sur le temps de travail et l’âge de départ à la retraite, la seule alternative qui lui restait, était de ponctionner les français pour financer tout cela : augmentation de la CSG, augmentation des Taxes (tabac, pétrole …), recettes des radars (80 km/h), baisse de la redistribution (APL, pensions, …) = Gilets Jaunes !

"Mais le plus détestable dans tout cela, est d’avoir voulu faire porter le chapeau à l’écologie !"

Ironie du sort, Emmanuel Macron est sur le sujet de l’écologie, comme sur les autres sujets, dans le Ministère de la Parole ! La politique du gouvernement est très pauvre en matière d'économies sur les consommations énergétiques, notamment dans l'habitat. Dommage car la facture énergétique pèse lourd dans le budget des ménages et agir dans ce domaine a un double effet : libérer du pouvoir d’achat aux ménages et protéger la planète !

La politique du gouvernement est très pauvre sur le sujet de la production de chaleur. Elle néglige totalement la production de biomasse qui génère pourtant des emplois localement. Elle ignore le rôle que pourrait jouer l'agriculture et la forêt :

  • production d'agro carburants, de bois-énergie, de méthane ;
  • stockage de CO2 dans les sols (projet 4/1000) et dans la construction ;
  • biodiversité, agriculture de conservation …

La politique du gouvernement n'appelle pas la recherche pourtant porteuse d'avenir et d'espoir, comme si l'écologie était le retour en arrière ! Pourtant il suffit de voir comment vivent nos enfants pour comprendre que le monde de demain ne ressemblera pas au monde de nos grands parents.

La "fiscalité écologique" mise en place par le gouvernement n'est est pas une. Dans une démarche de "fiscalité écologique" les taxes augmentent sur les énergies fossiles mais, dans le même temps, elles diminuent sur les énergies décarbonées. Or, le gouvernement, s'il a augmenté les taxes sur le carburant, n'a pas diminué les taxes, ni sur l'électricité, sur les agrocarburant, ni sur la biomasse …

Les taxes augmentent partout sous prétexte d'écologie ! Les Français ne sont pas dupes ! D'où la révolte des gilets jaunes.

Le projet d'ECOTAXE construit par le gouvernement Fillon avait pour but de taxer les Transports Internationaux qui traversent la France sans jamais contribuer à l'entretien des routes. Ils font le plein de carburant en Belgique ou en Espagne et traverse la France par les routes nationales sans péage. Dans le projet initial, l'ECOTAXE devait être accompagnée d'une baisse des charges dans les entreprises de transport Française afin qu'elles soient gagnantes. Ségolène ROYAL a conservé l'ECOTAXE mais à supprimer la baisse des charges dans les entreprises française, … d'où la révolte des bonnets rouges …

Le "développement durable" comporte trois piliers : la préservation de l'environnement, le développement économique et le lien social. Le gouvernement ne traite pas du sujet dans son ensemble ! Préserver l'environnement est une fonction contrainte, tandis que le développement économique et le lien social sont des fonctions principales. Les 3 sont essentielles mais traiter l'une sans traiter les autres est dangereux ! Traiter les 3 ensembles, c’était le projet présidentiel de François Fillon !

En s'intéressant à la seule écologie et en la regardant le sujet par le petit bout de la lorgnette, en mélangeant tous les sujets (biodiversité, climat, pollution, …) sans discernement, en omettant de partir d'un diagnostic clair et partagé, en culpabilisant les acteurs au lieu des les valoriser, en laissant de côté les études scientifiques qui doivent servir de guide à l'action politique, en manipulant l'opinion avec des études peu fiables et peu sérieuses, des mensonges même, en tournant le dos aux élus locaux, le gouvernement entraîne tout le monde sur un terrain mouvant qui aboutit aujourd'hui à la révolte des Gilets Jaunes.

Alors, oui, je le dis ici, pour avoir participé pendant 4 ans, sur le terrain, à la campagne de François Fillon, son projet répondait aux questions que posent aujourd’hui les gilets jaunes.

"François Fillon parlait moins que le Président Emmanuel Macron, mais il écoutait beaucoup plus !"

Mes amis me disent que je suis dans la nostalgie ! Non ! Je ne suis pas nostalgique. Je regrette simplement qu’avec le travail que nous avons fourni, le projet que nous avons construit, l’un d’entre-nous ne soit pas aujourd’hui en pôle position, prêt à prendre le pouvoir le jour où il nous reviendra l’insigne honneur de l’exercer.