Vote du budget au Conseil Général de la Gironde, avec ou sans débat…

Cette fin de semaine nous étions réunis en assemblée plénière au Conseil Général de la Gironde pour le vote du budget 2010. Cette assemblée fut riche de débats sur un très grand nombre de sujets : les routes, les subventions aux communes, les dépenses à caractère social… La débat fut animé et intéressant sur le fonds. Du moins ce fut le cas lorsque la séance était présidée par Bernard Dussaut, en l’absence de Philippe Madrelle.

Lorsque Philippe Madrelle est là, le débat devient impossible. Comme l’a signalé Jean-Pierre Baillé, Conseiller Général de Grignols, « le moindre avis divergeant est sanctionné par un vollée de bois verts, pour ma part je ne suis pas ici pour cela, je suis ici pour mon territoire, pas pour saisir la moindre occasion pour faire de la politique nationale« .

Bernard Dussaut a été très courtois avec l’opposition, tout comme Gilles Savary, avec lequel nous avons pu débattre sur le fonds. J’ai remercié Bernard Dussaut pour sa courtoisie et il m’a répondu : « tu sais, chacun doit être à sa place, je sais ce que c’est, j’ai été moins même 20 ans dans l’opposition au Sénat ».

Jean-Jacques Paris, Conseiller Général de Bègle, Vice-Président chargé des routes et des infrastructures nous a écouté lorsque nous faisions part de notre inquiétude à propos de la diminution des travaux et l’impact que cela aurait sur l’économie Girondine. Il a exprimé ses propres inquiétudes à ce sujet.

Lorsque nous avons parlé des rond points et de leur prix, il a livré sa propre analyse. Il a parlé des 138 ronds points construits par le Conseil Général à des prix divers, remettant en question l’utilité de certains. Il a reconnu que le rond point qui a été construit à l’entrée de la Winerie Raoux, à Arsac, a été financé à 100% par le Conseil Général (1 million d’euros) et que c’était une erreur. Mais tout cela, malgré nos désaccords, c’est dit sur le ton d’une conversation normale, entre gens responsables.

Au moment où l’on votait le budget des associations, sans diminution, Dominique Vincent , Conseiller Général de Bruges a pu lire à l’assemblée la lettre envoyée au mois de novembre à toutes les associations par le Directeur Général des Services, leur annonçant qu’il ne devait pas inscrire de subvention du Conseil Général dans leur budget et que cela était à cause de la politique du gouvernement et de la réforme des collectivités locales… Certains Conseillers Généraux de la majorité découvrait l’existence de ce courrier dont le finalité politicienne, bien que signé par le directeur de l’administration, n’a trompé personne… Mais là encore, les débats étaient serins et apaisés…

Puis vint le moment du débat sur le compte administratif 2009. Les arguments des uns et des autres ont pu être développés. Le compte adminsitratif, c’est la tradition, est toujours examiné en l’absence du Président. Pour la première fois nous nous abstenions.

En fin d’après midi, vendredi, après le vote des taux (nous avons voté contre l’augmentation de 3% des taux d’imposition des ménages), nous abordions le vote du budget 2010 proprement dit. C’est là que les choses ont dérapées.

Yves Lecaudey a expliqué sont budget puis le Président a demandé qui souhaitait prendre la parole. Jean-Pierre Bailé a demandé que le débat soit serin et respectueux. Puis Yves Foulon, Conseiller Général d’Arcachon, a expliqué pourquoi nous voterions contre ce budget. A la fin de son intervention il denonça la campagne de désinformation qui a été réalisée depuis quelques mois avec l’argent du contribuable Girondin.

Le Président du Conseil Général pris alors la parole dans une rogne incroyable pour nous accuser de tous les maux !

A l’issue de sa prise de parole, le Président me donna la parole.

Je lui signalais poliment que le Conseiller Général de Créon avait demandé la parole avant moi et que je parlerai après lui. Mais telle n’était pas la volonté du Président, il me répondit : « Parlez avant, c’est moi qui décide, pas vous, j’ai décidé que vous parleriez avant ! »

J’annonçais donc que je n’avais rien à ajouté à l’intervention d’Yves Foulon et que nous voterions contre ce budget qui contient un moratoire sur les subventions aux communes, sur les logements sociaux, sur les routes et les travaux et qui aura des répercutions importantes sur l’économie Girondine.

Le Président très énervé continua à nous accuser de nombreux maux sur un ton désobligeant et agressif. Nous décidions alors de quitter l’assemblée. Seul Dominique Vincent restait pour voter contre le budget.

Tout cela est bien dommage.

J’ai d’ailleurs dit à Gilles Savary que si en 2011 il se présentait à la Présidence du Conseil Général, nous serions capable de voter pour lui.

1 commentaire pour “Vote du budget au Conseil Général de la Gironde, avec ou sans débat…”

  1. Compte tenu de la nature non politique d’un conseil général, je soutiens totalement votre idée de soutenir un membre responsable du PS pour éliminer définitivement monsier Madrelle

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