
Depuis un quart de siècle, enseignants, historiens, géographes, ministres et responsables du renseignement alertent sur les fractures de la société française. Leurs diagnostics diffèrent, mais ils racontent une même histoire : celle d’une nation qui connaît ses fragilités et peine à les surmonter. À ces fractures intérieures s’ajoutent les stratégies politiques qui cherchent à les exploiter et les ingérences étrangères qui menacent notre souveraineté. Le temps n’est plus de découvrir les avertissements. Il est de demander ce que nous en avons fait.
« Qui aurait pu prédire ? » s’interrogeait Emmanuel Macron, lors de ses vœux du 31 décembre 2022, à propos de la crise climatique et de ses conséquences. La formule a fait fortune. Elle pourrait servir de devise à une certaine manière de gouverner : découvrir les crises après avoir négligé les avertissements.
Qui aurait pu prédire la fragmentation de la société française ? La progression des tensions communautaires ? L’affaiblissement de l’autorité ? La colère des territoires délaissés ? La tentation de transformer nos divisions en instruments de conquête politique ? Et l’intérêt que des puissances étrangères portent à nos faiblesses ?
Qui aurait pu prédire ? Beaucoup de monde, précisément. Et depuis longtemps !
En 1999, Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur de Lionel Jospin, employait le mot « sauvageons » pour désigner certains jeunes délinquants. On lui reprocha le mot. Il voulait pourtant désigner un phénomène : l’affaiblissement de l’autorité et la difficulté à transmettre les règles élémentaires de la vie commune. La querelle sémantique prit le pas sur le débat politique. Comme si contester le vocabulaire suffisait à résoudre le problème.
En 2002 paraissaient Les Territoires perdus de la République, sous la direction d’Emmanuel Brenner, pseudonyme de Georges Bensoussan. Des enseignants y décrivaient les manifestations d’antisémitisme, les pressions religieuses et les contestations de certains enseignements auxquelles ils étaient confrontés.
Deux ans plus tard, le rapport de l’inspecteur général Jean-Pierre Obin, consacré aux signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires, documentait à son tour ces difficultés. L’école de la République, chargée de transmettre un savoir commun, rencontrait des résistances dont les pouvoirs publics possédaient désormais une description précise.
À la même période, Christophe Guilluy dessinait une autre carte de France. Dès 2000, dans son Atlas des fractures françaises, puis avec Fractures françaises et La France périphérique, il mettait en lumière les difficultés des classes populaires et moyennes éloignées des métropoles et des centres de décision. Il décrivait une France des petites villes, des campagnes et des espaces périurbains, dont les habitants avaient le sentiment de disparaître du regard de ceux qui les gouvernaient. Ainsi, lorsque les Gilets jaunes occupèrent les ronds-points, en novembre 2018, on sembla découvrir un pays dont les géographes avaient pourtant publié les cartes.
L’historien Pierre Vermeren apportait à ce diagnostic une profondeur historique. Dans La France qui déclasse, en 2019, il analysait la désindustrialisation, le recul des services publics, la déqualification et la rupture de confiance entre les classes populaires et les élites. Avec On a cassé la République, en 2020, il retraçait l’affaiblissement des mécanismes qui avaient permis l’ascension sociale et l’adhésion au modèle républicain. Dans L’Impasse de la métropolisation, en 2021, il dénonçait les conséquences sociales, territoriales et écologiques d’une concentration excessive des activités et des richesses. Guilluy avait dessiné la carte ; Vermeren racontait comment nous en étions arrivés là.
Jérôme Fourquet poursuivait cette radiographie. Dans L’Archipel français, publié en 2019, il décrivait l’effacement progressif des références collectives qui avaient longtemps structuré la société française : pratiques religieuses, appartenances politiques, cultures communes, modes de vie. La France devenait un archipel, composé d’îles qui se côtoient sans toujours se comprendre. La diversité n’est pas en elle-même une menace. Elle devient une difficulté politique lorsque disparaissent les liens qui permettent à des citoyens différents de se reconnaître un destin commun.
