Billets, fables, humour, divers

Entre-Deux-Mers : une hausse brutale de la fiscalité qui menace la survie de plus de 1100 entreprises locales

Bordeaux, lundi 1er décembre 2025 – La Chambre de Métiers et de l’Artisanat Nouvelle-Aquitaine – Gironde et la CCI Bordeaux Gironde s’insurgent face à la revalorisation des bases minimales de Cotisation foncière des entreprises (CFE), votée le 9 septembre 2024 par la Communauté de communes Rurales de l’Entre-Deux-Mers. Dès 2025, cette mesure se traduit par des hausses spectaculaires, parfois supérieures à 700 %, pour les TPE et PME du territoire, suscitant colère et incompréhension parmi des entrepreneurs déjà en grande difficulté.

Une décision votée dans l’opacité

Les entreprises ont découvert fin octobre 2025, à la réception de leurs avis d’imposition, l’ampleur de cette augmentation. Aucune concertation, aucune information en amont : la hausse a été votée sans publicité ni … Lire la suite

Baisse des rentrées de TVA : à qui la faute ? [Valeurs Actuelles]

TRIBUNE. Si cette taxe ne rentre pas aux niveaux prévus, c’est parce que la France crée moins de richesse qu’elle ne le proclame. En cause : sa politique économique désastreuse, souligne Yves d’Amécourt, porte-voix du parti Nouvelle Energie.

Par Yves d’Amécourt

Publié le 18 novembre 2025 à 15h00

On nous explique que la TVA s’évapore. Qu’elle ne rentre pas comme prévu. Qu’elle file comme du sable entre les doigts d’un État pourtant si habile à prélever. On s’étonne, on s’agace, on annonce de grandes « opérations de traque » à l’échelle de Bercy pour retrouver 10 milliards d’euros perdus dans les limbes comptables (1). Et si le mystère était plus simple qu’il n’y paraît ?

La TVA n’est pas un impôt … Lire la suite

13 novembre : certaines blessures attendent que nous les comprenions.

Il arrive, dans la longue vie des peuples, que certains mois ressemblent à ces nuits où l’on croit entendre quelqu’un frapper à la porte. On hésite, on se redresse, on se dit que ce n’est rien — un courant d’air, une branche contre le volet — et puis soudain, on comprend que ce bruit discret, récurrent, obstiné, n’est autre que le retour du passé, venu réclamer un peu de notre attention. Novembre 2025 fait partie de ces mois-là, et c’est peut-être sa grande vertu que de nous obliger à rouvrir les yeux sur un chapitre que nous avions refermé trop vite.

Car voici que reviennent, comme des fantômes qui n’ont jamais vraiment quitté la pièce, les éclats du RER Saint-Michel … Lire la suite

Boualem Sansal est libre !

« La liberté commence où s’arrête la peur. » Boualem Sansal

Enfin, une bonne nouvelle. Boualem Sansal est libre. Après un an d’emprisonnement en Algérie, l’écrivain franco‑algérien a été gracié par le président Abdelmadjid Tebboune, à la suite d’une démarche humanitaire du président allemand Frank‑Walter Steinmeier¹. L’annonce est tombée ce 12 novembre 2025 : Boualem Sansal, âgé de 76 ans, malade, sera transféré en Allemagne pour y recevoir des soins. Mais avant tout, il retrouve ce qu’il n’a jamais cessé d’incarner : la liberté de penser, de parler et d’écrire.

Merci à l’Allemagne

Merci à l’Allemagne, dont la diplomatie a su conjuguer fermeté et humanité. Merci au président Steinmeier, qui a parlé avec cette justesse tranquille qui donne du sens … Lire la suite

Souvenons-nous, veillons, aimons la France !

