Agenda 21 de la Gironde – Acte II

Certains amis s’étonnent que notre groupe se soit abstenu hier matin lors du vote de l’Agenda 21 du département de la Gironde (Acte II). Voici quelques explications…

Je me suis engagé en politique pour changer les choses, petites ou grandes, pour être au service des autres, de mon prochain. Pas pour me prendre des baffes en permanence par des élus qui captent le pouvoir depuis trop longtemps.

Il n’y avait aucune raison pour que l’on s’abstienne sur les délibérations concernant l’agenda 21. Aucune raison avant que Philippe Madrelle ne prenne la parole. Comment voulez vous donner quitus à une démarche telle que l’agenda 21, lorsque vous êtes sous le feu du Président du Conseil Général comme nous l’avons été au démarrage de cette assemblée !?! Où est le consensus et le respect ? Où est l’écoute et l’ouverture chère au développement durable ?

Il n’y avait aucune raison pour que l’on s’abstienne sur les délibérations concernant l’agenda 21. Aucune raison sauf celle d’entendre le Président nous donner des leçons d’humanisme et d’écologie, quand lui même de respecte pas le premier principe du développement durable : « soyez le changement que vous souhaitez, donnez l’exemple ».

Il n’y avait aucun raison pour que l’on s’abstienne sur les délibérations concernant l’agenda 21. Juste un léger besoin de reconnaissance… Notre territoire est pionnier en matière de bois-énergie. En Sauveterrois, nous avons construit, sans l’aide du Conseil Général un « relais de service public » qui est un bâtiment à énergie positive, nous nous lançons dans la construction d’une ferme photovoltaïque de 7,5 ha, nous avons mesuré le vent depuis 2 ans afin de connaître le gisement éolien et nous nous engageons dans une concertation pour juger de l’opportunité d’installer 3 éoliennes. La communauté des communes organise depuis deux ans la semaine du développement durable. Notre canton compte 100 emplois en ESAT et nous sommes en train de construire un hôtel de 29 chambres qui sera une entreprise adaptée dans le domaine du tourisme et de l’accueil, La ville de Sauveterre développe avec Gironde Habitat un projet de lotissement économe des espaces sur le modèle des bastides. Nous étudions l’aménagement en centre ville d’un foyer pour les salariés déficients sensoriels de l’ESAT « voir ensemble ». La ville de Sauveterre s’est équipé il y a deux ans d’un véhicule électrique. Les locaux de la Mairie vont être réaménager et l’énergie consommée sera divisée par deux, …

Je n’ai jamais entendu le Conseil Général de la Gironde communiquer sur nos actions… Des audits sont faits nous ne sommes jamais consultés…

Le Conseil Général au sujet de son agenda 21 parle de projet « intégrateur » ? Mais comment parler d’intégration quand à chaque prise de parole en présence du Président Madrelle on se prend une volée de bois vert ?

Le développement durable devrait commencer dans notre hémicycle par un peu de respect ! Comment se fait-il qu’on puisse débattre sereinement avec Bernard Dussaut, mais pas avec Philippe Madrelle ? Comme se fait-il que Jean-Jacques Paris, pourtant vice-Président du CG, devient pâle lorsqu’il doit avouer en séance qu’il n’est pas d’accord avec le Président ? Comment se fait-il qu’à chaque fois que je prends la parole, on me balance mes origines aristocratiques, la révolution française, etc… Est-il bien bien normal qu’un Président de Conseil Général qui se dit « humaniste » et site le Mahatma Gandhi, juge quelqu’un en fonction du nom qu’il porte

Tout cela me laisse un goût amère. Je ne cite pas une multitudes d’autres expériences que je vis depuis que j’ai été élu en 2004. Pas joli joli… Alors parfois on arrive à passer au delà de tout cela pour aller vers le « consensus »… La semaine dernière ce n’était pas le cas !

Je comprends la déception de ceux qui nous vu nous abstenir sur ce dossier quand on sait l’attachement que nous portons, que je porte, sur ces questions. Mais le développement durable n’est possible que dans le respect mutuel.

Je vois bien sur les documents concernant le développement durable que l’on fait toujours référence à l’unanimité et au consensus au sein de l’assemblée… Mais quand une association ou une commune reçoit une subvention dans mon canton, le Président écrit en bas de la lettre « votre conseiller général n’a pas voté le budget, il ne peut donc pas se prévaloir du versement de cette subvention »… Sans doute sont-ce là, les limites de l’unanimité…

Si l’on ne se respecte pas les uns les autres, comment respecter la planète, comment respecter les génération futures, comment parler de développement ? Pour moi, le développement passe par le respect des autres.

Respecter les autres demain, commence aujourd’hui !

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