« On ne prépare pas le monde qui vient avec les recettes du monde qui s’en va. »

Discours pour la rentrée de Nouvelle-Énergie à Bordeaux

Chers amis,

Le 24 septembre, à l’occasion de notre assemblée générale, David Lisnard m’a fait l’honneur et la surprise de proposer ma candidature à la vice-présidence de Nouvelle Énergie.

J’ai accepté avec gratitude, avec joie, mais aussi avec le sentiment très clair de la responsabilité qui m’était confiée. Car je suis engagé dans cette aventure à ses cotés depuis 2020.

Six années de rencontres, de déplacements, de débats, de propositions. Six années surtout à écouter ceux qui font : agriculteurs, forestiers, pêcheurs, entrepreneurs, élus locaux, scientifiques, artisans, responsables associatifs.

Six années qui m’ont aussi permis de mieux connaître David Lisnard, sa pensée, sa méthode, son exigence et cette volonté qui l’anime de remettre la liberté et la responsabilité au cœur du projet français.

Et lorsque je me demande pourquoi je poursuis cet engagement, quelques convictions simples me viennent à l’esprit que je souhaite partager avec vous ce soir. Elles ne constituent pas un catalogue de mesures. Les mesures que proposent David circulent désormais sur les réseaux sociaux. Elles disent quelque chose de plus profond : une certaine idée de l’homme, de la politique et de la France.

Je voudrai vous dire ce que je crois, ce à quoi je crois et la raison de mon engagement.

Je crois à la liberté parce que je crois à la responsabilité

C’est le commencement de tout. Je crois à la liberté d’entreprendre, de travailler, de transmettre, de créer, de choisir son métier, son mode de vie, le lieu où l’on veut vivre, l’éducation que l’on veut donner à ses enfants. Mais je ne crois pas à une liberté sans devoir.

La liberté et la responsabilité sont les deux faces d’une même pièce.

Être libre, c’est pouvoir choisir et répondre de ses choix. C’est pouvoir réussir, se tromper, tomber parfois, se relever souvent. Depuis des décennies, nous avons construit un système dans lequel la puissance publique prétend nous protéger de tout : du risque, de l’erreur, de l’échec, parfois même de nous-mêmes. À force de vouloir supprimer tous les risques, nous finissons par supprimer la liberté de les prendre. Or aucune grande aventure humaine ne s’est jamais construite sans risque. L’entrepreneur prend un risque lorsqu’il investit, le paysan lorsqu’il sème, le jeune lorsqu’il choisit un métier, le couple lorsqu’il fonde une famille, le chercheur lorsqu’il explore une voie nouvelle. La vie n’est pas une procédure que l’on pourrait sécuriser jusqu’à en supprimer tous les aléas. La vie est une aventure, la vie est un risque à courir. La première mission de la politique n’est donc pas de conduire les hommes par la main. Elle est de leur rendre leur liberté et leur responsabilité.

Je crois à l’émancipation par l’éducation

Car la liberté ne se décrète pas. Elle s’apprend. On n’est véritablement libre que lorsque l’on possède les mots pour exprimer sa pensée, les connaissances pour comprendre le monde, la culture pour mettre les événements en perspective et l’esprit critique pour distinguer le vrai du faux. L’école ne doit donc pas seulement préparer à un métier. Elle doit préparer à la liberté.

Lire, écrire, compter, raisonner. Connaître notre histoire. Comprendre les sciences. Découvrir la littérature. Pratiquer les arts et le sport. Apprendre à argumenter plutôt qu’à invectiver. L’ignorance enferme. La connaissance libère.

Et je crois à l’exigence. Être exigeant avec un enfant, c’est lui dire que nous le croyons capable. L’école devrait être la première fabrique française de liberté.

Je crois à la personne avant les catégories

Notre époque adore classer les individus selon leur origine, leur sexe, leur âge, leur territoire, leur profession, leur communauté. À force de vouloir décrire les hommes, nous finissons parfois par oublier de les regarder. Je crois à la singularité de chaque personne. Au mérite, au travail, au talent, à l’effort, mais aussi à la seconde chance.

