La crise agricole française n’est ni une fatalité ni une surprise. Elle est le résultat d’un choix politique répété : celui du temps court contre le temps long, de l’idéologie contre le réel, de la posture morale contre la souveraineté.
Depuis des années, les gouvernements successifs traitent l’agriculture non comme une activité vitale, mais comme un problème à encadrer. Chaque crise donne lieu à un plan d’urgence, chaque colère à une promesse, chaque drame à un chèque. Mais jamais à une remise en cause de fond. On colmate, on subventionne, … Lire la suite
La PPE3 raisonne comme un document technocratique, alors que l’énergie est devenue un enjeu stratégique continental, déplore Yves d’Amécourt.
Epoch Times – La PPE3 a été une nouvelle fois reportée. Que vous inspire cet énième report ?
Yves d’Amécourt – Ce report n’est pas un simple contretemps administratif : il traduit une crise de lucidité stratégique. À l’heure où l’énergie est redevenue un instrument central de puissance économique et géopolitique, la France hésite là où elle devrait affirmer une vision claire.
Ce flottement est d’autant plus préoccupant qu’il intervient dans un contexte européen marqué par des choix énergétiques hasardeux. Ce n’est pas parce que l’Europe, emmenée par l’Allemagne, a engagé une trajectoire erronée que la France — qui disposait d’un … Lire la suite
Il est des crises qui éclatent dans le fracas, occupent l’actualité, mobilisent gouvernements et experts, puis disparaissent avec la même rapidité qu’elles sont apparues. Et il en est d’autres, plus profondes, plus graves, presque silencieuses, qui ne connaissent ni commencement net ni résolution spectaculaire. Elles avancent à pas lents, s’installent dans les habitudes, sédimentent dans les décisions successives, jusqu’à devenir un état permanent. La crise agricole française appartient à cette seconde catégorie. Elle ne surgit pas : elle s’installe. Elle ne surprend pas : elle use. Elle ne se résout pas par un plan : elle interroge une civilisation.
Car ce qui se joue aujourd’hui dans les campagnes françaises dépasse de loin la question des prix agricoles, des normes environnementales … Lire la suite
Au programme : promesses de Macron / colère des agriculteurs, Mercosur / Trump et ordre mondial / Faut-il annuler les feux d’artifice ?
Les invités, autour de Jacques Cardoze : Laurence Sailliet, Chroniqueuse politique – Ancienne Députée européenne, Quentin Gérard, Journaliste au JDD, Jean-Claude Beaujour, Avocat, Yves d’Amécourt, Viticulteur, ancien élu local, porte voix de Nouvelle Energie.
Le blocage de l’A63 dans le sens de la montée vers Bordeaux se poursuit ce mardi. L’autoroute est désormais bloquée dans les deux sens de circulation. Les agriculteurs sont installés au niveau de l’échangeur 24 à Cestas depuis dimanche soir à l’appel de la Coordination rurale.
Parmi les éleveurs mobilisés, Sébastien Lassallette est éleveur de vaches allaitantes à Sauveterre-de-Guyenne. Il dit avoir pris ses dispositions pour rester jusqu’à ce que la Coordination rurale obtienne gain de cause, lui dont le cheptel a déjà été abattu en 2022 à cause de la tuberculose et qui craint de revivre ce traumatisme. « Le monde agricole, ils vont le tuer aussi, ils vont décourager tout le monde. Demain, s’il y a … Lire la suite
Depuis son apparition en France, rumeurs et contre-vérités se multiplient sur cette maladie des bovins : est-elle « bénigne » ? Faut-il abattre les troupeaux ? « Le Point » démêle le vrai du faux.
Il est des vérités si longtemps négligées qu’elles finissent par vous sauter au visage comme une évidence trop longtemps retenue. La France va peut-être renouveler son Assemblée nationale ; et pourtant, nous persistons à fermer les yeux sur un angle mort démocratique que chacun pressent sans jamais l’affronter franchement : nos circonscriptions législatives ne représentent pas les électeurs. Elles représentent des habitants. La nuance semble infime, presque administrative ; elle est en réalité abyssale.