Les responsables de la sécurité intérieure avaient, eux aussi, donné l’alerte. Le 24 mai 2016, devant une commission d’enquête parlementaire, Patrick Calvar, directeur général de la sécurité intérieure, mettait en garde contre le risque d’affrontements intercommunautaires à la suite de nouveaux attentats. Il ne s’agissait pas d’une prophétie, mais d’une menace identifiée par le responsable du renseignement intérieur.
La même année, François Fillon plaçait la lutte contre ce qu’il appelait le « totalitarisme islamique » au cœur de sa campagne présidentielle. Dans un entretien accordé au Monde en août 2016, il dénonçait les influences étrangères sur l’organisation du culte musulman, proposait de contrôler les financements étrangers des mosquées et insistait sur la nécessité de combattre le terrorisme sans renoncer à l’État de droit. Dans ses discours de 2017, notamment à Marseille, il reliait cette exigence de sécurité à la restauration de l’autorité, au respect des enseignants et à la responsabilité des maires. Son programme proposait également de durcir la réponse pénale et d’abaisser la majorité pénale à seize ans.
Un peu plus tard, Gérard Collomb, devenu ministre de l’Intérieur, évoquait devant le corps préfectoral la ghettoïsation de certains quartiers et le risque de voir les Français passer d’une coexistence côte à côte à un face-à-face. Il décrivait également la fracture entre les territoires urbains dynamiques et ceux qui se sentaient abandonnés. Le ministre chargé de la sécurité du pays ne manquait ni d’informations ni de mots pour exposer ses inquiétudes.
Le cinéma, lui aussi, avait donné l’alerte. En 2021, Cédric Jimenez portait à l’écran BAC Nord, fiction inspirée d’une affaire judiciaire marseillaise de 2012. Au-delà des controverses qu’il suscita, le film montrait la difficulté d’intervenir dans des quartiers marqués par l’emprise des trafics et la violence des réseaux criminels. Il ne constituait pas un documentaire, mais il rendait visibles au grand public des réalités que policiers, magistrats et habitants décrivaient depuis des années. Qui aurait pu prédire ? Ceux qui vivaient cette situation au quotidien, et même ceux qui étaient allés au cinéma.
Ces avertissements ne racontaient pas tous la même chose. Les difficultés des campagnes ne sont pas celles des quartiers urbains. La délinquance n’est pas le terrorisme. La contestation sociale n’est pas la violence politique. Mais les diagnostics convergeaient sur un point : une nation ne tient pas seulement par ses lois, ses administrations ou ses dépenses publiques. Elle tient par la confiance, par une autorité reconnue comme légitime, par la transmission et par la conviction que chacun appartient à une même communauté de destin. Elle tient par l’éducation reçue dans les familles, par l’instruction transmise à l’école et par une culture commune que chaque génération a le devoir de faire vivre.
Certains responsables politiques ont également traduit leurs inquiétudes en propositions législatives. Le 2 novembre 2022, la députée Alexandra Martin déposait une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la délinquance des mineurs, élaborée avec David Lisnard. Le texte proposait notamment de réduire de moitié à un cinquième l’atténuation de la peine encourue liée à la minorité, de modifier les conditions d’application de cette atténuation et de renforcer la responsabilité pénale des titulaires de l’autorité parentale en cas de manquement à leurs obligations.
En juillet 2023, Alexandra Martin défendait à nouveau ces orientations par amendement devant l’Assemblée nationale. Le débat portait sur une question difficile : comment préserver les principes propres à la justice des mineurs tout en adaptant la réponse pénale à la gravité de certains actes ? Le gouvernement et plusieurs parlementaires s’opposèrent à ces propositions. Là encore, le problème était identifié, les solutions discutées et les désaccords consignés.
Or les fractures d’une société ne sont pas seulement des réalités à comprendre. Elles peuvent aussi devenir des ressources politiques.