Personne ne devrait être assigné à son origine, à son milieu ou à son histoire. L’homme est toujours plus grand que la case dans laquelle on voudrait le faire entrer. Nous ne sommes pas seulement les héritiers de nos déterminismes. Nous sommes aussi les auteurs de nos vies. Et la République ne doit pas garantir à chacun le même destin. Elle doit garantir à chacun la même liberté d’en construire un.

Je crois à l’enracinement et à la transmission

On voudrait parfois nous faire choisir entre les racines et l’avenir. Je refuse ce choix. Un arbre sans racines tombe au premier vent. Mais les racines ne sont pas faites pour retenir l’arbre sous terre. Elles lui permettent de pousser vers le ciel. Il en va ainsi des hommes. Il en va ainsi des peuples.

Nous pouvons aimer notre histoire, nos villages, nos paysages, nos cathédrales, nos clochers, nos vignobles, notre gastronomie, nos langues régionales, nos traditions et nos savoir-faire sans transformer la France en musée.

Car hériter, ce n’est pas conserver. Hériter, c’est recevoir, enrichir et transmettre. Chaque génération reçoit quelque chose qu’elle n’a pas construit : une langue qu’elle n’a pas inventée, des paysages qu’elle n’a pas dessinés, des monuments qu’elle n’a pas bâtis, des œuvres qu’elle n’a pas écrites. Son devoir n’est pas de mettre cet héritage sous cloche. Il est de l’habiter, de l’adapter, de l’enrichir et de le transmettre à son tour. C’est vrai d’une maison, d’une exploitation agricole, d’une entreprise. C’est vrai aussi d’une civilisation.

Une nation n’est pas seulement une administration ou une frontière. C’est une histoire, une langue, des paysages, des souvenirs, des œuvres, des blessures, des victoires et des rêves partagés. La France nous précède et, je l’espère, nous survivra. Nous en sommes les dépositaires provisoires.

Aimer la France ne consiste donc pas à contempler ce qu’elle fut, mais à se demander ce qu’elle peut encore devenir. La France n’a jamais été aussi universelle que lorsqu’elle était profondément française. L’universel ce n’est pas l’uniforme. Pour être ouverte au monde, la France doit savoir qui elle est.

Je crois au travail et au temps long

J’ai été ingénieur, syndicaliste, chef d’entreprise, élu local. Je suis vigneron. Et la vigne m’a appris quelque chose que la politique oublie parfois : rien de durable ne se construit en un trimestre. On plante aujourd’hui pour récolter demain. Le forestier le sait mieux encore : il lui arrive de planter des arbres dont il ne verra jamais l’ombre. Il faut accepter de travailler pour un temps que l’on ne connaîtra pas. Voilà une magnifique leçon de civilisation.

Nos sociétés sont obsédées par l’immédiat : la prochaine échéance, le prochain sondage, le prochain trimestre, la prochaine polémique, la prochaine notification. Mais les grandes choses demandent du temps. Éduquer un enfant demande du temps. Faire pousser un arbre demande du temps. Former un artisan demande du temps. Construire une entreprise demande du temps. Imaginez le temps qu’il faudra pour réparer un pays !

Nous devons retrouver le goût du travail bien fait et le respect de celui qui connaît son métier : l’artisan son geste, le paysan sa terre, le professeur sa discipline, l’ingénieur sa technique, l’entrepreneur son marché. Nous avons trop souvent confondu diplôme et compétence, réglementation et connaissance, procédure et intelligence. Le savoir ne descend pas toujours d’en haut. Il remonte souvent du terrain.

Je crois davantage à l’homme augmenté qu’à l’homme administré

Oui, je crois à l’homme augmenté. Non pas à cet homme bardé de technologies, corrigé par des algorithmes, délivré de ses fragilités et peut-être, un jour, de son humanité. Je crois à l’homme augmenté par l’éducation, la connaissance, la culture, la science, le travail, l’expérience, la transmission, la liberté et la responsabilité. Je crois à l’homme augmenté par la confiance qu’on lui accorde. Je crois beaucoup plus à cet homme-là qu’à l’homme administré.

