Billets d’humeur, coups de gueule, humour, divers…

Présidentielle : organisons le quart de finale !

Hervé Morin vient de lancer une pétition pour demander l’organisation d’une grande primaire de la droite et du centre. Je la soutiens et j’invite tous ceux qui veulent éviter une nouvelle dispersion de nos forces à la soutenir.

Non parce que la primaire serait une fin en soi. Non parce que je serais indécis sur le candidat que je souhaite voir gagner : je soutiens David Lisnard.

Mais parce qu’avant la demi-finale que constitue le premier tour de l’élection présidentielle, il faut organiser le quart de finale.

Voilà, au fond, à quoi doit servir cette primaire.

Aujourd’hui, plusieurs candidats issus de la droite et du centre envisagent de se présenter à l’élection présidentielle. Chacun a sa personnalité, son parcours, ses … Lire la suite

[TRIBUNE] Yves d’Amécourt : « J’ai écouté François Fillon. Le temps est venu de l’entendre »

TRIBUNE. Proche de François Fillon depuis plus de quarante ans et engagé auprès de lui dans la campagne présidentielle de 2017, Yves d’Amécourt a écouté les deux heures d’entretien accordées par l’ancien Premier ministre à Guillaume Pley. Au-delà des blessures et des interrogations que cette campagne continue de susciter, il y voit surtout l’occasion de regarder, neuf ans après, ce que la France a fait — ou n’a pas fait — des réformes que François Fillon jugeait alors indispensables. À l’approche de 2027, Yves d’Amécourt en est convaincu : l’Histoire ne se réécrit pas, mais il serait imprudent de ne pas en tirer les leçons.


Par Yves d’Amécourt
Publié le 7 septembre 2026 à 21h00 dans Valeurs Actuelles

J’ai écouté … Lire la suite

Je suis de la génération Bouvard

Il y a des voix qui appartiennent à notre vie sans que nous nous en rendions compte. Elles étaient là dans l’enfance, dans les vacances, dans les trajets en voiture, dans les soirées en famille. Elles ont accompagné le temps qui passe avec une telle fidélité qu’on finit par les croire éternelles. Philippe Bouvard était de celles-là.

Je suis de la génération Bouvard.

J’ai été élevé avec Les Grosses Têtes. Nous les écoutions dans la voiture lorsque nous voyagions. Il suffisait d’allumer RTL pour retrouver cette bande improbable où les chansonniers rencontraient les académiciens, les comédiens les romanciers, les chroniqueurs les navigateurs.

Il y avait Jean Yanne, Jacques Martin, Sim, Jean-Claude Brialy, Philippe Castelli, Carlos, Claude Sarraute… Il y … Lire la suite

Antoine, ou la fidélité

Commémoration du 70ᵉ anniversaire du rappel à Dieu du lieutenant Antoine de Ponton d’Amécourt

Avoise – Vendredi 7 août 2026 – Yves d’Amécourt

Monsieur le Maire, cher Antoine,

Monsieur le Président de l’Union Nationale des Combattants, cher Alain,

Monsieur le Président de la FNACA,

Mon Colonel, Major,

Mesdames et Messieurs les élus,

Chers porte-drapeaux,

Chers anciens combattants,

Mesdames, Messieurs,

Chers membres de notre famille,

Il est des jours où l’on prend la parole. Et il en est d’autres où l’on préfère écouter. Aujourd’hui, je voudrais d’abord écouter. Écouter des voix qui nous viennent de loin. Des voix vieilles de soixante-dix ans. Les voix de ceux qui ont connu notre Oncle Antoine. Les voix de ceux qui ont marché à ses … Lire la suite

Les flammes ne lisent pas le Code de l’environnement ; elles se nourrissent de nos renoncements.

Publié dans LA REVUE PARLEMENTAIRE / Enjeux et débats.