Dans la Communauté des communes rurales de l’Entre-Deux-Mers, les chefs d’entreprise ont vu le montant de leur cotisation foncière des entreprises (CFE) bondir jusqu’à plus de 700 %
Votée par la Communauté de Communes Rurales de l’Entre-deux-Mers, la hausse massive de la CFE (Cotisation foncière des entreprises) passe très mal auprès des artisans, commerçants.
Bordeaux, lundi 1er décembre 2025 – La Chambre de Métiers et de l’Artisanat Nouvelle-Aquitaine – Gironde et la CCI Bordeaux Gironde s’insurgent face à la revalorisation des bases minimales de Cotisation foncière des entreprises (CFE), votée le 9 septembre 2024 par la Communauté de communes Rurales de l’Entre-Deux-Mers. Dès 2025, cette mesure se traduit par des hausses spectaculaires, parfois supérieures à 700 %, pour les TPE et PME du territoire, suscitant colère et incompréhension parmi des entrepreneurs déjà en grande difficulté.
Une décision votée dans l’opacité
Les entreprises ont découvert fin octobre 2025, à la réception de leurs avis d’imposition, l’ampleur de cette augmentation. Aucune concertation, aucune information en amont : la hausse a été votée sans publicité ni … Lire la suite
Ce rappel à l’ordre a surpris certains comme Yves d’Amécourt, ancien conseiller général et maire de Sauveterre-de-Guyenne. « On aurait imaginé que Yaël Braun-Pivet demande aux députés d’être présents plus souvent… Non ! », a-t-il écrit sur X.
Un tour de table de l’actualité au micro de Valérie Expert avec Sophie de Menthon, cheffe d’entreprise, présidente du mouvement ETHIC, auteure de « Réussir, c’est possible » (Fayard) Franck Dedieu, rédacteur en chef à Marianne, Theo Am Saadi, Président jeunes républicains, et Yves d’Amécourt, Viticulteur, ancien élu local, porte voix de Nouvelle Energie.
Le château de Castelneau à Saint-Léon en Entre-Deux-Mers produit du vin depuis le 12e siècle. Aujourd’hui la famille de Roquefeuil fait passer le vin au second plan au profit d’activités touristiques, seule issue face à la crise de la viticulture.
Il y a des chiffres qui résonnent comme des coups de tonnerre. En 2024, l’excédent agricole français est tombé à 4,9 milliards d’euros, un plus bas inédit depuis plus de 20 ans. À la fin de l’été 2025, l’excédent cumulé — vins et spiritueux inclus — n’était plus que de 47 millions d’euros. Et pour la première fois depuis cinquante ans, un basculement historique est en passe de se produire : notre pays pourrait finir l’année avec un déficit agricole.
L’excédent commercial agricole, longtemps source de fierté nationale, jouait le rôle d’un bouclier stratégique : quand nos industries manufacturières reculaient et que le déficit commercial global se creusait, l’agriculture restait ce pilier qui tenait encore l’édifice. … Lire la suite
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la tribune de Jean Tirole publiée dans La Tribune le 30 septembre dernier. Notre prix Nobel d’économie y dresse un constat sévère mais lucide : si la France a vu sa dette publique passer de 15 % du PIB en 1975 à plus de 114 % aujourd’hui, ce n’est pas seulement à cause des crises successives ou de la générosité de l’État-providence. C’est aussi, et surtout, parce que notre pays n’a pas su maintenir une trajectoire de croissance, d’innovation et de réforme. Autrement dit : le problème de la dette est d’abord celui de la stagnation.
Tirole met le doigt sur ce qu’il appelle la « pensée à somme nulle ». C’est cette vision étriquée … Lire la suite
TRIBUNE. En permettant aux magistrats de prononcer l’inéligibilité et l’exécution provisoire, sans restriction, au cas d’espèce, le législateur a donné aux juges un levier d’action sur la vie publique, déplore Yves d’Amécourt, porte-voix de Nouvelle Energie, le parti de David Lisnard.
Ce jeudi, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire. L’image d’un ancien président de la République ainsi frappé est saisissante, presque irréelle. Ce verdict, au-delà du destin d’un homme, touche à l’âme de nos institutions.
Yves DamécourtonJ’aime Sauveterre : notre projetBonjour Amandine, oui, nous avons prévu de nouveaux logements. C'est très compliqué de se loger à Sauveterre. Merci pour ton message.
Commentaires récents