Antonio Gramsci, penseur marxiste italien, avait montré l’importance de l’hégémonie culturelle dans la conquête et la conservation du pouvoir. La bataille politique ne se mène pas seulement dans les urnes ou dans les institutions : elle se joue également dans les représentations, les mots, les idées et les références qui finissent par s’imposer à une société. Jean-Luc Mélenchon connaît cette tradition. En 2018, Le Monde rapportait qu’il avait explicitement repris les notions gramsciennes de « guerre de mouvement » et d’« hégémonie culturelle » pour exposer sa stratégie politique.
Cette filiation intellectuelle éclaire une partie de la méthode de La France insoumise : construire un imaginaire collectif, fédérer des mécontentements, transformer des revendications particulières en affrontement politique général. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires occupe une place importante dans cette stratégie. Rien d’illégitime, en démocratie, à chercher de nouveaux électeurs ou à contester le pouvoir. Mais il existe une différence entre organiser une opposition et faire de la confrontation permanente le principe de la vie politique. À force de présenter la société comme un champ de bataille, on risque d’affaiblir ce qui permet encore à des adversaires de demeurer des concitoyens.
L’actualité vient d’en offrir une nouvelle illustration. Le 19 octobre, sur LCI, Lola-Fleur Whittaker, proche de La France insoumise, justifiait, face à David Lisnard, la présence de drapeaux algériens dans les manifestations françaises par le souvenir de la répression du 17 octobre 1961. Dans son propos, elle avance le chiffre de 200 morts, chiffre également diffusé dès 1961 par la Fédération de France du FLN.
Cette tragédie appartient à notre histoire. Elle mérite la vérité et le respect dus à ses victimes. Mais convoquer les blessures d’hier pour nourrir les antagonismes d’aujourd’hui est une instrumentalisation de la mémoire. Une double instrumentalisation car le bilan humain de cette répression demeure discuté par les historiens. Jean-Paul Brunet, après examen des archives disponibles, retient une estimation de 30 à 50 morts. Le rapport Mandelkern de 1998 recensait 32 morts, tandis que le rapport Géronimi de 1999 établissait un autre bilan, sur un périmètre distinct. D’autres historiens, notamment Jean-Luc Einaudi, Jim House et Neil MacMaster, défendent des estimations plus élevées, parfois sur une période plus longue. Rien de cela ne retire à cette répression sa gravité. Mais présenter sans précaution un bilan controversé comme une certitude, revient à négliger les exigences du travail historique. Ce qui, pour une étudiante en Science Po, laisse quelque peu perplexe.
À Marseille, la « DZ Mafia », organisation criminelle impliquée dans le narcotrafic, porte un sigle dont les deux lettres renvoient à Djazaïr, nom arabe de l’Algérie. Qui songerait sérieusement à rendre le peuple algérien responsable des crimes commis par cette organisation ? Personne de raisonnable. Pourquoi faudrait-il alors, à l’inverse, rendre les Français d’aujourd’hui comptables des crimes commis par certains de leurs prédécesseurs ? La responsabilité des crimes appartient à leurs auteurs, non aux peuples auxquels ils prétendent appartenir.
Mon arrière-grand-père Léonel est mort au camp de concentration de Neuengamme, en 1945. Mon oncle Antoine a été assassiné par les fellaghas à Tablat, en Algérie, en 1956. Ces deux drames appartiennent à mon histoire familiale. Ils ont laissé des absences que le temps n’efface pas. Pourtant, je n’éprouve aucune haine envers l’Allemagne ou l’Algérie, ni envers les Allemands ou les Algériens d’aujourd’hui. Je n’ai pas hérité de la haine de ceux qui ont tué les miens. J’ai hérité du devoir de ne pas les oublier.
Et lorsque je pense à Arnaud Beltrame, assassiné en 2018 après s’être volontairement substitué à une otage, à Samuel Paty, professeur décapité en 2020 pour avoir enseigné la liberté d’expression, à Dominique Bernard, professeur assassiné en 2023 en tentant de protéger son établissement, je ressens la même exigence : ne rien oublier, ne rien excuser, combattre sans faiblesse l’idéologie qui a inspiré leurs assassins, mais ne jamais confondre les criminels avec les peuples, les religions ou les générations auxquels ils prétendent appartenir.