Par Yves d’Amécourt, viticulteur et sylviculteur, ancien élu local de Gironde*

“Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires”. La formule de Montesquieu résonne aujourd’hui avec une singulière actualité. Chaque été, lorsque les colonnes de fumée obscurcissent le ciel du Médoc, du Var, de la Corse ou de l’Anjou, lorsque les Canadair sillonnent le ciel et que les sapeurs-pompiers accomplissent des prodiges pour sauver des villages entiers, la France redécouvre sa vulnérabilité. Les habitants sont évacués, les hectares détruits se comptent par milliers, les ministres promettent de « tirer toutes les leçons » de la catastrophe. Puis vient l’automne, les commissions remettent leurs rapports, l’hiver apaise les inquiétudes, et l’été suivant la forêt … Lire la suite

Quand la forêt brûle, c’est l’État qui se consume [La Nouvelle Revue Politique]

Article publié par la Nouvelle Revue Politique le 27 huillet 2026

Chaque été désormais, les mêmes images reviennent. Les colonnes de fumée obscurcissent le ciel du Médoc, du Var, de la Corse ou de l’Anjou. Les Canadair tracent leurs sillons au-dessus des flammes. Les pompiers accomplissent des prodiges. Les habitants sont évacués. Les chaînes d’information diffusent les mêmes cartes, les mêmes commentaires, les mêmes promesses gouvernementales. Puis vient l’automne. Les commissions d’enquête remettent leurs rapports. Les ministres annoncent qu’ils tireront « toutes les leçons » de la catastrophe. Et l’été suivant, la forêt brûle de nouveau.

Nous croyons assister à une succession de catastrophes naturelles. Nous nous trompons.

Les grands incendies que connaît aujourd’hui la France révèlent moins une crise … Lire la suite

La forêt brûle. L’État réglemente [Boulevard Voltaire]

Le gouvernement promet de « tirer toutes les leçons » des incendies. Pourtant, les leçons sont connues depuis longtemps. Article publié sur le site BOULEVARD VOLTAIRE le 27 juillet 2026

Chaque été, la France découvre qu’elle brûle. Les Canadair sillonnent le ciel du Médoc, du Var ou de la Corse. Les pompiers accomplissent des miracles. Les habitants fuient. Les hectares partent en fumée. Et, comme chaque été, le gouvernement promet de « tirer toutes les leçons » des incendies. Pourtant, les leçons sont connues depuis longtemps.

Après les gigantesques feux de Gironde de 2022, les forestiers, les élus, les pompiers, les sénateurs1 ont dressé le même diagnostic : davantage de prévention, davantage de pistes DFCI, davantage de réserves d’eau, … Lire la suite

Le dernier 14 Juillet d’Emmanuel Macron. Enfin !

Il y a des symboles qui valent davantage que de longs discours.

Ce 14 juillet 2026 est, sauf événement imprévu, le dernier d’Emmanuel Macron en tant que président de la République. Dans quelques mois, les Français choisiront celui ou celle qui lui succédera.

Et je dois l’avouer : cette perspective m’inspire moins de nostalgie que de soulagement.

Enfin. Enfin parce que dix ans, c’est long.

Dix années durant lesquelles beaucoup de Français ont eu le sentiment que le pouvoir politique s’effaçait peu à peu derrière une technocratie devenue omniprésente. Les ministres se succédaient comme les candidats de « Tournez manège ». Les Premiers ministres défilaient. Les doctrines changeaient. Les discours se contredisaient. Les majorités se recomposaient. À force, on ne … Lire la suite

David Lisnard ou le refus des faux choix

Il y a des entretiens qui ressemblent à une succession de réponses. Et puis il y a ceux qui révèlent une manière de penser. Celui que David Lisnard vient d’accorder à Technikart appartient à cette seconde catégorie.

À première vue, les sujets s’enchaînent sans rapport : le Festival de Cannes, la culture, l’école, l’industrie, l’immigration, la sécurité, les drogues… En réalité, il n’est question que d’une seule chose : comment gouverner une société devenue infiniment complexe.

La première qualité que lui prête le journaliste est d’ailleurs révélatrice. Il écrit que, chez David Lisnard, « le réel précède le phrasé ». Puis il ajoute qu’il est de ceux « qui administrent avant de pérorer » et « qui préfèrent les preuves Lire la suite

Le rapport de l’Institut Thomas More : une aide au choix du prochain président de la République

Le plus grand enseignement de ce rapport est peut-être celui-ci : si cinquante décisions ont contribué au déclassement de la France, c’est que cinquante autres décisions peuvent engager son redressement. La démocratie n’est donc pas impuissante ; elle nous confie, à chaque élection, une part du destin national.

