A Bergerac, la base reprend la main

Hier soir avait lieu l’assemblée générale du Syndicat des Bergerac… Depuis quelques années la grogne faisait rage entre les dirigeants du Syndicat, qui souhaitaient imposer 4000 pieds par hectare, et la base qui souhaitait rester à 3333 pieds par ha (décret de 1993).

Hier soir les deux camp sont tombés d’accord, à une écrasante majorité, comme ce fut le cas à Bordeaux il y a quelques mois.

Il faut dire qu’en période de crise, et après les engagement du grenelle de l’environnement, imposer une augmentation des densités de plantations est pour le moins ubuesque :

– la densité de plantation n’est pas un objectif pour atteindre la qualité mais un moyen de le faire : l’objectif est le rapport feuille/fruit (nombre de m2 de feuillage par kilo de vendange)
– le bilan carbone d’une parcelle est inversement proportionnelle à la quantité de pieds à l’hectare.
– la quantité de produits phytosanitaires utilisée ramenée au litre de vin produit, est elle aussi inversement proportionnelle à la densité de plantation.

Le cahier des charges adopté par Bergerac hier soir, est en tout point semblable à celui adopté par Bordeaux, ce qui pour deux vignobles voisins et appartenant au même « bassin de production » est pour le moins logique.

Merci à Eric Chadourne d’avoir mener avec intelligence la douce fronde.
Merci à MM Hecquet, de Bosredon, Sadoux et Barriat, d’avoir participé à l’obtention du consensus.

De nombreux articles à ce sujet sur ce blog.

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