Qui a parlé de privatiser la Poste ?

Je suis très surpris de la manière dont une certaine presse s’engouffre dans le discours « convenu » sur ce qui serait une « privatisation de La Poste »…

La privatisation de La Poste n’est pourtant pas à l’ordre du jour. « Privatisation » signifirait que les capitaux publics qui détiennent La Poste, seraient remplacés par des capitaux privés. Or ce n’est pas ce dont il s’agit. Ce dont il s’agit c’est de transformer « La Poste » en Société. Il s’agit de changer son statut, sa forme juridique.

Une fois cela fait, des capitaux publics seront investits dans la SA La Poste : 2,7 Milliards d’Euros. Il s’agit d’argent public. Cet argent sera apporté par la Caisse des Dépôts et l’Etat.

Les missions de « La Poste SA » ne changeront pas, elles sont garanties par la loi Française. Le secteur des services postaux est considéré comme un « service d’intérêt économique général » par l’Union Européenne (SIEG).

L’ouverture à la concurrence se fera ensuite, mais La Poste SA continuera d’exercer ses missions traditionnelles de Service Public. Cela est la suite logique des textes adoptés en 1997 sur la libéralisation des services postaux, au niveau Européen, tandis que la France était gouvernée par Lionel Jospin (Directive 97/67/CE).

Dès 2011, le « service universel du courrier » sera financé par un fonds de compensation auquel contribueront tous les opérateurs postaux autorisés. C’est ce système de compensation qui garantira qu’une lettre sera portée de la même manière et au même coût, au Collet-de-Dèze en Lozère, au lieu dit « Loubreyrou », et à Paris, au 6, avenue Montaigne.

Le 3 octobre, si l’on nous pose la question « souhaitez vous ou non, que La Poste soit « privatisée » nous pouvons tous répondre « non », car ce n’est pas ce dont il s’agit !

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