À moins d’un an de l’élection présidentielle, chacun s’interroge. Les candidats se déclarent, les sondages se succèdent, les promesses s’accumulent. Beaucoup de Français, pourtant, doutent encore. Ils ont parfois le sentiment que rien ne change vraiment, que les alternances se ressemblent, que leur bulletin de vote ne pèse plus sur le cours des choses.

C’est précisément pour cette raison que je recommande la lecture du dernier rapport de l’Institut Thomas More : … Lire la suite

Le temps des projets

Il est des élections où les Français choisissent une majorité. Et puis il est des élections où ils choisissent une direction. Je crois que l’élection présidentielle de 2027 appartient à cette seconde catégorie.

Depuis près d’un demi-siècle, notre pays alterne les majorités sans jamais vraiment changer de cap. Les gouvernements passent, les ministres se succèdent, les lois s’empilent, les administrations se multiplient. Chaque alternance promet un nouveau départ ; chacune ajoute finalement une couche supplémentaire à un édifice devenu si complexe que plus personne n’en possède véritablement le plan.

La France ressemble parfois à ces grandes demeures familiales que chaque génération a voulu améliorer. Ici, on a ouvert une porte. Là, on a ajouté une aile. Plus loin, on a … Lire la suite

Traverser la brèche

La grandeur d’une civilisation ne se mesure pas à la puissance qu’elle exerce sur la mort, mais à la fidélité avec laquelle elle demeure aux côtés de la vie, jusqu’à son dernier souffle.

Il est des débats politiques qui ne portent pas d’abord sur une loi, mais sur l’idée que nous nous faisons de l’homme. Le débat sur la fin de vie est de ceux-là.

Depuis le vote de l’Assemblée nationale ouvrant un droit à l’aide à mourir, je pense à une phrase de Xavier Bichat : « La vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort. » ¹

Cette définition est magnifique. Elle dit davantage qu’une vérité biologique. Vivre, ce n’est pas seulement respirer. C’est résister. Résister … Lire la suite

« La terre, premier capital de la nation » [La nouvelle revue politique]

Il est des mots que notre époque prononce avec gêne : propriété, capital, transmission. Comme s’ils étaient devenus suspects. Pourtant, en 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen place la propriété au cœur des droits naturels et imprescriptibles, aux côtés de la liberté, de la sûreté et de la résistance à l’oppression¹. Ce n’est pas un détail d’histoire. C’est une architecture politique. Sans propriété protégée, la liberté devient dépendance. Sans capital, l’économie devient fragile. Sans transmission, la nation s’épuise. Et c’est peut-être dans nos campagnes que cette vérité apparaît aujourd’hui avec le plus de netteté.

Publié le 15 juin 2026 sur la Nouvelle Revue Politique

Le capital est né dans les champs.

Le mot « capital » … Lire la suite

Quand le pape rappelle aux politiques ce qu’ils ont oublié

Il est des discours qui passent presque inaperçus, et qui pourtant devraient être lus, médités, annotés, discutés. Le discours prononcé par le pape Léon XIV devant le Parlement espagnol est de ceux-là.

Dans une Europe fatiguée, inquiète, traversée par les colères, les peurs et les renoncements, le pape n’est pas venu donner une leçon de morale. Il est venu rappeler une évidence oubliée : la politique n’est pas seulement l’art de gouverner les choses. Elle est d’abord l’art de servir les hommes.

Et pour servir les hommes, encore faut-il savoir ce qu’est l’homme. Voilà, au fond, le cœur de son message.

Nos sociétés légifèrent beaucoup. Elles réglementent, encadrent, corrigent, compensent, interdisent, subventionnent. Elles produisent des normes comme d’autres produisaient jadis … Lire la suite

La loi de 1905 : une loi de liberté à préserver

La tribune publiée le 4 juin dernier dans La Croix par Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours et vice-président de la Conférence des évêques de France, mérite d’être lue attentivement. Elle pose une question essentielle : assistons-nous à un glissement progressif d’une laïcité de liberté vers un laïcisme de contrôle ?

