Eloge funèbre de Jacky Verdier, Maire de Sadirac (Eglise Saint-Martin, le 20 septembre 2013).

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Monsieur l’abbé, Mesdames, Messieurs, Chère Madame,

Jacky et moi nous étions assez complices. Disons que nous partagions un certain nombre de valeurs, et que nous regardions dans la même direction.

J’avais beaucoup d’admiration pour lui : pour son sens de l’intérêt collectif et sa capacité à dépasser les intérêts particuliers.

Il y a des gens qui ont de l’autorité, il y a des gens qui sont autoritaires, d’autres, enfin, comme Jacky, qui font autorité…

Il y a des gens qui n’ont pas besoin d’élever la voix pour qu’on les écoute, qui n’ont pas besoin de faire de grands discours pour qu’on les entende. Il était de ceux-là.
Jacky aimait la convivialité et les liens d’amitié. Il aimait le réconfort après l’effort.

Il savait les mérites du travail en équipe. Il savait par expérience qu’une équipe de rugby avec 15 piliers ne sert à rien ! Que dans une équipe, chacun à sa place, son rôle à jouer. Qu’une équipe doit être complémentaire et plurielle. Il savait en bon rugbyman, que lorsqu’on passe le ballon on le passe en arrière, mais que ce faisant, on gagne quelques mètres, car on le passe à quelqu’un qui est mieux placé que soi, pour marquer l’essai ou tenter le drop.

Il savait plus que tout autre que le collectif c’est dans l’action qu’on le construit.

Jacky avait le sens de l’engagement et de la parole donnée. C’était un « facilitateur », un « aidant », quelqu’un qui disait « oui » à priori, quand d’autres disent non, sans savoir.

J’avais beaucoup d’admiration aussi pour son courage face à la maladie, sa façon de ne pas en parler, pour que chacun comprenne. Je sais qu’il était prêt à partir, même si comme chacun de nous, il ne connaissait ni le jour, ni l’heure.

A ces deux petites filles Apolline et Victoire, je veux raconter une histoire…

Un jour que Michel Ange sculptait un petit cheval, un de ses jeunes élèves s’approcha de lui, et lui dit : « Maître comment savais-tu qu’il y avait un cheval dans cette pierre ? »

Et bien Jacky était semblable à ce Michel Ange, recherchant à chaque instant, le « cheval dans la pierre » ! Car il savait, comme Michel Ange, que dans chaque pierre, il y a un cheval qui sommeille.

Jacky est passé sur terre en faisant le bien !

Si vous me le permettez, Monsieur l’Abbé, j’aimerais que l’on puisse applaudir Jacky.

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