de Gaulle

Être gaulliste en 2025 : la force du réel

Le 9 novembre 1970, meurt l’un des grands hommes de l’histoire de France, le général de Gaulle. Cinquante-cinq ans après sa disparition, quel est son héritage ?

Il y a des mots que l’histoire dépose comme des semences. Le gaullisme en fait partie. On le croit appartenir à un autre temps, à une génération disparue, à des combats clos. Mais chaque fois que la France doute d’elle-même, ce mot revient, chargé d’une force neuve. Le gaullisme n’est pas un souvenir : c’est une exigence. C’est la fidélité au réel, la primauté du courage, la conviction que la grandeur n’est pas un luxe, mais un devoir. C’est la certitude tranquille que la France n’est jamais condamnée tant qu’il reste des Français … Lire la suite

En 1958, de Gaulle a redressé la France. Pourquoi pas aujourd’hui ?

La dette publique française dépasse aujourd’hui 3 200 milliards d’euros. Depuis 1974, aucun budget n’a été voté à l’équilibre. Le déficit atteint plus de 5 % du PIB en 2024, dans un pays déjà champion mondial des prélèvements obligatoires. Notre commerce extérieur accuse un déficit abyssal, notre balance des paiements n’est sauvée que par les dividendes de quelques grandes entreprises… qui investissent désormais davantage à l’étranger qu’en France.

Dans le même temps, l’école s’effondre, la recherche recule, les hôpitaux s’essoufflent, l’énergie devient chère et instable, et l’État, malgré son poids croissant, semble incapable de remplir ses missions les plus élémentaires. À force d’acheter la paix sociale à crédit, nous avons rompu le lien entre effort et récompense. L’administration prolifère, les … Lire la suite

18 juin : la fidélité, la flamme et le combat

Le 18 juin 1940, Charles de Gaulle, exilé à Londres, lançait à la France l’un des appels les plus solennels et les plus solitaires de son histoire. Ce jour-là, il n’était ni chef d’État, ni chef de parti, ni même véritablement chef d’armée. Il n’était qu’un homme seul. Mais un homme debout. Un homme convaincu que la France ne pouvait mourir.

Ce que les ondes britanniques ont diffusé ce soir-là n’était pas seulement un message d’espoir : c’était un acte de foi. Foi dans la France. Foi dans les Français. Foi dans la liberté. À un pays vaincu, il disait : « La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! »

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1945-2025 : Léonel de Moustier, un nom parmi ceux qui dirent non.

Il est des silences qui pèsent, et des paroles qui élèvent. Le 10 juillet 1940, dans la touffeur accablante d’un été où vacillait la République, 80 parlementaires sur 649 refusèrent de voter les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Parmi eux, mon arrière-grand-père, Léonel de Moustier. Ce jour-là, ils furent peu nombreux à avoir dit non. Ce « non », qui pouvait paraître isolé, presque dérisoire, fut pourtant fondateur. Il était un point d’appui. Une ligne droite dans une France qui s’effondre.

Léonel de Moustier n’était pas seulement un parlementaire lucide. Il fut aussi un homme d’action, un chef d’entreprise, un père de famille, un résistant de la première heure, un compagnon de la Libération. Il paya son engagement au prix fort. Arrêté, … Lire la suite

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