Car se souvenir n’oblige pas à haïr, et reconnaître les souffrances du passé n’impose pas de prolonger les conflits qui les ont provoquées. La mémoire est une fidélité, elle ne doit pas devenir une vengeance. Et l’histoire, que nous devons regarder en face, ne saurait être transformée en un réservoir inépuisable de ressentiments. Nous devons transmettre à nos enfants le souvenir des morts, pas la haine des descendants de leurs bourreaux.
Et voici qu’à nos fractures intérieures s’ajoute une autre menace, venue de l’extérieur.
Le 31 juillet 2025, quatorze États occidentaux, dont la France, publiaient une déclaration commune dénonçant les opérations conduites par les services de renseignement iraniens sur leurs territoires. Les gouvernements signataires condamnaient des tentatives de meurtre, d’enlèvement et de harcèlement visant notamment des journalistes, des opposants, des citoyens juifs et des responsables publics. Ils dénonçaient également la collaboration croissante des services iraniens avec des organisations criminelles internationales.
Il ne s’agit donc ni d’une rumeur ni d’une hypothèse politique : des gouvernements démocratiques ont officiellement dénoncé ces atteintes à leur souveraineté. Des Iraniens résidant en France, dont des réfugiés, m’ont transmis une vidéo diffusée sur Instagram le 17 octobre, dans laquelle un homme se présentant comme membre des Gardiens de la révolution iraniens se vantait de participer aux manifestations lycéennes. Qui aurait pu prédire ?
Ce qui frappe, dans cette succession d’alertes, n’est pas l’uniformité des diagnostics. C’est leur ancienneté. Les enseignants avaient écrit. Les géographes avaient cartographié. Les historiens avaient expliqué. Les responsables du renseignement avaient averti. Des candidats à la présidence avaient présenté leurs propositions. Des parlementaires avaient déposé des textes. Des ministres avaient décrit les dangers. Et pourtant, chaque nouvelle crise semble encore surprendre ceux qui exercent le pouvoir.
Bien sûr, des lois ont été votées, des moyens engagés, des dispositifs créés. On ne peut soutenir sérieusement que rien n’a été fait. Mais l’accumulation des réponses ne suffit pas à démontrer leur efficacité. Il faut aussi interroger leur cohérence, leurs résultats et cette étrange propension de l’État à multiplier les instruments sans toujours atteindre les objectifs.
Nous avons pris l’habitude de confondre l’annonce avec l’action, la dépense avec le résultat, la réglementation avec l’autorité. Nous avons cru qu’une circulaire pouvait remplacer une décision, qu’un observatoire pouvait tenir lieu de courage et qu’un nouveau comité Gustave ou Théodule permettait de différer les choix difficiles.
Gouverner, pourtant, ne consiste pas à commenter les événements lorsqu’ils surviennent. Gouverner, c’est voir plus loin que l’actualité, entendre ce qui dérange, distinguer les menaces réelles des peurs entretenues, puis agir avec constance. C’est protéger la liberté sans renoncer à la sécurité, faire respecter la loi sans étouffer l’initiative, maintenir l’unité nationale sans nier les différences qui composent le pays.
La République n’a pas vocation à administrer chaque détail de nos vies. Elle a le devoir de garantir les conditions dans lesquelles nous pouvons librement vivre ensemble.
« Qui aurait pu prédire ? »
La question est désormais presque secondaire. Les avertissements étaient là, dans les livres, les rapports, les auditions parlementaires, les discours et les propositions de loi. Ils étaient accessibles à ceux qui avaient la charge de décider.
La véritable question est celle-ci : qu’avons-nous fait de ce que nous savions ?
Le courage politique ne consiste pas à annoncer ce que chacun sait déjà. Il consiste à décider ce que beaucoup préfèrent différer. Les diagnostics ne manquaient pas. Les avertissements non plus. Ce qui a trop souvent manqué, c’est la volonté de regarder la réalité en face et d’en tirer les conséquences.
Car on peut pardonner à un gouvernement de n’avoir pas prévu l’imprévisible. Il est plus difficile de lui pardonner de n’avoir pas voulu voir ce qui était sous ses yeux.
