19 mars 2007 à Cleyrac, commémoration du « cessez le feu »

« Les Algériens –m’a-t-il dit-, s’ils ont gagné la guerre, n’ont toujours pas gagner la paix véritable »

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Je vous remercie de m’associer à cette journée du souvenir et de la mémoire. Cette date est importante dans le cœur des Anciens combattants d’Afrique du Nord car c’est la date de l’espoir ! Le 19 mars 1962, lendemain des accords d’Evian, c’est le « Cessez le feu », le début du processus qui a mis fin à la guerre d’Algérie.

Se souvenir du Cessez le Feu ne doit pas occulter dans nos coeurs :

•Le nombre de morts ou de disparus français après cette date qui se monte à plusieurs dizaines.
•Les dispositions administratives prises par la France, au titre de l’Algérie, qui s’échelonnèrent jusqu’au 1er juillet 1964.

Se souvenir du 19 mars 1962, c’est se souvenir aussi de l’interdiction faite aux autorités militaires de ramener en France les harkis et leur famille, avec les conséquences que l’on sait.

Il y a quelques jours je parlais avec mon oncle et parrain de la guerre d’Algérie. Cette période que je connais si mal, et que vous connaissez si bien. Il a prononcé ainsi quelques phrases qui me restent en mémoire :

•« J’ai connu des Algériens qui voulaient leur indépendance, mais pas avec le FLN »,
•« Pendant qu’on se faisait la guerre pour se séparer, des milliers d’Algériens traversaient la mer pour devenir Français. Aujourd’hui les Algériens citoyens Français sont plus de 3 Millions »,
•« Les Algériens –m’a-t-il dit-, s’ils ont gagné la guerre, n’ont toujours pas gagner la paix véritable ».

Connaître l’histoire permet de mieux comprendre le présent, et de préparer l’avenir.

Je me rendrai chaque fois que je le pourrai à l’invitation de ceux qui entretiennent le souvenir des anciens combattants d’Afrique du Nord.

Merci de m’avoir convié aujourd’hui. Vive la France!

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