Bonjour à tous,

Bienvenue à Saint Martin du Puy, ravissante petite commune de l’entre deux mers où 200 habitants profitent de 950 Ha de nature où il fait bon vivre au grand air entre ses 500 ha de vignes, 450 ses hectares de bois et de prairies.

Et cela fait bien longtemps que ça dure puisque notre village date du 14èm siècle.

Monsieur Gaye m’a confié la responsabilité de vous parler l’histoire de notre commune de Saint Martin du Puy et de présenter les particularités.

Un récit que je tiens moi-même des anciens, de ma propre expérience, mais aussi des informations que j’ai pu glaner sur différentes sources y compris internet.

Le nom de la commune d’origine gascon date 1339 à l’époque Santus martinus de-lo-pot, Sent Martin deu Potz3 en gascon littéralement Saint-Martin-du-Puy.

À la Révolution, la paroisse Saint-Martin-du-Puy forme la commune de Saint-Martin-du-Puy.

Soi-disant que durant la révolution, il s’agit de rompre avec le passé. On veut du changement. Et, en bons politiques, les révolutionnaires arrangent la réalité, la colline devient Montagne.

Saint Martin du Puy est rebaptisé Saint Martin La Montagne.

Il faut savoir qu’à Saint Martin du Puy nous avons quelques trésors, pépites de patrimoine ou don de la nature. Le premier de ses trésors est l’église.

C’est à côté d’elle que s’est développé le bourg qui a l’origine n’était pas situé à cet endroit mais au lieu-dit La Grugère. A l’origine, le site religieux, le presbytère et le cimetière se trouvaient en haut de la colline.

Sauf que , quelque temps plus tard, le seigneur du château de maison Noble fait don de la chapelle du Château. Elle devient église, plantée sur une falaise rocheuse, ornée de magnifiques peintures baroques et agrémentée d’un porche au 18ème.

C’est autour d’elle que se construit la vie du village et n’en déplaise au révolutionnaire, le bourg n’est plus en haut de la montagne mais au lieu-dit le bourg près de la mairie, de l’école et de l’actuel cimetière.

Je pourrais même dire au centre de tous les commerces puisqu’au sommet de sa gloire Saint Martin du Puy comptait une gare, une école, une poste, une régie et son bureau de tabac une épicerie quincaillerie et un hôtel ?

Mais revenons à ses trésors. Je vous ai donc dit que Saint Martin du Puy disposait d’une église hors du commun. C’est vrai. Mais ce n’est pas tout. Au bas de cette église, coule une source. Mais pas n’importe quelle source. Une source qui coule 365 jours par an dont le débit ne varie jamais quel que soit le temps.

Une source fraîche et limpide qui a désaltéré des générations d’écoliers, n’en déplaise aux rabats joies qui insinueraient qu’elle passe sous le cimetière.

Une source d’une impeccable clarté , capable de soigner les yeux.

Cette source est la source Saint Clair, qui a donné son nom à l’église, église Saint Clair.

Cet ensemble est notre premier trésor, avis aux curieux pour le visiter. Mais il n’est pas le seul.

Je vous ai déjà parlé du château Maison Noble, mais revenons à son seigneur, vous vous rappelez, celui qui a donné sa chapelle qui est devenue notre église. Ce personnage charismatique souhaitait rester à l’écoute de son peuple. Sauf qu’au 16 è siècle, il n’était pas encore question de Facebook, de cahiers de doléances et de gilets jaunes. Ce personnage charismatique a donc décidé de s’assoir au pied de son chêne pour recevoir les doléances des plus démunis. L’histoire ne dit pas si les plaintes ont été entendues, encore moins si la situation de ces malheureux s’est améliorée. Par contre, le phénomène fut suffisamment original pour laisser une trace dans l’histoire. Et, plus de 500 ans plus tard, le chêne est toujours vivant, témoin de ces douleurs passées et portant à jamais le nom de chêne des pauvres.

Pas loin de là se situe un autre site exceptionnel, qui lui aussi tient son nom d’une histoire peu ordinaire. Comme vous le savez les vins de l’Entre-deux-Mers sont exceptionnels. Quand la famille Laguens, propriétaire dans les années 50 a commencé à faire de l’ombre au célèbre château médocains du même nom , une bataille juridique a commencé. Qui de Latour dans le médoc ou de Saint Martin du Puy pouvait revendiquer l’antériorité du nom ? Pot de terre contre pot de fer, les dés étaient lancés. Sauf que manque de chance, le château Latour, qui tient son nom de ses propriétaires, les demoiselles Latour a pu justifier de son histoire et bien garder son nom. Il s’est simplement vu apposer le nom du nouveau propriétaire, Monsieur Laguens, pour prendre la dénomination Latour-Laguens.

Et comme Saint Martin du Puy peut faire valoir son ouverture internationale, ce château appartient désormais à des chinois quand maison noble est détenu par des Ukrainiens. Saint Martin du Puy a pris une dimension internationale, nous sommes entrés dans la mondialisation.

