Billets, fables, humour, divers

DNC : abattre, vacciner, isoler ?

Au fil des crises agricoles, un triste refrain revient : l’isolement des éleveurs, l’opacité des décisions sanitaires, et le poids des procédures administratives qui s’ajoute à la détresse. La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie virale qui touche les bovins, s’est récemment invitée dans cette litanie. En France, un seul cas déclaré suffit à déclencher l’abattage total du troupeau, sans réelle prise en compte de l’état sanitaire global, du statut vaccinal ou de la nature de l’élevage. Et pourtant, ailleurs, d’autres approches existent. Plus proportionnées. Moins brutales.

Une maladie animale, pas une zoonose

La DNC, ou Lumpy Skin Disease (LSD) en anglais, est une maladie virale contagieuse, transmise par des insectes piqueurs (moustiques, mouches, tiques, taons), qui affecte essentiellement les bovins. … Lire la suite

Un DPE « climaticide » !

Le Diagnostic de performance énergétique (DPE), obligatoire depuis 2006, a changé de nature en 2021 : il est devenu opposable, autrement dit, il engage la responsabilité du vendeur ou du bailleur. Cette évolution aurait pu être salutaire si le DPE reflétait fidèlement les performances énergétiques et climatiques des logements. Mais il fait exactement le contraire.

Par un mécanisme opaque et abscons, le DPE pénalise lourdement l’électricité — y compris lorsqu’elle est d’origine nucléaire, hydraulique ou solaire — et valorise à l’inverse les systèmes de chauffage au gaz naturel ou au fioul, pourtant bien plus émetteurs de gaz à effet de serre. Un comble, à l’heure où la France prétend réduire de moitié ses émissions d’ici 2030.

Le cœur du problème … Lire la suite

À Montchavin, la piste du champignon toxique pour expliquer une recrudescence de maladie de Charcot chez les habitants

Et si un champignon cachait un mal bien plus grave ? À Montchavin, petit village savoyard niché dans la station de La Plagne, une énigme médicale suscite depuis quelques années la curiosité des chercheurs. Entre 2009 et 2019, une recrudescence de cas de sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de maladie de Charcot, a été observée dans cette commune de moins de 400 habitants. Ce que les épidémiologistes appellent un « cluster », c’est-à-dire une concentration inhabituelle de cas dans un espace et un temps donnés.

Un tel phénomène est rare pour cette maladie dégénérative, qui touche environ 2 à 3 personnes sur 100 000 par an dans la population générale. À Montchavin, plus d’une dizaine de … Lire la suite

Accord Europe-USA : la reddition d’Emmanuel Macron.

La Commission européenne vient de signer un accord commercial avec les États-Unis. Peu importe ici le contenu. Ce qui frappe, c’est le vide politique laissé par la France. Aucun mot du Président de la République. Aucune prise de position de l’Élysée avant, pendant, ni après. Comme si cette négociation n’existait pas. Comme si la France, membre fondateur de l’Union, ne se jugeait plus concernée par ce qui la lie au monde.

À Matignon, le commentaire du Premier ministre François Bayrou tient lieu de réponse officielle. Et quelle réponse ! Un tweet, amer, mais impuissant : « It is a dark day when an alliance of free peoples… resigns itself to submission. » Un jour sombre. Une soumission. Rien de moins. … Lire la suite

Ultra-libérale, la France ? Ou bien plutôt… le dernier pays communiste du monde ?

Ah, la France… Cet enfer néolibéral où l’État prélève 57 % de la richesse nationale pour mieux la redistribuer à lui-même, où l’on recense plus de 360 impôts et taxes, où l’on croule sous 88 codes juridiques et près d’un demi-million de normes, où chaque décision doit s’aligner sur une circulaire, un décret ou une note de service. Et pourtant, à en croire Jean-Luc Mélenchon et les auteurs du dernier programme du Parti socialiste (photo / avril 2025), nous vivrions sous le joug d’un capitalisme sauvage, livré aux « puissances de l’argent »12. Il faut croire qu’ils vivent dans une autre France…

Une performance mondiale d’étatisme

Derrière les slogans se cachent des chiffres. Et quels chiffres !… Lire la suite

OPINION. « Pour une souveraineté agricole, énergétique et industrielle : relocaliser la production d’engrais et transformer nos récoltes en France » [La Tribune]

OPINION. La moisson 2025 est abondante, avec plus de 33 millions de tonnes de blé. Pourtant, les céréaliers français peinent à célébrer. Les cours s’effondrent, les coûts explosent, et la rentabilité s’effrite. Derrière des silos pleins, c’est un modèle agricole à bout de souffle.

