Distillation de crise : au Conseil Général le traitement est homéopathique !

Cet après midi la majorité au Conseil Général de la Gironde a proposé de participer au financement des intérêts d’emprunt dans le cadre de la distillation de crise… Ou « comment paraître sans payer » : Voici mon intervention…

Monsieur le Président, Cher Collègues,

Nous allons bien sûr voté cette proposition même si nous trouvons qu’elle est, comme le reste de votre plan d’aide à la viticulture en crise, bien en deçà de ce que pourrait espérer cette filière : le premier employeur de notre département !

Ce plan d’aide ne coûtera jamais les 30000 € escompté, nous l’avons vu en commission… Tout au plus cela coûtera 5 ou 6000 € au département!

Nous votons cette mesure alors que tous les viticulteurs ont souscrit la distillation au mois de juillet et viennent d’être payés de la partie européenne de la subvention par le biais des entreprises de distillation. Cette prise en charge des intérêts n’agit que sur la moitié des intérêts (1,75%), intérêt qui auront couru sur 3 mois (nous sommes à 0,43%), elle n’agit que sur la moitié des fonds versés (l’autre moitié est versée par l’interprofession), nous voilà à 0.21%, et elle s’adresse aux initiés… ceux qui ont su, on ne sait trop comment, que le Conseil Général pourrait prendre en charge cette moitié, de moitié, de moitié … soit au final 0,01% !

D’après mes informations vous avez décidé de cette mesure au mois de juin en catimini après une rencontre avec les jeunes viticulteurs : pourquoi ne pas avoir communiqué à l’époque, afin que chacun puisse connaître votre proposition ?

Dans cette histoire vous êtes un peu comme cette orchidée qui attend que le grand arbre ait grandi et qu’il souffre, que des fentes apparaissent dans son branchage, pour s’implanter dans ses branches et déployer ses fleurs aux yeux de tous !

L’impression que ça donne, est que vous utilisez la situation pour faire parler de vous à moindre coût ! Même pas le prix d’un encart publicitaire dans Sud-Ouest !

Réponse de Philippe Madrelle : Monsieur d’Amécourt, mon interlocuteur c’est le Président du CIVB. Vous n’avez pas réussi à être Président du CIVB. Le Président du CIVB est très content de cette mesure.

Réponse d’Alain Leveau : Monsieur le Président, ce n’est pas parce que le Grand-Père de d’Amécourt a inventé l’hélicoptère que d’Amécourt a le droit de faire du vent.

Philippe Madrelle : Pas d’attaques personnelles s’il vous plait.

NB : Décidément la viticulture n’intéresse ni Philippe Madrelle, ni Alain Leveau (Président de la Commission Viticulture), sur 1 Milliard 500 Millions d’euros de budget, la département de la Gironde consacre un peu moins de 2 millions d’euros au premier employeur du département. C’est à peu de chose près le coût de 3 gros rond-points…

Quant à Alain Leveau, peut-être qu’avec un hélicoptère, ses réflexions voleraient plus haut…

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