Chaque 11 novembre, la France se recueille. Sous la pluie ou le soleil, dans la pierre des monuments et dans le silence des clairons, elle se souvient de ses fils tombés pour elle. C’est un moment de vérité où le passé éclaire le présent, où les morts parlent encore aux vivants. Je pense, en ce jour, à mon arrière-grand-père Henry , tombé sur le front en 1915, à cinquante-six ans, c’est mon âge aujourd’hui. Il avait tout pour rester à l’arrière ; il choisit de partir. Il repose aujourd’hui quelque part entre Reims et Verdun, parmi ceux qui donnèrent leur vie pour que la France demeure libre. À travers lui, c’est toute une génération que j’honore : celle du courage … Lire la suite

Être gaulliste en 2025 : la force du réel

Le 9 novembre 1970, meurt l’un des grands hommes de l’histoire de France, le général de Gaulle. Cinquante-cinq ans après sa disparition, quel est son héritage ?

Il y a des mots que l’histoire dépose comme des semences. Le gaullisme en fait partie. On le croit appartenir à un autre temps, à une génération disparue, à des combats clos. Mais chaque fois que la France doute d’elle-même, ce mot revient, chargé d’une force neuve. Le gaullisme n’est pas un souvenir : c’est une exigence. C’est la fidélité au réel, la primauté du courage, la conviction que la grandeur n’est pas un luxe, mais un devoir. C’est la certitude tranquille que la France n’est jamais condamnée tant qu’il reste des Français … Lire la suite

Valérie Expert et ses invités décryptent l’actualité du 6 novembre [Sud-Radio]

Épisode du jeudi 6 novembre 2025


Un tour de table de l’actualité au micro de Valérie Expert avec Sophie de Menthon, cheffe d’entreprise, présidente du mouvement ETHIC, auteure de « Réussir, c’est possible » (Fayard) Franck Dedieu, rédacteur en chef à Marianne, Theo Am Saadi, Président jeunes républicains, et Yves d’Amécourt, Viticulteur, ancien élu local, porte voix de Nouvelle Energie.

Les accords de 1968 à la lumière du présent

L’Assemblée nationale vient de voter la fin des accords franco-algériens du 27 décembre 1968¹. C’est un geste politique, certes symbolique, mais salutaire : il oblige la France à relire un texte devenu obsolète, et à rouvrir un dossier qu’on avait enfermé dans les archives de la mauvaise conscience. Un demi-siècle d’asymétrie, d’aveuglement et de faux-semblants : voilà ce que ces accords ont produit, sous le masque de l’« amitié franco-algérienne ».

1962 : la promesse trahie des accords d’Évian
Le 18 mars 1962, les accords d’Évian mirent un terme aux combats, mais non à la guerre². Les massacres, les départs, les règlements de compte prolongèrent la tragédie : l’exode des pieds-noirs, l’abandon des harkis, les drames de la rue … Lire la suite

Budget 2026 : le bricolage continue

Présenté comme une « trajectoire vers le désendettement », le projet de loi de finances pour 2026 n’est qu’un nouvel exercice d’illusion budgétaire. Derrière les promesses de rigueur, la dette enfle, les impôts s’ajoutent et les réformes attendront. La France n’a plus de cap : seulement une trajectoire, celle de l’endettement perpétuel.

Des taxes pour masquer l’absence de courage

Le déficit public reste à 4,7 % du PIB, la dette dépasse 3 345 milliards – soit plus de 48 000 euros par Français. L’État vit à crédit et appelle cela de la « responsabilité ». Au lieu de réduire la dépense, le gouvernement multiplie les taxes : sur les colis importés, les emballages plastiques, les tickets-restaurants … Une mosaïque d’expédients … Lire la suite

Un Nobel, une espérance : renouer avec la France qui innove

La France a parfois besoin d’un miroir extérieur pour se redécouvrir.  Aujourd’hui, ce miroir s’appelle Philippe Aghion, prix Nobel 2025 d’économie. Avec Joel Mokyr et Peter Howitt, ils viennent d’être récompensé pour leurs travaux sur la « destruction créatrice », ce moteur de la croissance par l’innovation qui renouvelle sans cesse les sociétés humaines. Loin d’être un concept abstrait, cette idée est un message : le progrès n’est pas un héritage, c’est un effort ; il ne tombe pas du ciel, il se cultive.