La moisson 2025 s’annonce généreuse. Après une campagne 2024 désastreuse, la France renoue avec des rendements honorables. La récolte de blé devrait dépasser les 33 millions de tonnes. Et pourtant, les agriculteurs n’ont pas le cœur à la fête. (1)

Le contrat blé sur Euronext est passé sous la barre des 200 euros/tonne. En un an, ce sont plus de 45 euros/t qui ont été perdus. L’euro s’est fortement apprécié face au dollar, laminant la compétitivité … Lire la suite

Pesticides : et si on arrêtait de mentir aux consommateurs ?

Depuis des années, les discours écologistes nous accusent de tous les maux. Les agriculteurs dits « conventionnels », que l’on devrait plutôt appeler « raisonnés » ou « modernes », seraient des pollueurs, des empoisonneurs, des destructeurs de biodiversité. À l’inverse, l’agriculture biologique serait pure, vertueuse, inoffensive. Cette opposition binaire est non seulement injuste, mais elle est fausse.

Nous sommes nombreux à pratiquer une agriculture certifiée Haute Valeur Environnementale (HVE 3, version 4), avec des pratiques raisonnées, des traitements limités, des bandes enherbées, des haies, des rotations, une attention à la biodiversité. Nous sommes jugés sur des résultats environnementaux, pas sur une méthode figée. Et pourtant, nous sommes sans cesse attaqués, pendant que d’autres jouissent d’une impunité médiatique qu’ils ne … Lire la suite

Le cancer, la peur et la politique : pour une hiérarchie des risques fondée sur la science

Il y a des maladies plus graves que les maux qu’on instrumentalise, et des vérités plus têtues que les slogans. En matière de cancer, les chiffres sont implacables : le tabac, l’alcool, la sédentarité, l’obésité, l’âge et certaines infections expliquent l’immense majorité des cas. Pourtant, certains responsables politiques préfèrent mobiliser l’opinion sur les résidus de pesticides, comme l’acétamipride, dont la contribution réelle au risque cancéreux est infinitésimale. Pourquoi ? Parce qu’il est plus facile de désigner un coupable invisible que d’affronter les vrais défis de santé publique, qui supposeraient du courage, de la persévérance, et une action collective sur le long terme.

Dans une tribune parue le 26 juillet 2025 sur Atlantico, l’oncologue Jérôme Barrière lançait un cri d’alarme … Lire la suite

Redresser notre balance avec les États-Unis : audace, productivité, compétitivité

Alors que l’Europe vient de conclure un accord commercial imposant des droits de douane de 15 % sur les exportations vers les États-Unis[1], et que le Royaume-Uni a obtenu un traitement plus favorable limité à 10 % sur certains produits clés[2], la France doit regarder en face l’état de ses échanges avec son premier partenaire commercial non européen. Les chiffres sont sans appel : notre balance commerciale avec les États-Unis reste largement déficitaire sur les biens, et ce malgré un excédent sur les services.

Il faut toutefois noter que ce nouveau taux de 15 % n’est pas radicalement différent du régime antérieur, où s’appliquaient un droit moyen de 4,8 % (tarif OMC) et une surtaxe de 10 % instaurée en … Lire la suite

Emmanuel Macron a un calendrier. Le Proche-Orient, lui, a une mémoire.

Il y a des gestes qui relèvent du symbole, d’autres de la stratégie. Et il en est certains, hélas, qui relèvent du désarroi. En annonçant la reconnaissance prochaine de l’État de Palestine par la France, Emmanuel Macron franchit un seuil — non celui du courage, mais celui de la précipitation. Non celui de l’équilibre, mais celui de la rupture. Cette décision, prise dans un climat de désordre géopolitique, d’émotions contradictoires et de pressions multiples, trahit moins une vision qu’un embarras. Elle vient s’ajouter à une longue série de volte-face présidentielles sur le dossier israélo-palestinien.

