
À l’aube des campagnes pour l’élection présidentielle de 2027, les enjeux de souveraineté, d’agriculture et de pouvoir d’achat dominent le débat politique français. Dans son ouvrage récent, L’humain, l’écologie et la politique, Yves d’Amécourt, viticulteur et porte-parole du mouvement Nouvelle énergie, dénonce l’hypocrisie des accords commerciaux comme celui du Mercosur et l’interdiction d’exploiter les ressources nationales. Il plaide pour une cohérence normative : si la France autorise l’importation de produits issus de méthodes interdites localement, elle devrait les autoriser sur son propre sol ou refuser le commerce. Cette logique s’applique à l’énergie, où l’exploitation du gaz de schiste français, jugée plus propre et régulée que les importations, est présentée comme une nécessité pour stopper la délocalisation des émissions de carbone.
L’auteur critique également la gestion économique actuelle, dénonçant un endettement public massif qui place la France sous la dépendance de ses créanciers et menace sa souveraineté industrielle et agricole. Son projet repose sur la restitution aux travailleurs d’une partie des cotisations sociales perçues, estimée entre 200 et 400 euros par bulletin de salaire, financée par des économies structurelles dans l’État. Il s’inspire de modèles locaux réussis, comme celui de Cannes, pour prouver qu’il est possible de réduire la dette et le budget de fonctionnement tout en améliorant le service public sans augmenter la pression fiscale. Pour lui, la souveraineté se conquiert par une indépendance retrouvée dans les secteurs industriel, numérique et financier.
Sur le plan sociétal, Yves d’Amécourt remet en cause l’égalitarisme, qu’il assimile à un nivellement par le bas qui décourage l’effort et le succès, préférant l’égalité des droits et des chances. Il appelle à un grand débat pour clarifier les visions politiques et démasquer les impostures, soulignant les contradictions des dirigeants actuels sur des dossiers stratégiques comme les mines de lithium. Concernant le climat, il rejette le dogme de la décroissance, affirmant que la croissance est indispensable pour financer l’innovation écologique. Il propose des solutions concrètes basées sur la science, telles que le reboisement massif et l’enrichissement des sols en matière organique, pour fixer le carbone tout en augmentant la productivité agricole et la résilience face aux sécheresses.
