Si à Saint Emilion on parle de l’Angelus, en Entre Deux Mers, on sonne le tocsin…

Les prix moyens sont autour de 1000 € mais cette moyenne cache des transaction à 850 €, quand chacun sait que la production a été de 4,7 tonneaux à l’hectare contre 6 ou 7 habituellement.

2008, 2007, 2006, 2005, … quatre années de crise profonde qui ont vu :

  • diminuer les rendements à l’hectare,
  • baisser les prix au tonneau,
  • augmenter tous les prix des intrants et de la main d’oeuvre
  • baisser la consommation.

Il n’y a pas de plan sociaux, mais de moins en moins de gens travaillent dans les vignes.
Il n’y a pas de dépôts de bilan au tribunal de commerce…Mais il y a des vignes en friches qui apparaissent un peu partout autour de nous.
Il n’y a pas de manifestation dans la rue, mais il y a de plus en plus de démissions dans les têtes.
Il n’y a pas de fonds souverains, on est dans les fonds de tiroirs.

La filière viticole a besoin de se réjouir, elle a besoin de voir le bout du tunnel, elle a besoin de sentir la consommation repartir, elle a besoin de se sentir aimée…

Par dessus tout, elle a besoin d’un plan de relance par la consommation ! Dès que la consommation de vin reprendra, la filière viticole investira. Ce qu’elle n’a plus fait depuis 4 ans.

Dès que les cloches seront revenues de Rome, pourvu qu’elle sonne l’angélus ! Car l’angélus vaut mieux que le tocsin !

Par dessus tout, elle a besoin d’un plan de relance par la consommation ! Dès que la consommation de vin reprendra, la filière viticole investira. Ce qu’elle n’a plus fait depuis 4 ans.

Dans quelques jours, quand les cloches seront revenues de Rome, pourvu qu’elle sonne l’angélus ! Car l’angélus vaut mieux que le tocsin !

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