Une reconnaissance sans État, sans paix, sans frontières

Le droit international aime les subtilités mais déteste les contresens. Or, reconnaître un État suppose au minimum — … Lire la suite

Cryptoactifs : une monnaie à la hauteur de notre intelligence

« Les cryptomonnaies ne sont pas de simples actifs financiers, mais l’expression technologique de principes fondamentaux » David Lisnard dans l’Opinion le 23 juillet 2025.

Cette révolution n’est pas sans précédent historique. Lorsque les accords de Bretton Woods furent signés en 1944, ils consacrèrent l’hégémonie du dollar, adossé à l’or, comme pivot d’un nouveau système monétaire mondial¹. La convertibilité fut rompue en 1971 par Richard Nixon, mais l’influence du dollar persista, portée par la force de l’économie américaine. Aujourd’hui, les États-Unis expérimentent une nouvelle forme d’ancrage : des cryptoactifs régulés, parfois adossés à des actifs tangibles ou à des devises officielles. Cette architecture rappelle, toute proportion gardée, celle du franc CFA, lui-même adossé à l’euro via le Trésor français². Dans les … Lire la suite

« Le prochain président sera punk » David Lisnard

Il faut parfois un mot inattendu pour dire l’essentiel. En déclarant à l’AFP que « le prochain président sera punk », David Lisnard ne cherche ni la provocation ni l’effet de manche. Il pose un diagnostic lucide sur l’état du pays et sur ce que nécessitera son redressement : une rupture nette, un changement radical, une énergie neuve. La France ne se relèvera pas avec des compromis flous ni avec des « arrangements de notables ». Elle a besoin de clarté, de volonté, et d’un courage assumé pour agir.

Dix mesures pour un sursaut

Dans un entretien accordé à l’AFP ce 24 juillet, David Lisnard, maire de Cannes, président de l’Association des maires de France et fondateur de Nouvelle Énergie, … Lire la suite

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » — Bossuet

Il faut voir les tribunes indignées, les tweets rageurs, les pétitions enflammées. Plus d’1 million de signataire de la pétition contre la loi Duplomb ! À l’occasion du débat parlementaire, certains élus de la gauche radicale ont retrouvé leurs réflexes : protester, condamner sans vergogne, bloquer, et mentir outrageusement devant la représentation nationale ! L’objet de leur courroux ? La réintroduction, strictement encadrée, d’un insecticide : l’acétamipride[1].

Cette molécule, autorisée au niveau européen, est aujourd’hui utilisée dans une vingtaine de pays pour lutter contre des ravageurs spécifiques, notamment dans les cultures de la betterave, les vergers de pommiers ou de noisetiers. En France, elle … Lire la suite

Yves d’Amécourt : « L’État nounou est une servitude volontaire, douce mais redoutable » [Entretien Epoch Times]

Par Julian Herrero

18 juillet 2025 13:23 Mis à jour: 18 juillet 2025 18:45

L’ancien élu local et viticulteur girondin Yves d’Amécourt, également porte-voix du mouvement Nouvelle Énergie présidé par David Lisnard, dénonce dans ses tribunes un glissement progressif de la société française vers une forme d’infantilisation généralisée. Un phénomène qu’il analyse comme le fruit combiné des médias, du Parlement et d’un État devenu « nounou ».

Dans cet entretien, il revient sur les origines de cette dérive, son accélération sous Emmanuel Macron, et les conséquences démocratiques de ce qu’il appelle le « syndrome du ralentisseur ». Il y ajoute une réflexion plus large sur le biais généralisé qui affaiblit l’espoir collectif.

Epoch Times : Vous écrivez que l’État infantilise les Français depuis Lire la suite

« Pour redresser la France, il existe d’autres solutions qu’étrangler les forces vives du pays » [Le Figaro]

TRIBUNE – Alors que le premier ministre François Bayrou a présenté ce mardi 15 juillet ses pistes pour le prochain budget 2026, treize porte-voix de Nouvelle Énergie proposent un contre-projet, axé sur la réduction du périmètre de l’État et la relance de la production de richesses.

Le dernier rapport de la Cour des comptes, rendu public le 2 juillet, est sans appel : la France vit largement au-dessus de ses moyens.