C’est probablement ce que mes années de maire, d’élu local, d’entrepreneur et d’agriculteur m’ont appris de plus précieux. Vu de loin, un territoire est une statistique. Vu de près, ce sont des hommes et des femmes. Quand on est maire, on découvre qu’un problème compliqué depuis Paris devient parfois assez simple lorsqu’on fait confiance à ceux qui vivent sur place. Quand on est agriculteur, on découvre qu’une norme parfaitement cohérente dans un bureau peut devenir parfaitement absurde lorsqu’elle rencontre un champ, une rivière, une pente ou une sécheresse. Quand on est entrepreneur, on découvre combien il est facile de réglementer un emploi que quelqu’un d’autre devra créer. Mis il est beaucoup plus compliqué de créer un emploi soi même.

Nous avons construit un pays dans lequel ceux qui font, doivent trop souvent demander la permission à ceux qui ne font pas. Retrouvons une autre logique. Faisons confiance aux maires, aux professeurs, aux médecins, aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux associations, aux familles.

Redonnons du pouvoir à ceux qui font. Ce n’est pas supprimer l’État. C’est lui permettre de redevenir fort là où nous avons besoin de lui. Un État qui veut tout faire finit par ne plus savoir accomplir l’essentiel. Je préfère la confiance au contrôle, la responsabilité à l’assistance, l’initiative à la procédure. Car la liberté n’abaisse pas l’homme. Elle l’augmente.

Je crois à la science et au progrès

Je refuse le pessimisme technologique devenu si fréquent. Je crois à la science, à l’industrie, au nucléaire, à la génétique, à la recherche, au numérique, à l’intelligence artificielle. Je crois au génie humain.

Mais la technologie doit aider l’homme à devenir davantage lui-même. L’intelligence artificielle doit augmenter notre intelligence, non nous dispenser de penser. La science doit augmenter notre capacité d’agir, non décider à notre place de la direction à prendre. Le progrès ne me fait pas peur. Ce qui m’inquiète serait plutôt une société tellement effrayée par l’avenir qu’elle renoncerait à l’inventer.

Cela vaut aussi pour l’écologie. Je crois davantage à une écologie de l’intelligence qu’à une écologie de l’interdiction. Une écologie qui observe, expérimente, innove, plante, cultive, adapte. Une écologie qui considère l’homme non comme le problème, mais comme une partie de la solution. Entre le technocrate qui voudrait mettre la nature aux normes et le jardinier qui cherche à la comprendre, je choisirai toujours le jardinier.

Je crois à l’unité et à la concorde

Notre pays est fragmenté. Nous passons notre temps à nous classer et à nous opposer : urbains contre ruraux, actifs contre retraités, salariés contre entrepreneurs, public contre privé, métropoles contre campagnes, générations les unes contre les autres.

À chaque difficulté, nous cherchons un coupable. Mais on ne construit pas un pays en additionnant ses colères.

Il faut retrouver ce qui nous rassemble : une langue, une histoire, une culture, des règles communes, une certaine idée de la liberté, une volonté de transmettre et surtout un avenir à construire ensemble. La concorde n’est pas l’unanimité. Elle est la capacité de personnes qui ne pensent pas la même chose à accepter néanmoins qu’elles appartiennent à la même communauté de destin. Une démocratie n’est pas un pays dans lequel tout le monde est d’accord. C’est un pays dans lequel les désaccords n’empêchent pas de faire société.

Et je crois, par-dessus tout, à l’espérance

Car tout cela ne servirait à rien si nous avions perdu le désir de l’avenir. Notre pays est gagné par une étrange fatigue. Nous parlons beaucoup de ce qui va disparaître, de ce qui va manquer, de ce qui sera interdit demain. Nous expliquons à nos enfants les catastrophes qui les attendent avec beaucoup plus d’application que nous ne leur racontons les merveilles qu’ils pourront inventer.

Je refuse cette politique de la peur. Je crois à une écologie qui donne envie de vivre. À une économie qui donne envie d’entreprendre. À une école qui donne envie d’apprendre. À une politique familiale qui donne envie de transmettre. À un pays qui donne envie d’avoir des enfants.

L’espérance n’est pas l’optimisme béat. Elle consiste à considérer qu’aucune difficulté n’interdit d’agir. Le pessimiste explique pourquoi rien n’est possible. L’homme d’espérance cherche par où commencer.

