pêche

On ne relance pas le moteur de la croissance en taxant son carburant

Ceux qui nous dirigent n’ont décidément rien compris !

La croissance française est presque à l’arrêt. Les ménages comptent. Les entreprises hésitent. L’investissement ralentit. Les artisans regardent le prix du gazole avant de prendre la route. Les agriculteurs celui du GNR avant d’entrer dans leurs champs. Les transporteurs font leurs comptes à chaque plein. Les pêcheurs restent à quai. L’immobilier est en crise. On ne construit plus.

Et devant cette économie qui s’essouffle, que cherche-t-on encore ? De nouvelles taxes !

Il y a quelque chose de vertigineux dans cette obstination française à vouloir soigner par l’impôt les maux que l’impôt contribue à aggraver.

L’Insee ne prévoit désormais plus que 0,4 % de croissance en France en 2026.[1] La Banque … Lire la suite

L’écologie des liens · Réconcilier le citoyen, la nature et le territoire [Institut Thomas More]

Marc Le Chevallier, chercheur à la London School of Economics (LSE) et à University College London (UCL)

Un fossé entre l’action citoyenne et le mouvement écologique

Les épisodes de canicule et les terribles incendies de cet été ont brutalement rappelé à tous l’urgence écologique. Mais ils ont aussi révélé une autre réalité, porteuse d’espoir. Les agriculteurs, les pompiers et les habitants nous ont montré que face à la crise, les premiers à répondre présents furent les Français eux-mêmes. Ce sursaut contraste pourtant avec leur défiance à l’égard du mouvement écologiste. Près de neuf d’entre eux sur dix jugent le mouvement écologiste déconnecté des réalités du terrain. Ce rapport part donc d’un paradoxe : les Français sont aujourd’hui prêts à s’engager pour l’écologie … Lire la suite

France maritime : pourquoi importons-nous 80 % de notre poisson ?

Photo Ouest-France (c)

Il est des paradoxes qui ne relèvent plus de l’erreur, mais du choix.

La France possède le deuxième espace maritime du monde, avec plus de 10,2 millions de km² de zone économique exclusive selon le Secrétariat d’État chargé de la mer.1 Une puissance maritime, donc. Et pourtant, la France demeure fortement dépendante des importations pour nourrir ses propres consommateurs : FranceAgriMer estime le taux d’auto-approvisionnement des produits de la pêche et de l’aquaculture à 22 % en 2023, tandis qu’une publication plus récente sur la souveraineté alimentaire évalue pour les poissons un taux d’auto-approvisionnement moyen de 24 % sur 2022-2024, soit une dépendance aux importations de l’ordre de 76 %.2

Ce chiffre n’est pas … Lire la suite

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