La question est d’autant plus importante que la laïcité est devenue l’un des mots les plus utilisés -et parfois les plus déformés- du débat public français.

On l’invoque à propos de l’école, du sport, de l’habillement, des menus de cantine, des crèches de Noël, des processions religieuses ou encore de l’accompagnement spirituel des malades. Mais à force d’être invoquée à tout propos, la laïcité finit souvent par être … Lire la suite

[TRIBUNE] Yves d’Amécourt : Réconcilier l’Homme avec l’écologie

TRIBUNE. Dans son livre L’humain, l’écologie et la politique, Yves d’Amécourt plaide pour une écologie de responsabilité, fondée sur la confiance, les territoires et l’initiative humaine, loin d’une logique jugée technocratique et punitive.

Il existe aujourd’hui un étrange paradoxe français. Jamais l’écologie n’a occupé une place aussi importante dans le débat public. Et jamais, dans le même temps, les Français n’ont eu le sentiment d’être aussi éloignés des décisions prises en leur nom. L’écologie devait réconcilier l’homme avec la nature ; elle est devenue un facteur supplémentaire de fracture entre les élites administratives et le pays réel. À force de réglementations, d’interdictions, de culpabilisation permanente et de technocratie, nous avons fini par transformer une belle idée – protéger la … Lire la suite

Marineland : quand l’idéologie animaliste se fracasse sur le réel [Boulevard Voltaire]

L’affaire Marineland, emblématique d’une politique de Gribouille qui supprime un symbole sans créer de solutions.

© www.marineland.fr
© www.marineland.fr

Les orques de Marineland d’Antibes sont devenues le symbole tragique d’une époque politique qui préfère l’émotion aux conséquences, le symbole au réel, la posture morale à la responsabilité. Quatre ans après le vote triomphal de la loi interdisant les spectacles de cétacés, la France découvre soudain ce que certains avaient pourtant annoncé dès le premier jour : il ne suffit pas de voter une interdiction pour faire disparaître les problèmes biologiques, vétérinaires et logistiques qu’elle soulève.

Les deux orques Wikie et Keijo vivent toujours dans des bassins devenus inadaptés, tandis que l’État cherche fébrilement une solution de transfert à l’étranger. Les ONG… Lire la suite

Souvenir d’enfance : le 8 mai à Avoise, dans la Sarthe

Lorsque nous étions enfants, le 8 mai n’était pas un jour férié. Pourtant, dans nos campagnes, le 8 mai demeurait un jour à part. Un jour grave et paisible. Un jour où le village ralentissait naturellement son pas, comme lorsqu’on entre dans une église.

À l’école communale d’Avoise, dans la Sarthe, nous avions répété La Marseillaise plusieurs jours auparavant. Il y avait alors deux classes seulement : celle de Madame Noël — puis plus tard de Madame Jault — pour les petits, les CP et CE1 ; et celle de Maurice Trouvé, l’instituteur des grands, les CE2, CM1 et CM2. Il était directeur de l’école et son épouse, secrétaire de Mairie. Deux classes suffisaient à faire vivre une école entière, … Lire la suite

[TRIBUNE] Liban : le cèdre, la mémoire et l’honneur.

TRIBUNE. Entre Israël et l’Iran, le Liban est aujourd’hui pris dans une tension qui le dépasse.

Par Yves d’Amécourt

Publié le 22 avril 2026 à 15h30 sur Valeurs Actuelles

Il est des pays qui ne quittent jamais vraiment le cœur des hommes. Le Liban est de ceux-là. Non pas parce qu’il serait plus puissant que les autres — il ne l’est pas — mais parce qu’il touche à quelque chose de plus profond : une certaine idée du monde. Une certaine idée de la coexistence. Une certaine idée, peut-être, de la fragilité humaine lorsqu’elle tente de s’organiser en société. Le Liban n’est pas seulement une terre : il est une promesse. Et aujourd’hui, cette promesse vacille.

Il est des pays … Lire la suite

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