La politique ne donnera jamais le bonheur. Ce n’est pas son rôle. Mais elle peut dégager le chemin, rendre la liberté possible, récompenser l’effort, protéger les plus fragiles, faire respecter les règles communes, transmettre une culture, préparer l’avenir. Et puis savoir s’effacer pour laisser les femmes et les hommes écrire leur propre histoire.

Il reste alors une question. Pourquoi David Lisnard ?

Pourquoi, parmi tant d’engagements possibles, ai-je choisi depuis 2021 de travailler à ses côtés ? Parce que j’ai rencontré un homme de convictions. Cela ne signifie pas que nous soyons d’accord sur tout. Je m’en réjouis même. La liberté que nous revendiquons pour le pays doit commencer entre nous.

Mais depuis que je connais David, j’observe chez lui une chose devenue suffisamment rare pour être soulignée : une continuité entre ce qu’il pense, ce qu’il dit et ce qu’il fait. Il croit à la liberté : il la pratique. Il croit à la responsabilité : il l’assume. Il croit à la décentralisation parce qu’il connaît le métier de maire et la réalité des territoires. Il croit à l’entreprise parce qu’il sait que la richesse doit être créée avant d’être distribuée. Il croit à l’éducation, à la culture, à la science, au mérite, à la transmission.

Mais il y a autre chose. David Lisnard est un contemporain.

J’emploie ce mot dans son sens le plus profond. Être contemporain, ce n’est pas simplement vivre à la même époque que les autres. C’est comprendre l’époque dans laquelle on vit. C’est comprendre celui qui travaille la terre comme celui qui développe une intelligence artificielle. Celui qui a connu le monde d’avant Internet et celui qui n’a jamais vécu sans smartphone. Celui qui habite un village et celui qui vit dans une métropole.

Car le monde a changé. Révolution numérique, intelligence artificielle, transformations du travail, révolution scientifique, vieillissement démographique, bouleversements géopolitiques, changement climatique, nouvelles aspirations des jeunes générations : nous avons changé de monde sans toujours nous en apercevoir.

Et pourtant, une partie du débat politique continue de chercher dans les tiroirs du siècle dernier les réponses aux questions du siècle qui a commencé. Les uns voudraient revenir en arrière. Les autres voudraient prolonger indéfiniment ce qui existe.

Je ne crois ni à l’un ni à l’autre.

On ne prépare pas le monde qui vient avec les recettes du monde qui s’en va. Cela ne signifie pas faire table rase du passé. Bien au contraire. Nous avons besoin de notre histoire, de notre culture, de notre expérience. Mais l’héritage est une boussole, ce n’est pas un itinéraire.

Être contemporain, c’est refuser deux facilités : la nostalgie et le conformisme. La nostalgie consiste à croire qu’il suffirait de revenir au monde d’avant. Le conformisme à penser qu’il suffirait de gérer un peu mieux le monde actuel.

Notre tâche est plus ambitieuse. Il faut comprendre le présent pour préparer l’avenir. Comprendre les nouvelles générations. Comprendre l’intelligence artificielle plutôt que simplement la craindre. Comprendre les nouvelles formes de travail. Comprendre les transformations de l’agriculture Comprendre les nouvelles aspirations à l’autonomie et à la mobilité. Accompagner un changement de monde ne signifie pas le subir. C’est exactement le contraire.

Comprendre son époque est la première condition pour pouvoir agir sur elle.

C’est ce que je trouve chez David Lisnard : une capacité à tenir ensemble ce que l’on oppose trop souvent : l’héritage et l’innovation, l’autorité et la liberté, la culture et la technologie, l’enracinement et l’ouverture, l’expérience et l’audace. Il ne s’agit donc pas seulement de réformer la France. Il s’agit de lui permettre d’entrer pleinement dans le monde qui vient sans cesser d’être elle-même. Et c’est peut-être cela, au fond, être véritablement contemporain : savoir ce que l’on doit conserver, comprendre ce qui change et avoir suffisamment confiance dans l’homme pour inventer ce qui n’existe pas encore.

Et puis David travaille. Et croyez moi, dans le milieu politique, c’est une qualité rare.

