Philippe de Villiers se retire …

Philippe_de_Villiers.jpgDans un « message à tous les Vendéens » publié sur le site du Conseil Général de la Vendée, Philippe de Villiers tire sa révérence…après plus de 20 ans passés à la Présidence du Conseil Général de la Vendée. Un département qu’il a, avec son équipe, équipé, façonné, dynamisé, sur tous les fronts… Du littoral a l’arrière Pays, de la culture au tourisme, du devoir de mémoire à l’engagement vers le futur, de radio Alouette à la cinéscénie du Puy du Fou, du développement économique à l’action sociale… sous la baguette de Philippe de Villiers, chef d’orchestre, tant de projets ont vu le jour et ont fait de la Vendée un département exemplaire !

Pendant vingt-deux ans, j’ai servi la Vendée. Avec passion. De tout mon coeur. Avec l’amour de cette terre qui est la nôtre et à laquelle je dois tous mes enthousiasmes et mes créations.

J’ai accompli ma mission dans le détachement et le désintéressement, en m’efforçant de mettre au-dessus de toutes les contingences, le seul souci du Bien commun.

Avec tant de Vendéens audacieux, nous avons relevé une succession de défis improbables. J’ai voulu faire de la Vendée un département moderne par une grande politique de désenclavement, de Vendéopôles, afin de soutenir les créateurs de richesse et d’emplois. Par une grande politique culturelle et événementielle, j’ai voulu qu’on rende à la Vendée son histoire et son identité.

Mais surtout, avec beaucoup d’autres que je salue chaleureusement, chacun à sa place, nous avons voulu que la Vendée soit reconnue, qu’elle ne soit plus oubliée ou méprisée, dans sa tradition et son dynamisme et qu’elle ait une belle image.

Nous avons accompagné et créé des fleurons.

J’ai suivi le même chemin depuis vingt-deux ans pour que chaque petit Vendéen retrouve ou fasse grandir le sentiment de fierté de la Vendée.

Nous avons donné à la Vendée de l’élan et du souffle.

Dans beaucoup de domaines, nous avons innové, portant la Vendée à J’avant. La Vendée a beaucoup changé. On la regarde différemment. Il n’y a plus d’ironie. Au contraire, on la cite au tableau d’honneur des départements qui réussissent.

Bien sûr, il y a eu des discussions, des critiques , car j’ai plutôt cherché l’anticipation que le consensus. Ayant eu la chance d’avoir, autour de moi, des équipes exceptionnelles et de travailler dans le respect mutuel, entre Majorité et Opposition, dans une vision constructive et ouverte de part et d’autre.

J’ai consacré à ma tâche toute mon énergie et beaucoup de mes rêves. Mes joies et mes peines ont été tramées, au fil du temps, dans les joies et les peines des Vendéens.

C’est pourquoi je m’ adresse, par ces quelques mots, à chacun d’ entre vous.

Je sais que ce message sera pour vous un moment de surprise. Mais c’est ainsi. A la suite d’une décision mûrement réfléchie, je m’en vais. A la date du 31 octobre, je quitte la Présidence du Conseil Général et le Conseil Général.

La réforme territoriale, la fin de l’autonomie fiscale, l’esprit de l’époque, les impatiences, rendent ma décision opportune, sage et nécessaire. Nous entrons dans un nouveau cycle : les collectivités territoriales vont perdre, hélas, leurs moyens et leurs capacités, substituant à l’esprit du temps visionnaire l’esprit du temps mécanicien.

A toutes celles et tous ceux, très nombreux qui, avec une délicatesse touchante, ont eu l’amitié de s’enquérir souvent de ma santé, je souligne que, depuis un an, je suis passé d’une rive à l’autre, de celle des souffrants à celle des bien-portants. J’ai traversé le cancer au galop, et, aujourd’hui, je suis guér i. A soixante-et-un an, la vie continue.

La Vendée est grande. Elle nous grandit. Elle grandit nos fonctions. Elle grandit nos silences. Elle nous élève à l’altitude mentale où on trouve sérénité, élégance et panache. En cet instant, je ne ferai ni conférence de presse ni autre déclaration.

Je m’efface.

A vous toutes et à vous tous, je souhaite, chers amis Vendéens, du plus profond de mon coeur, de beaux jours et de belles années pour la Vendée. Comme on le dit dans le « Vendée-Globe », bon vent à la Vendée.

Philippe de Villiers

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