Un petit sac poubelle au milieu de la prairie…

Un dimanche de printemps, alors que le soleil brillait, en haut de la colline, au bord de la route sinueuse, une prairie attirait tous les regards. L’herbe fraiche, les fleurs des prés, des odeurs de pollen, un léger vent frais : tout était là pour faire de cette prairie, un petit coin de paradis. Un touriste de passage ne s’y trompa pas. Il s’arrêta là avec toute sa famille pour prendre un repas, prendre l’air, admirer la vue. Le pique-nique pris, à cet endroit, des allures de repas gastronomique !

A la fin du déjeuner, après une bonne sieste, la famille repart.

Mais, sur l’herbe fraiche, pour remercier la nature, elle laissa ses restes. Un petit sac avec le plastique, la vaisselle, quelques épluchures. Bref, une poubelle !

Une autre famille, de passage, fit une pause. Voyant un sac poubelle le père se dit « j’ose » et fit de même. Un voyageur de commerce, entre deux visites, vit ces deux sacs et plutôt que de les prendre pour les emmener, y ajouta le sien.

Ce faisant, le dimanche suivant, la prairie était jonchée de sacs poubelles. L’exemple était donné.

La semaine suivante, une cuisinière usagée, un matelas défoncé, quelques pneus, furent déposés à coté.

Jour après jour, chacun se sentant « autorisé » déposa ses encombrants sur la prairie. Le bruit couru qu’une nouvelle décharge était née. On y vint bientôt déposer par camion entier.
En un mois, la jolie prairie d’herbe fraiche, est devenue une décharge puante.

Passant par là à son retour de vacances, la famille qui avait déposé le 1er sac s’arrêta. Avant de reprendre le travail, avant de rejoindre la ville, elle rêvait de s’asseoir dans l’herbe fraiche, de sentir les fleurs des prés, elle se souvenait du léger vent frais…

Mais plutôt qu’un pré d’herbe fraiche, elle tomba sur une décharge puante. Elle fit de nombreuses photos afin de mobiliser la presse sur l’état de ce pré d’herbe fraiche, devenu une décharge.

Tout le monde s’ému rapidement de ce désastre écologique et la famille fit la une des journaux pendant quelques semaines… Sans se rendre compte qu’elle était , elle-même, par sa négligence, à l’origine du désastre qu’elle dénonçait !

Les rumeurs sont semblables à ce petit sac poubelle. Une fois la première rumeur lancée, chacun se sent « autorisé » à y ajouter la sienne et l’ensemble devient rapidement nauséabond. Ceux-la même qui les ont lancées, quelques semaines plus tard, parfois, les dénoncent et s’en offusquent.

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