Ce Nobel n’honore pas seulement trois chercheurs, il rappelle à la France une vérité que nous avons trop oubliée : notre avenir dépend moins de ce que nous avons à partager que de ce qu’il nous … Lire la suite

Le crépuscule des renégats

Ils ont tous trahi, leurs amis, leurs idées, leurs convictions, pour porter Emmanuel Macron au pouvoir. Et aujourd’hui, à l’aube de son crépuscule, ils recommencent. Comme dans la fable du scorpion et du renard. C’est plus fort qu’eux.

Tout avait commencé par des certitudes, des déclarations hautaines et des postures de vertu. Gérald Darmanin, encore chez Les Républicains, voyait en Macron « le poison définitif de la Ve République » — un « populisme chic », disait-il, « pur produit du système », un homme qui « promet tout, c’est Noël avant l’heure ». Édouard Philippe, plume acérée dans Libération, se moquait de « ce tribun adepte d’un populisme désinvolte », capable de « marcher sur l’eau et … Lire la suite

“La parole vaut l’homme”, dit-on chez nous.

Quand Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre, je n’ai pas eu besoin d’attendre son discours pour comprendre qu’il ne tiendrait pas parole. L’histoire parle pour lui. En politique comme dans la vie, on juge un homme à ses fidélités — et celles de M. Lecornu sont à géométrie variable. Sébastien Lecornu confond rupture et trahison.

La bande du Bellota-Bellota

Sébastien Lecornu avant de prendre la lumière fut le collaborateur de Bruno Le Maire, dont il dirigea la campagne lors de la primaire de la droite et du centre en 2016. Après la défaite de son mentor, il rallia sans enthousiasme l’équipe de François Fillon — non par conviction, mais pour garder sa place. Autour de Bruno Le Maire et … Lire la suite

« La chute de l’agriculture française » [Atlantico]

Tribune publiée sur ATLANTICO.FR

Il y a des chiffres qui résonnent comme des coups de tonnerre. En 2024, l’excédent agricole français est tombé à 4,9 milliards d’euros, un plus bas inédit depuis plus de 20 ans. À la fin de l’été 2025, l’excédent cumulé — vins et spiritueux inclus — n’était plus que de 47 millions d’euros. Et pour la première fois depuis cinquante ans, un basculement historique est en passe de se produire : notre pays pourrait finir l’année avec un déficit agricole.

L’excédent commercial agricole, longtemps source de fierté nationale, jouait le rôle d’un bouclier stratégique : quand nos industries manufacturières reculaient et que le déficit commercial global se creusait, l’agriculture restait ce pilier qui tenait encore l’édifice. … Lire la suite

La France n’est pas condamnée à la faillite — encore faut-il le vouloir

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la tribune de Jean Tirole publiée dans La Tribune le 30 septembre dernier. Notre prix Nobel d’économie y dresse un constat sévère mais lucide : si la France a vu sa dette publique passer de 15 % du PIB en 1975 à plus de 114 % aujourd’hui, ce n’est pas seulement à cause des crises successives ou de la générosité de l’État-providence. C’est aussi, et surtout, parce que notre pays n’a pas su maintenir une trajectoire de croissance, d’innovation et de réforme. Autrement dit : le problème de la dette est d’abord celui de la stagnation.

Tirole met le doigt sur ce qu’il appelle la « pensée à somme nulle ». C’est cette vision étriquée … Lire la suite

[Valeurs Actuelles] La justice, Nicolas Sarkozy et nous : quand le jugement des hommes vacille

TRIBUNE. En permettant aux magistrats de prononcer l’inéligibilité et l’exécution provisoire, sans restriction, au cas d’espèce, le législateur a donné aux juges un levier d’action sur la vie publique, déplore Yves d’Amécourt, porte-voix de Nouvelle Energie, le parti de David Lisnard.

