Elections Régionales : les 3 erreurs de Nicolas Sarkozy !

Dans tout la France, la vague rose de 2004 est confirmée par la nouvelle vague de 2010. La plupart des régions confirment les équipes en place et leur donne quitus pour leur gestion. Toutes les régions métropolitaines confirment leur ancrage à gauche, aidé dans certains cas, par la présence du Front National au second tour. L’Alsace reste à droite empêchant le « grand chelem » du PS de se réaliser en métropole.

Dans l’indifférence générale en métropole, la Guyane et l’île de La Réunion basculent à droite. En Guadeloupe, joli pied de nez au LKP, Victorin Lurel (PS) est réélu dès le 1er tour, donnant tort quelques mois plus tard à ceux qui pensaient que le mouvement « contre la profitation » et contre Victorin Lurel, était un mouvement de fonds… La Corse bascule à gauche si tant est que les Nationalistes s’abstiennent lors de l’élection du Président jeudi prochain.

L’abstention est forte et elle est attribuée à la « grève des urnes » du coté du parti majoritaire. Cette grève n’a pas été masquée par la pourtant très large coalition de la majorité présidentielle (UMP, NC, CPNT, MPF, Gauche Moderne, …).

Pour ma part j’attribue cette défaite de la droite à 3 erreurs du Président de la République.

1ère erreur : trop de bling-bling

Le soir des élections présidentielles de 2007, et les jours qui suivent, une partie importante de l’électorat de Nicolas Sarkozy a pris conscience que son nouveau Président de la République ne partageait pas les mêmes valeurs que lui…On le savait un peu, mais on ne soupçonnait pas que c’était à ce point là. A partir de ce jour, chacun se disait en lui-même que la seule chose qui puisse faire oublier ce bling-bling, serait la réussite des réformes annoncées… Après tout, c’est pour réformer la France que nous l’avions élu !

2ème erreur : une nouvelle gouvernance

Le Président a inauguré en mai 2007, un nouveau mode de gouvernance : le Président devant, sur tous les fronts. Derrière lui, une équipe rassemblée au travail. Un premier Ministre discret qui bosse. Au fur et à mesure des réformes, le Président va sur les plateaux de télévision pour expliquer les réformes. Comme il est très pédagogue, les français suivent le mouvement.

Le problème, c’est que depuis quelques mois, le Président n’explique plus les réformes. On ne le voit plus sur les plateaux… On ne lit plus rien. Lorsque le Premier Ministre s’exprime, le Président le contredit le lendemain ! La communication est un domaine réservé du Président, mais le Président ne communique plus…

La plus symptomatique des réformes est celle des collectivités territoriales. Elle n’est pas expliquée alors qu’elle contient de très nombreux point positifs attendus d’un grand nombre de français et d’élus locaux. Au lieu de cela on laisse le champ libre a une multitude d’informations contradictoires et mensongères qui ont tôt fait d’inquiéter notre base au premier rang desquels les élus locaux et le milieu associatif.

Cerise sur le gâteau, lorsqu’on communique aux élus locaux les simulations des recettes fiscales à la suite de la réforme de la taxe professionnelle, les simulations sont inquiétantes… Et pour cause, elles sont fausses ! Bercy s’est trompé !

Les collectivités gérées par le PS, notamment les Conseils Généraux dépensent des sommes très importantes (environ 100 000 € pour le seul Conseil Général de la Gironde) pour communiquer contre cette réforme et contre le gouvernement. Curieusement, en Gironde, cette campagne s’arrête au moment où démarre la campagne officielle des élections régionales ! L’apogée de cette communication sera le congrès des Maires de France où le Premier Ministre est sifflé… Mais au fur et à mesure de son discours un certain nombre d’élu se ravisent quand ils comprennent que la réalité de la réforme n’est pas tout à fait conforme aux messages qui circulent… Arrivé sous les sifflets, le Premier Ministre repartira sous des applaudissement mesurés, mais honnêtes !

3ème erreur : une UMP sans tête

Après l’élection Présidentielle, le Président de la République a œuvré pour que l’UMP, le parti qui l’a porté au pouvoir, n’aie plus de Président. Les statuts ont été modifiés, le Président supprimé. Le message était clair : Nicolas Sarkozy reste le Président de fait de l’UMP, les affaires courantes seront prises en main par un secrétaire général à la botte de l’Elysée, la parole sera portée par un mercenaire du Président. Le problème est que le Président, par ailleurs, se prévaut d’être le Président de « tous les français »… Or on ne peut pas être, d’une part, le Président du Parti Majoritaire, et d’autre part le Président de tous les Français. Les choses se compliquent lorsque le Président « de fait » de l’UMP commence à nommer des Ministre qu’il choisit dans le camp adverse. Xavier Darcos apprendra en pleine campagne des régionales que M Cahuzac, le Maire PS de Villeneuve sur Lot, soutien d’Alain Rousset, prend la présidence de la commission des finances à l’Assemblée Nationale !

