« 20 minutes » : un article sur les copeaux

e-mail à l’intention de Armelle Le Goff et Angeline Benoit, au sujet des pouvoirs de l’INAO… A lire aussi dans cette rubrique : « Pour qui se prend l’INAO? »

Bonjour,

J’ai sous les yeux votre article du 17 novembre au sujet de l’usage des copeaux. Vous y dites :

  • que l’INAO vient d’interdire l’usage des copeaux

En fait l’INAO n’a pas le pouvoir d’interdire, elle a simplement le pouvoir de proposer à la signature du Ministre un texte visant à interdire… Nuance ! Or le Ministre, Dominique Bussereau, lors d’une conférence de presse le 29 mars dernier, a fait part de son souhait d’autoriser l’usage des copeaux pour les AOC qui le souhaitent.

  • que la production Française peine à s’adapter aux consommateurs

C’est la vérité. Et cette difficulté vient du fait que l’INAO interdit toutes les pratiques, l’usage des cépages, … etc, permettant de s’adapter.

L’INAO prétend que l’usage des copeaux « peut enlever aux vins leur lien au terroir ». Ce n’est pas là une caractéristique de l’usage des copeaux, c’est une caractèristique de l’usage du bois pour l’élevage des vins… Si cette raison était retenue, c’est la barrique qu’il faudrait prohiber !!! Hors chacun sait que c’est à Bordeaux que la « futaille » est partie intrinsèque du processus d’obtention de vins sans que jamais on ait prétendu que l’élevage en barrique « uniformise le goût » !

L’INAO représente aujourd’hui une forme d’intégrisme. L’objectif de ces prises de position est de retirer l’AOC aux appellations qui sont à l’origine de la création de l’INAO !!! Notamment l’AOC régionale Bordeaux qui représente 15 % de la surface AOC française… Feu le Président Renou ne disait-il pas « qu’une AOC doit pouvoir se parcourir à pied ». Dans votre article Alain Marty, Président du Wine and Business Club, suggère de retirer l’AOC à 50% des crus qui ne la méritent pas.

Sans vouloir comparer cette situation à une autre, je pense qu’il est temps pour certains éléphants de l’INAO, de laisser la place aux gazelles !

pour accèder à l’article de « 20 minutes », cliquez ici

2 commentaires sur “« 20 minutes » : un article sur les copeaux”

  1. Merci beaucoup de nous lire et de nous écrire. Votre point de vue est très intéressant et je le transfère au courrier des lecteurs. Lors d’un prochain article, je prendrai contact avec vous.
    Cordialement,
    Angeline Benoit (20 Minutes)

  2. L’INAO n’a-t-il pas voulu cacher son incompétence en interdisant les copeaux. En effet sachant que les médias professionnels allaient s’emparer de cette décision permettant ainsi de cacher le cafouillage du comité vin.

    Dans le dernier numéro de la Vigne du mois de novembre 2006, Bertrand Collard relève les incohérences de l’INAO lors du dernier Comité National du 8 et 9 novembre :

    Concernant la réforme de l’agrément alors que le comité avait déjà acté les dégustations par sondage, le commissaire du gouvernement indique que le règlement européen (n°1607/2000) dit que les examens analytiques et organoleptiques doivent être effectués pour chaque VQPRD de façon systématique.

    Concernant l’ensemble de la réforme, le même commissaire rappelle que le sujet relevait désormais du nouveau Conseil agréments et contrôles « Cac » qui ne sera mis en place qu’à partir du 1er janvier 2007. Le temps que le Cac s’approprie le sujet et que l’ensemble de ses membres soit d’accord sur la réforme, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts….

    Cela pose plusieurs questions :

    .Le commissaire du gouvernement devait être absent ou dormir lorsque le comité vin abordait le sujet.

    .Nous pouvons légitimement nous poser la question sur la compétence des administratifs de l’INAO et des organisations professionnelles viticoles concernant leurs connaissances du règlement européen.
    Et nous pouvons légitimement nous poser la question sur la capacité de nos responsables viticoles à privilégier l’anecdotique ( par exemple les densités de plantation ) à l’essentiel.

    Olivier Brault
    Entrepreneur viticole de Vignes Hautes et Larges en Anjou

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