Ce qui ne nous empêche pas de rester simple et de prendre soin des coins les plus reculés de notre territoire. C’est le cas pour les deux grottes naturelles que sont la grotte du trou noir et celle du grand pont.

La grotte du trou-noir est aujourd’hui dans un périmètre Natura 2000 son entrée est protégée par une clôture parce qu’elle abrite une espèce de chauve sourie rare grand Murin et Petit murin. Ces oiseaux s’abritent dans la grotte le jour durant l’été et y hivernent de novembre à février elles se reproduisent au printemps . Elles vivent uniquement sur des territoires de pâturage vallonné notamment la vallée du trou noir et du Ségur et se nourrissent d’insectes qui se développent autour des bovins vaches moutons.

La grotte du grand pont moins connu du public mais très connu des amateurs spéléos

Pendant les vacances scolaires des groupes d’enfants encadré par des moniteurs la traversent il arrive aussi que des pompiers y viennent faire des exercices de formation secouriste Saint Martin avait une gare sur la ligne de chemin de fer Bordeaux Eymet.

Il y avait des trains de Voyageur en direction de bordeaux ou d’Eymet

Des trains de marchandise : une forte activité à la gare de marchandise entre les deux guerres à l’époque le transport de vin ce faisait en barriques et de nombreux viticulteurs notamment la région de Cazaugitat, Soussac amenait leurs barriques et les embarquaient sur des wagons de marchandises en direction de Bordeaux . De là le vin est acheminé dans toute l’Europe, notamment vers l’Angleterre « qui ne parlait pas encore de Brexit mais était un excellent client ».

Le train amenait aussi le courrier

De ce fait il y avait une poste à Saint Martin du Puy , très active, avec un facteur receveur, le courrier y était trié et redistribuait aux commune voisines Castelmoron, Caumont, Cazaugitat, Rimons.

Dans le bureau de poste il y avait une cabine téléphonique ou le public pouvait y téléphoner, envoyer un télégramme.

Et aussi à Saint Martin les trains à vapeur faisaient le plein d’eau ;

Il y avait une réserve d’eau « un château d’eau que vous pouvez apercevoir alimenté par une station de pompage qui était située au confluent des ruisseaux du Ségur et de l’Esclop à environ 1 km de la gare l’eau était dévier vers un bassin de rétention un très bel ouvrage en pierre, aujourd’hui délabré , qui avait était créé spécifiquement pour récupérer et puiser l’eau . l’eau était pompée et amenée par une énorme canalisation en fonte de plus d’un km le long jusqu’au château d’eau situé ici à côté de la gare

Félicitation au conseil municipal qui a fait restaurer le château d’eau.

L’activité de la voie ferrée à durée environ 52 ans de 1900 à 1952

Vers 1955 l’emprise de la voie ferrée les bâtiments , gares, maison des gardes barrières mais également tout ce qui était métallique, les rails les ponts en fer et les canalisations en fonte ont été démantibulé et vendu La commune a acheté la gare pour en faire L’école communale de 1961 à 1992, l’emprise de la voie ferré autour de la gare ou sont installé aujourd’hui les terrains tennis, de pétanque, et divers jeu pour enfants.

En 1992 l’école a fermé. Et en 1995 le conseil municipal a choisis d’en faire une salle des fêtes qui a était inaugurée en juin 1998.

Pour autant, l’activité principale de la commune est la vigne qui représente 500 ha aujourd’hui. Elle a petit à petit pris le pas sur toutes les autres productions.

Au début du siècle les agriculteurs cultivent du blé du maïs, de l’orge, élèvent des animaux les belles propriétés font 5 à 10 hectares, ils ne parlent pas de vigne en surface mais de nombre de pieds. Ils disent j’ai 10 000, 15000 pieds c’est du vin qu’ils tirent leur revenu financier. Quand les tracteurs arrivent, les animaux de traits sont remplacés par des vaches laitières et pendant quelques années les exploitations ont deux sources de revenu le lait et le vin. Il se crée même un syndicat laitier « le Syndicat laitier de saint Martin du Puy » dont le président fondateur est Monsieur Bouet. Mais les élevages arrêtent progressivement leur activité. Ils se comptent désormais sur les doigts de la main. Il faut noter parmi eux, un éleveur de chèvre et fabricant de fromage qui s’est installé il y a quelques années.

A partir des années 70 la culture de la vigne s’est énormément développée et est devenue au fil du temps la principale ressource des exploitants.

On élabore sur nos terroirs argilo limoneux de très bons vins blancs secs mais également des rosés, des rouges, des crémants qui, au même titre que tout le patrimoine dont je viens de vous parler, font la fierté de notre commune.

Je vous invite donc à aller faire un tour dans Saint Martin du Puy, à aller visiter l’église, le bourg, les grottes, à vous arrêter un instant à l’ombre du chêne des pauvres, à profiter de nos paysages vallonnés de carte postale et puis bien sûr à trinquer avec les Saint Martinois, au crémant de Bordeaux bien sûr !

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