Emprunts toxiques :  » Errare humanum est, perseverare diabolicum « 

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Le 1er octobre, invitée de l’émission de variété ONPC sur FRANCE 2, Ségolène Royal s’exprimait sur les accusations de détention d’emprunts toxiques concernant la Région Poitou-Charentes qu’elle présidait: « C’est de la diffamation ! »

Depuis le début de cette histoire, révélée dans les médias au moment de la fusion des 3 Régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, au 1er janvier 2016, Ségolène Royal nie formellement avoir contracter pour la Région Poitou-Charentes des « emprunts toxiques ».

La Présidente de l’ex-Région Poitou-Charentes a d’ailleurs toujours nié avoir eu recours aux emprunts toxiques, malgré de nombreux courriers et interventions en séance, de son opposition, notamment à l’occasion des débats budgétaires. Elle observe sur ce sujet, une certaine constance.

Pourtant, dès 2011, le journal Libération publie à partir des données de la banque Dexia (2009) une carte des collectivités locales, dont la Région Poitou-Charentes pour 65775000 € , qui détiennent des emprunts toxiques. Dans un article du magazine Challenges du 27 avril 2015 (basé sur des données de 2012), la Région Poitou-Charentes apparaît comme détentrice d’emprunts toxiques avec un encours de 37,77 M€.

Diffamation, erreur de jugement ?

Problème, les collectivités « shootées aux emprunts toxiques » , toujours selon « Challenges », avaient jusqu’au 30 avril 2015 pour frapper à la porte du Fonds de soutien aux collectivités locales mis en place par l’Etat en 2014, pour les aider à se dégager de leurs encours sans trop de casse.

Mais ni la Présidente de la Région Poitou-Charentes, ni son successeur, est-ce par une fierté mal placée, est-ce par méconnaissance, … n’ont pas fait appel au dit « fond de soutien ».

Si la Région Poitou-Charentes, sous la Présidence de Ségolène Royal, avait effectivement contracté des emprunt toxiques, alors sa faute serait double : la 1ère, celle de les avoir contractés, mais d’autres qu’elle se sont fait abusés, au même moment -faute avouée à moitié pardonnée- ; la seconde, celle de ne l’avoir pas déclarée en son temps auprès de l’Etat, interdisant du même coup à la Région de pouvoir bénéficier du fond de soutien. Ca, ce serait une faute plus grave encore…

 » Errare humanum est, perseverare diabolicum  »

Nous attendons donc avec impatience le rapport de la Chambre Régionale des Comptes à ce sujet.

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