Notre déficit atteint 5,8 % du PIB – le plus haut de la zone euro – et la dette explose, fruit de décennies de facilité budgétaire, de démagogie redistributive et d’un déni structurel face à l’impératif de réforme. Depuis 2019, la dette a augmenté de 38 %. Faut-il … Lire la suite

Loïk Le Floch-Prigent, la parole d’un homme debout

Il y a des hommes qui tombent et s’effacent. Et il y a ceux qui tombent… mais se relèvent. Loïk Le Floch-Prigent était de ceux-là. Il s’est éteint le 15 juillet 2025, à Paris, à l’âge de 81 ans, dans une indifférence feutrée — comme si l’on préférait ne pas entendre une voix qui, depuis plus de dix ans, dérangeait tant elle disait vrai.

Ingénieur de formation, diplômé de l’École nationale supérieure d’hydraulique et de mécanique de Grenoble, il avait dirigé certains des plus grands groupes industriels français : Rhône-Poulenc, Elf, Gaz de France, la SNCF. Il avait vu, de l’intérieur, l’industrie française au travail, sa grandeur comme ses compromissions, ses forces vives comme ses angles morts. Et c’est cette … Lire la suite

Le béton qui se régénère : une leçon de modestie venue du nucléaire

Il y a parfois des nouvelles scientifiques qui bouleversent nos certitudes sans faire grand bruit. Une de celles-là vient d’être révélée dans un article étonnant publié par Le Gaz : certains bétons utilisés dans les centrales nucléaires… se régénèrent spontanément sous l’effet des radiations¹.

Oui, vous avez bien lu. Alors que l’on croyait que l’exposition prolongée aux neutrons dégradait irrémédiablement les structures en béton, une équipe de chercheurs japonais a démontré que le quartz, l’un des constituants de ces bétons, réorganise sa structure cristalline après déformation, réparant ainsi une partie des microfissures causées par le rayonnement².

Une découverte inattendue, presque poétique : au cœur d’un environnement que l’on dit hostile, un matériau inerte retrouve seul sa cohésion. Le béton, symbole … Lire la suite

Plan “Stop à la dette” : le faux-semblant budgétaire

Le Premier ministre a présenté hier son plan pluriannuel de redressement des finances publiques, sous un titre aussi martial que trompeur : “Stop à la dette !”. Il aurait fallu dire ralentir la dette, ou plutôt, ralentir l’augmentation de la dette. Car il ne s’agit pas d’un plan de désendettement, ni même de réduction des déficits — mais d’un simple maintien de la trajectoire actuelle, au prix d’efforts minimes, presque anecdotiques à l’échelle du problème posé.

Prenons les chiffres. Le déficit serait de 4,6 % du PIB en 2026, pour redescendre péniblement à 3 % en 2029. À aucun moment la France ne produira de budget excédentaire, condition pourtant indispensable pour rembourser la dette. Dans le meilleur … Lire la suite

Il était l’impertinent que la France adorait détester — ou détestait adorer

Il aimait la transgression comme d’autres aiment le silence : passionnément, viscéralement, méthodiquement. Thierry Ardisson n’était pas un simple animateur : il était le canard noir dans la couvée de poussins du PAF, un monarchiste égaré dans la démocratie cathodique, un dandy punk aux lunettes noires, qui posait des questions comme on jette des pavés dans la vitrine du conformisme.

Dans la lignée des Coluche, des Desproges, des Boris Vian ou des Gainsbourg, il avait ce goût rare pour la provocation élégante, pour l’irrévérence tenue en laisse , juste assez pour qu’elle blesse l’hypocrisie sans jamais sombrer dans la vulgarité gratuite (quoi que, parfois … ). Il savait que l’art de déranger exige du style. Et du fond.

Comme les … Lire la suite

L’instruction oubliée : plaidoyer pour une école qui élève

« Ce qu’on apprenait autrefois par cœur, on tente aujourd’hui de l’apprendre sans cœur. » Jean d’Ormesson

Il fut un temps – pas si lointain – où l’on distinguait nettement l’éducation et l’instruction. L’école instruisait, la famille éduquait. La première transmettait les savoirs ; la seconde, les valeurs. C’était un partage de rôles aussi naturel qu’efficace. L’un s’occupait de l’esprit, l’autre du cœur. L’un formait la tête, l’autre façonnait l’âme.

Aujourd’hui, cette distinction s’est estompée dans le brouillard des responsabilités diluées. La session 2025 du baccalauréat en a donné un triste exemple : de nombreux enseignants ont dénoncé les consignes données par l’administration, leur interdisant de pénaliser des copies pourtant truffées de fautes ou de hors-sujets. Certains témoignent que l’on … Lire la suite

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