Il lit. Il écrit. Il écoute. Il confronte ses idées à celles des autres. Il ne confond pas conviction et certitude.

Dans une époque où la communication précède trop souvent la réflexion, cette méthode compte. C’est cela qui m’a conduit à travailler avec lui.

Non pas la recherche d’un homme providentiel – je ne crois guère aux hommes providentiels, lui non plus – mais la volonté de construire autour d’un homme de convictions une équipe de femmes et d’hommes libres, capable de proposer au pays un projet cohérent.

Quelque chose est en train de se passer

Nouvelle Énergie grandit. Nous sommes aujourd’hui plus de 30 000 adhérents. Partout en France, des groupes se constituent. Des personnes qui ne se connaissaient pas hier se rencontrent. Des élus nous rejoignent. Des citoyens viennent écouter, lire, discuter. Ce mouvement ne vient pas seulement d’en haut. Il monte du pays. Et la suite ne dépend pas seulement de David Lisnard.

Elle dépend de chacun d’entre nous.

Notre responsabilité individuelle est simple : permettre à davantage de Français de connaître David Lisnard, de découvrir ses idées, de lire ses propositions, d’écouter ses discours et de se faire leur propre jugement.

Nous sommes 30 000 aujourd’hui. Imaginons que chacun permette à dix personnes de mieux connaître notre démarche. 30 000 deviennent 300 000. puis 300 000 deviennent 3 millions.

Et de proche en proche, ce qui paraissait impossible devient possible.

Parce qu’un livre de David ou sur David aura été prêté.

Parce qu’un discours aura été partagé.

Parce qu’une réunion aura été organisée.

Parce qu’une conversation aura commencé.

Parce qu’un Français aura dit à un autre :

« Écoute-le. Lis-le. Regarde ce qu’il propose. Et fais-toi ton opinion. »

C’est cela, aussi, la démocratie.

Nous entendons encore : « David Lisnard ? Il n’est pas assez connu. »

Mais connu par qui ? Et surtout : qui doit le faire connaître ?

Nous pouvons toujours attendre qu’un journal fasse sa une, qu’une chaîne de télévision l’invite, qu’un sondage crée l’événement. Ou comprendre que cette rencontre peut aussi commencer avec nous.

Une élection présidentielle est, au bout du compte, la rencontre entre une femme, un homme et un peuple. Cette rencontre ne se décrète pas. Elle se construit.

Elle peut naître du pays lui-même, de proche en proche, lorsque des citoyens décident de lire, d’écouter, de discuter et de se faire leur propre jugement.

Alors faisons circuler les idées de David. Faisons connaître les textes. Organisons des rencontres. Ouvrons les discussions. Acceptons la contradiction. Et laissons chacun, librement, se faire son jugement.

Voilà pourquoi j’ai accepté la responsabilité qui m’a été confiée le 24 septembre.

Parce que je crois en une France libre parce que responsable. Une France ouverte parce qu’enracinée. Une France moderne parce qu’elle sait transmettre. Une France ambitieuse parce qu’elle croit encore au progrès. Une France qui considère ce qu’elle a reçu non comme un trésor à enfouir, mais comme un héritage à faire fructifier. Une France qui ne cherche pas à administrer davantage ses citoyens, mais leur donne les moyens de grandir, de créer, d’entreprendre et de transmettre. Une France qui préfère l’homme augmenté par la connaissance, la culture, la responsabilité et la liberté à l’homme administré par la norme, la procédure et la défiance. Une France, enfin, qui cesse d’apprendre à ses enfants à avoir peur de demain et leur donne à nouveau l’envie de le construire.

Car au fond, le véritable enjeu politique est peut-être celui-ci : rendre à la France sa liberté d’agir et rendre aux Français le désir de construire un nouvel avenir.

C’est la raison de mon engagement depuis 2020.

C’est le sens de la confiance qui m’a été témoignée le 24 septembre.

Et c’est désormais notre responsabilité collective : faire vivre le débat, permettre la rencontre, et laisser les Français choisir.

David a besoin de nous, David a besoin de vous,

On le fera !

Vive Nouvelle Énergie

Vive la France !

Nouvelle Énergie – David Lisnard

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