Nous sommes nombreux ici aujourd’hui à pouvoir dire « Patrick Barrière était mon ami ».

Il avait des convictions politiques bien ancrées. Elles venaient de loin ses convictions, elles s’inscrivaient dans l’histoire de sa famille. Sa vie était un engagement au service de l’autre. Patrick n’était pas de ceux qui commentaient sans agir. Il avait des amis partout, à droite comme à gauche. Il aimait le débat politique, il se souciait de son pays.

Il avait dans le regard cette flamme de la sincérité qui, lorsqu’on la regarde, met en confiance et invite à l’échange et au dialogue.

Patrick n’aimait pas la lumière, c’était un homme de l'ombre. Nous avions préparé ensemble les élections municipales de 2008. De longues soirées tous les deux avant nos réunions pour constituer la liste et préparer le programme. Il était les yeux et les oreilles de Sauveterre-de-Guyenne.

Il a été adjoint aux affaires sociales, aux associations et au sport de 2008 à 2014.

Lorsque je lui ai proposé d’être adjoint aux affaires sociales, Patrick m’a regardé et m’a dit : « Tu crois que j’ai les compétences ? ». Bien sûr qu’il avait les compétences et son mandat fut une réussite ! Il veillait sur le bon fonctionnement de la résidence de Pringis, sur le bien-être des résidents, la qualité des repas et le fonctionnement des restaurants scolaires. Il représentait la commune au conseil d’Administration du Collège de Sauveterre qui portait le nom de son grand-père, Robert Barrière. En 2014, à cause de sa maladie, Patrick avec beaucoup de regrets, pour lui, et pour nous tous, a fait le choix de se mettre en réserve. Mais il était sur la liste. Il a accompagné Sylvie lorsqu’elle lui a succédé.

Patrick était entièrement dévoué.

Patrick était passionné par la vie associative et par la vie de la cité, comme son père Jacques avant lui, son Oncle Jean, et son grand Père Robert. Il était passionné de sport et notamment de football et de billard français.

Samedi, nous étions ensemble pour fêter ses 57 ans. Avec Jean-Bernard et Christine, Gilles et Sophie, avec ses enfants. Lorsque je suis arrivé dans sa maison de Daubèze, Patrick m’a dit : « Yves, ça me fait plaisir de te voir. Tu sais, je crois que c’est la dernière fois que je fête mon anniversaire. »

Je suis tellement heureux d’avoir pu passer ce long moment avec toi Patrick.

Patrick est parti au ciel rejoindre sa jeune épouse Nelly partie avant lui. Je crois que Nelly ne l’a jamais quitté pendant toutes ces années. Elle a toujours été dans ses pensées, du matin en se levant, au soir en se couchant. Du ciel, elle l’a aidé à surmonté toutes ces épreuves avec l’aide ici-bas de ses parents et de sa famille. Ils ont entouré de leur amour Charlotte, Alexis et Valentin, dont Patrick était tellement fier !

Repose en paix Patrick avec ta chère Nelly.

Ta vie a été grande et belle, au service des autres et du bien commun. Tu resteras pour chacun de nous un exemple de don de soi, d'abnégation et de courage. Un exemple à suivre. Tu restes dans nos cœurs.

Cher Patrick, le conseil municipal et les agents de Sauveterre-de-Guyenne, le Maire et le conseil municipal de Daubèze, se joignent à moi pour présenter à ta maman, à ta belle-famille, à Charlotte, Valentin et Alexis, tes enfants, nos très sincères condoléances.

Et à vous tous qui êtes là, avec l’autorisation de Monsieur le Curé, je vous demande d’applaudir Patrick qui ce matin part se reposer dans sa dernière demeure.