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Notes et références
- Emmanuel Macron, vœux aux Français, 31 décembre 2022, présidence de la République.
- Jean-Pierre Chevènement, déclarations sur les « sauvageons », 1999.
- Emmanuel Brenner (dir.), Les Territoires perdus de la République, Mille et une nuits, 2002 ; Jean-Pierre Obin, Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires, rapport n° 2004-115, juin 2004.
- Christophe Guilluy, Atlas des fractures françaises, L’Harmattan, 2000 ; Fractures françaises, 2010 ; La France périphérique, Flammarion, 2014.
- Pierre Vermeren, La France qui déclasse. Les Gilets jaunes, une jacquerie au XXIe siècle, Tallandier, 2019 ; On a cassé la République. 150 ans d’histoire de la nation, Tallandier, 2020 ; L’Impasse de la métropolisation, Gallimard, 2021.
- Jérôme Fourquet, L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée, Seuil, 2019.
- Patrick Calvar, audition du 24 mai 2016 devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale relative à la lutte contre le terrorisme.
- François Fillon, entretien au Monde, 27 août 2016, « Remettre en cause l’État de droit pour lutter contre l’État islamique est une erreur » ; discours de Marseille, 11 avril 2017 ; Mon projet pour la France, programme présidentiel de 2017.
- Gérard Collomb, discours devant l’assemblée générale de l’association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, 2017.
- Assemblée nationale, proposition de loi n° 420, visant à renforcer la lutte contre la délinquance des mineurs, déposée par Alexandra Martin et plusieurs députés le 2 novembre 2022.
- Assemblée nationale, deuxième séance du 11 juillet 2023, débats sur les amendements relatifs à l’atténuation de peine applicable aux mineurs et à la responsabilité des parents.
- Alexandra Martin, question au gouvernement du 30 avril 2024, rappelant la corédaction de la proposition de loi avec David Lisnard.
- Antonio Gramsci, Cahiers de prison, 1929-1935 ; Le Monde, 1er mars 2018, « Mélenchon théorise la “guerre permanente” contre “le parti médiatique” ».
- LCI, émission du 19 octobre 2026, échange entre David Lisnard et Lola-Fleur Whittaker, proche de La France insoumise, sur les drapeaux algériens et le 17 octobre 1961.
- Arnaud Beltrame, mort le 24 mars 2018 à la suite de l’attentat de Trèbes ; Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine ; Dominique Bernard, assassiné le 13 octobre 2023 à Arras.
- Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, déclaration conjointe de quatorze États sur les ingérences iraniennes, 31 juillet 2025.
- Cédric Jimenez, BAC Nord, film français, 2021, inspiré de l’affaire de la brigade anticriminalité nord de Marseille (2012).
- Marsactu, « Trafics : de quoi la DZ Mafia est-elle le nom ? », 2 juillet 2025 ; Le Monde, « La DZ Mafia, une PME de la drogue devenue un label criminel aux ambitions mafieuses », 15 octobre 2024.
- Jean-Paul Brunet, Police contre FLN. Le drame d’octobre 1961, Flammarion, 1999 ; Nicole Racine-Furlaud, compte rendu, Revue française de science politique, vol. 50, n° 2, 2000, p. 353-356.
- Dieudonné Mandelkern, rapport sur les archives de la préfecture de police relatives à la manifestation du 17 octobre 1961, 1998 ; Jean Géronimi, rapport sur les archives judiciaires, 1999 ; Alexandre Garcia, « Entre 30 et 200 morts : l’impossible bilan », Le Monde, 17 octobre 2001.
- Jean-Luc Einaudi, Octobre 1961. Un massacre à Paris, Fayard, 2001 ; Jim House et Neil MacMaster, Paris 1961. Les Algériens, la terreur d’État et la mémoire, Tallandier, 2008 ; échanges historiographiques dans The Historical Journal, 2007.
- LCI, La Grande Confrontation, 19 octobre 2026 ; Le HuffPost, 20 octobre 2026, compte rendu de l’échange entre Lola-Fleur Whittaker et David Lisnard.
