• Elaborer des axes d’investissements sur quelques grands critères de développement bénéficiant directement ou indirectement aux villes moyennes, dans trois domaines prioritaires : le logement, les mobilités, l’accès aux équipements publics.
  • Coordonner ces axes d’investissement au sein de « circuits-cours de financement » locaux ou régionaux. C’est une condition essentielle pour mobiliser l’épargne des Français et renforcer la prospérité des bassins de vie auxquels ils s’identifient. Cela pourrait prendre différentes formes : l’amplification du dispositif Actions-cœur de ville afin d’accélérer la réhabilitation de logements en cofinancement avec les acteurs privés ; la création de foncières régionales ; le lancement de véhicules obligataires autour des principaux enjeux territoriaux à effets directs sur le renforcement des villes moyennes (développement économique, travail à distance, mobilités, santé etc.)
  • Ces circuits-courts, qui appellent une forte ingénierie financière des collectivités locales, supposent qu’elles retrouvent une fiscalité dynamique. Dans la résolution sénatoriale « Pour une nouvelle ère de décentralisation » les Sénateurs préconisent à juste titre un ratio d’autonomie fiscale pour les collectivités locales.
  • Stimuler l’effet multiplicateur en développant des aides à l’investissement privé pour les particuliers, les entrepreneurs, les artisans et les commerçants afin qu’ils puissent profiter ou accompagner cette dynamique de relocalisation par des initiatives personnelles ou des projets professionnels.

Une relance durable passera obligatoirement par un entrelacs entre les investissements publics et privés. Pour autant que le territoire - « là où les gens vivent » - soit le point de départ d’une stratégie d’investissements.

Une reterritorialisation des économies régionales et une politique d’investissement autour des villes moyennes supposent de renforcer les marges de manœuvre financière des régions autour de quelques composantes stratégiques :

  • Une population de 3 à 5 millions d’actifs et de 1,5 à 2,5 millions d’emplois dans le secteur marchand
  • Au moins 500 milliards € de patrimoine financier et 20 à 30 milliards € de création d’épargne annuelle
  • Un pôle financier composé d’intermédiaires, de compétences autonomes d’ingénierie financière et de décision ; d’un marché financier susceptible d’assurer aux investisseurs et épargnants un bon niveau de liquidité
  • Une capacité d’émission obligataire pour les collectivités de 300 à 500 millions € par opération.

« Il parait plus qu’opportun de financer la relance à la fois via la consommation, qui représente 60% du PIB et par la commande publique locale qui favoriserait l’activité de nos PME et de nos industries locales » Luc Carvounas

« Le fléchage de l’épargne logement vers l’investissement dans l’économie locale mérite aussi d’être étudié. Cela représente 300 Mds d’EUR disponible (…) C’est un moyen de mobiliser l’épargne des Français, de faire bénéficier le client qui investirait via des véhicules à partir de son plan d’épargne logement disponible, de la prime d’Etat sans réalisation de prêt » Jean-Yves Carillet

« La clé de voute est le Glocal (Global + Local) : unir au niveau du territoire, ses forces, ses idées, et penser ‘ouverture internationale’ » Benoît Ranini

« Il n’y aura pas d’investissements privés dans les villes moyennes, ni de la part des particuliers, ni de la part des entrepreneurs, tant que leur avenir ne sera pas sanctuarisé dans le cadre d’une ambition nationale pérenne et visionnaire » Jean-Christophe Fromantin

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