Par Yves d’Amécourt

Publié le 26 septembre 2025 à 17h00

Ce jeudi, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire. L’image d’un ancien président de la République ainsi frappé est saisissante, presque irréelle. Ce verdict, au-delà du destin d’un homme, touche à l’âme de nos institutions.

Il y a quelques mois, j’écrivais dans Valeurs Actuelles un édito à l’occasion du procès de François Fillon. La Présidente du Tribunal qui jugeait François Fillon … Lire la suite

[Boulevard Voltaire] La taxe Zucman : un leurre pour éviter les vrais sujets

Au-delà de son absurdité économique, cette taxe se heurte au mur du droit.

La France a un talent rare : celui de transformer un problème bien réel en un slogan creux, une réforme en une gesticulation, une politique publique en un spectacle médiatique. Avec une élégance toute particulière, notre pays sait allumer des contre-feux pour éviter de traiter les vraies questions. La taxe dite « Zucman », votée en première lecture dans une ferveur quasi révolutionnaire, en est l’illustration parfaite.

Présentée comme l’arme absolue pour « faire payer les riches », elle prévoit un impôt annuel de 2 % sur les patrimoines supérieurs à cent millions d’euros. Derrière les applaudissements des tribunes et l’enthousiasme des plateaux télévisés, une réalité économique … Lire la suite

Malbec : du port d’Auxerre à l’Argentine, le voyage d’un cépage français devenu une star mondiale

On l’appelle Cot dans le Val de Loire, Auxerrois à Cahors, Noir de Pressac à Saint-Émilion, Malbeck dans le Médoc, et aujourd’hui Malbec dans le monde entier. Rarement un cépage aura porté autant de noms et connu un destin aussi mouvementé. À la fois ancien et moderne, discret et flamboyant, le Malbec raconte une histoire qui traverse les siècles, les continents, et reflète l’évolution du goût des hommes.

Au Château Bellevue, à Sauveterre-de-Guyenne, nous avons toujours eu une place importante pour le Malbec dans nos vignes. Mon père aimait beaucoup ce cépage, qui est, depuis 50 ans, la signature de nos vins. Ce cépage capricieux demande de l’attention et de la patience. Nous avons appris à le dompter, à choisir … Lire la suite

Hervé Morin : « avant de distribuer la richesse, il faut la créer ! »

Au cours ce ce discours introductif de la traditionnelle « Fête de la Pomme », Hervé Morin a rappelé les succès de la Région Normandie qu’il préside en matière de réindustrialisation et d’emploi. Il a ensuite plaidé pour la croissance et le développement, « seule voie pour redonner du pouvoir d’achat aux Français ». Il a appelé le gouvernement à faire des économies plutôt que d’inventer de nouvelles taxes. Il notamment redit son opposition radicale à la taxe Zucman. Enfin il a donné quelques exemples d’économies possibles à faire rapidement : la suppression du service national universel « qui n’a rien d’universel » , la fin des ruptures conventionnelles (10 milliards d’€uros) « ou comment s’offrir 6 mois de vacances … Lire la suite

Quand le Saint-Emilion était un vin blanc

À l’évocation de Saint-Émilion, le monde entier pense à un vin rouge. Des collines calcaires, des caves creusées dans la roche, des crus classés au prestige centenaire… Mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’histoire de ce vignoble, inscrite dans la pierre et dans les mots, raconte une autre vérité : avant de se couvrir de vignes aux raisins rouges, Saint-Émilion fut d’abord une terre de vins blancs. Et c’est dans ce passé que s’enracinent les noms de cépages qui font aujourd’hui la grandeur du Bordelais.

« Rien n’est immuable, tout se transforme. » — Héraclite d’Éphèse

Quand Bordeaux parlait le langage du vin blanc

Du Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle, l’essentiel de la production bordelaise est blanc. Les … Lire la suite

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