9 avril : un commencement

Il est des livres que l’on écrit. Et d’autres qui vous écrivent. Pendant longtemps, je n’ai pas su lequel était celui-ci.

L’humain, l’écologie et la politique, qui paraîtra le 9 avril prochain, n’est pas né d’une intention soudaine. Il s’est imposé peu à peu, comme s’imposent certaines évidences que l’on refuse d’abord de voir, puis que l’on finit par devoir dire. Ce livre est né du réel.

Le réel, obstiné et silencieux

Le réel ne parle pas fort. Il ne se proclame pas. Il ne s’impose pas par des slogans. Il attend. Il attend qu’on le regarde sans filtre, sans idéologie, sans confort. Il attend qu’on accepte de le voir tel qu’il est — parfois rude, souvent complexe, toujours exigeant.

Je l’ai rencontré dans une salle du conseil général, lorsque les principes les plus élevés se dissolvaient dans des attitudes bien ordinaires. Je l’ai retrouvé dans une petite commune, face à une route inondée que des experts disaient sans danger, jusqu’à ce qu’une vieille cassette vidéo leur donne tort. Je l’ai reconnu dans le regard d’un homme à qui l’on refusait un emploi au nom de procédures, et que des enfants, eux, avaient déjà adopté.

Le réel ne ment pas. Mais encore faut-il vouloir l’entendre.

Ce que la politique oublie parfois

Nous vivons une époque étrange. Jamais les mots n’ont été aussi nombreux. Jamais les discours n’ont été aussi assurés.
Et pourtant, jamais le doute n’a été aussi profond. On parle d’écologie sans regarder la nature. On parle de justice sans regarder les hommes. On parle de liberté sans en assumer les exigences. À force de vouloir tout expliquer, nous avons cessé de comprendre. À force de vouloir tout organiser, nous avons oublié l’essentiel.

Une boussole dans le brouillard

Je n’ai pas écrit ce livre pour ajouter un discours au bruit du monde. Je l’ai écrit pour tenter de retrouver une direction. Non pas un programme — il y en a tant. Mais une boussole. Une boussole pour revenir à ce qui tient : le travail qui élève, la responsabilité qui engage, la liberté qui oblige, la confiance qui relie. Car la politique, avant d’être une technique, est une manière de regarder l’homme. Et peut-être même, tout simplement, une manière de lui faire confiance.

Ce que j’ai appris

Avec les années, quelques convictions se sont imposées à moi, non comme des certitudes, mais comme des repères : que l’on peut débattre de tout, sauf de la dignité ; que la responsabilité grandit l’homme quand l’assistance l’endort; que le bon sens précède souvent la règle ; et que la confiance, toujours, vaut mieux que la suspicion.

Rien de spectaculaire dans ces idées. Rien de révolutionnaire. Mais peut-être l’essentiel ne l’est-il jamais.

Un livre pour ceux qui espèrent encore

Ce livre s’adresse à celles et ceux qui refusent de croire que tout est joué. À ceux qui pensent que la France n’est pas seulement un problème à gérer, mais une promesse à tenir. À ceux qui croient encore que la politique peut être autre chose qu’un commentaire — qu’elle peut redevenir une action, une exigence, une élévation.

Servir la vérité, aimer la France, croire en l’homme

Cette phrase, qui ouvre le livre, en est aussi le cœur. Elle ne prétend pas convaincre. Elle invite à réfléchir. Elle oblige à se tenir droit.

Le 9 avril

Le 9 avril, ce livre commencera sa vie. Il ne m’appartiendra plus tout à fait. Si vous souhaitez l’accompagner dès ses premiers pas, je vous invite, très simplement, à le commander dès maintenant auprès de votre libraire habituel.
C’est par eux, par leur exigence et leur indépendance, que vivent les livres — et les idées.

L’humain, l’écologie et la politique – Les Editions du Bien Commun

2 commentaires sur “9 avril : un commencement”

    1. Bonjour Jean-Robert, on peut le commander dans toutes les librairies ou sur internet dès aujourd’hui ! Amitiés. Yves

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *