Lecornu

Libération de 10 millions de barils de gazole des réserves stratégiques : mécanisme, conséquences et questions

8 octobre 2026

1. La mesure annoncée

Le 7 octobre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole issus des réserves stratégiques françaises, afin de provoquer une baisse du prix à la pompe estimée entre 12 et 18 centimes par litre. Les volumes seraient mis à disposition des distributeurs à leur prix historique d’acquisition, présenté par le gouvernement comme étant de l’ordre de 0,28 euro par litre, contre une valeur de marché estimée à 1,10 euro par litre. L’opération serait conduite sur trois mois, de novembre 2026 à janvier 2027. La reconstitution des stocks interviendrait ultérieurement, en fonction de l’évolution de la crise et des conditions de marché.… Lire la suite

Quand recommencerons-nous à gouverner la France ?

Il y a des moments où le pays s’arrête, non pas parce qu’il trébuche, mais parce que ceux qui devraient le guider ont renoncé à marcher. L’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026 en est un symbole brûlant : un instant où la politique, au lieu de s’élever, s’est réfugiée dans la pénombre, fuyant la lumière crue du réel.

Dans les vestiaires, avant le vote, on percevait un souffle ténu, presque tendre : le bruit feutré des vestes qui se retournent, comme des drapeaux qu’on replie avant de hisser leurs contraires. Un murmure de vêtements satisfaits d’avoir survécu à une nouvelle journée d’acrobaties.

Puis venait l’épreuve du tunnel : ce corridor qui relie l’immeuble Jacques Chaban-Delmas à l’hémicycle, … Lire la suite

Le crépuscule des renégats

Ils ont tous trahi, leurs amis, leurs idées, leurs convictions, pour porter Emmanuel Macron au pouvoir. Et aujourd’hui, à l’aube de son crépuscule, ils recommencent. Comme dans la fable du scorpion et du renard. C’est plus fort qu’eux.

Tout avait commencé par des certitudes, des déclarations hautaines et des postures de vertu. Gérald Darmanin, encore chez Les Républicains, voyait en Macron « le poison définitif de la Ve République » — un « populisme chic », disait-il, « pur produit du système », un homme qui « promet tout, c’est Noël avant l’heure ». Édouard Philippe, plume acérée dans Libération, se moquait de « ce tribun adepte d’un populisme désinvolte », capable de « marcher sur l’eau et … Lire la suite

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