Comme Président du Parti Majoritaire, le Président est chef de campagne. C’est ce qu’il a réalisé avant les élections européennes. Nicolas Sarkozy, Président de l’UMP, Président de la République et Président de l’Europe a gagné les élections européennes !

Mais pour les élections régionales, le schéma n’a pas fonctionné !

Pourtant, la stratégie était la même. Le gouvernement est envoyé en mission dans les régions : 10 ministres sont têtes de liste, 22 ministres sont candidats. Le Président sera « chef de campagne » et demande à ses Ministre de « mouiller la chemise »… Puis la stratégie évolue : « les Ministres qui seront élus Président de Région, devront quitter le gouvernement »… La ferveur retombe un tant soit peu. Roselyne Bachelot et Brice Hortefeux décident de ne plus briguer de Présidence… Les autres s’y collent. Tous les Ministres candidats reçoivent l’assurance du Chef de l’Etat, que les résultats des régionales n’aura aucun impact sur leur mission au sein du gouvernement. Nicolas Sarkozy fait sienne cette maxime attribuée à Jacques Chirac : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » ! Quelques mois plus tard, le Président abandonne son équipe au milieu du gué ! « L’élection sera régionale et non nationale. Le Président ne prendra pas part à la campagne. ». Oui mais voilà, si la campagne est régionale, il ne fallait pas envoyer tout le gouvernement au front ! Il fallait constituer de nouvelles équipes et partir à la conquête des régions avec des nouveaux talents…

Que faire aujourd’hui, pour tenir compte de ce vote ?

A l’UMP, il convient de procéder à des changements importants :

  • Restaurer la fonction de Président dans les statuts.
  • Elire un nouveau Président : soit un ancien Premier Ministre comme Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin, soit le Premier Ministre, François Fillon, soit le Président du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale, Jean-François Copé.
  • Changer de porte-parole afin que le porte parole de l’UMP soit celui de l’UMP et non le « sniper de l’Elysée »

Au gouvernement : choisir un mode de gouvernance stable :

  • Soit le Président Gouverne et il est chef de la majorité, il s’engage dans les campagnes avec ses Ministres, il explique les réforme avec la pédagogie qu’on lui connait,
  • Soit c’est le Premier Ministre qui gouverne, mais le Président lui laisse la main et on revient à un mode de fonctionnement plus classique.

Les deux modes de fonctionnement sont possibles, mais il ne faut pas rester « entre deux » comme actuellement en laissant les réforme avancer sans explication et sans accompagnement !

Sur le coté « bling-bling » du Président, je n’ai pas de proposition à apporter ! C’est sa vie, son style… La seule chose qui puisse faire oublier ce bling-bling, est la réussite des réformes annoncées… Après tout, c’est pour réformer la France que nous l’avons élu !

27 commentaires sur “Elections Régionales : les 3 erreurs de Nicolas Sarkozy !”

  1. Cher Yves,

    Bien qu’à ce jour, je sois un « peu » retiré des « affaires », je trouve ton propos très pertinent et, puisque nous sommes en démocratie, ( y compris à l’UMP ) bien salutaire.

    Tu l’auras compris, je partage bien sûr ton analyse et t’apporte, avec enthousiasme, mon modeste mais entier soutien.

    A deux ans des élections présidentielles ( déjà et si peu ! ) il nous reste à oeuvrer, ensemble, pour que les réformes en cours et celles à venir commencent à porter leurs fruits …. SInon ?

    Sinon, nous ferons à nouveau une « cure » d’opposition ( ce qui en démocratie est dans l’ordre des choses ) mais, hélas, nous fera courir le risque de renouer avec la facilité et/ou la démagigie (ces 2 termes ne constituent-ils pas d’ailleurs un pléonasme ?) et, très probablement, nous fera une fois encore regarder l’avenir dans le rétroviseur ???!!!

    A noter, toujours selon moi, qu’en ce domaine nos adversaires ne manquent pas de talent !

    Bien amicalement, Daniel Poumey.

  2. Mon cher Yves,

    Une fois n’est pas coutume, et tu sais combien mon amitié t’est acquise et donc le restera. Mais sur cette analyse de ce que tu appelles les « trois erreurs de Nicolas SARKOZY » je suis complètement surpris de te retrouver de ce « côté de la barrière  » où tes contempteurs habituels ne vont pas manquer de se frotter les mains de te trouver…pour t’enfoncer encore plus.

    Je suis foncièrement persuadé, mais cela n’engage que ceux qui pensent comme moi, que le Président aurait beaucoup mieux avancé, avec l’extraordinaire volonté que l’on lui connait, si dans la majorité des voix discordantes ne s’étaient pas faites lourdement critiques.

    La tâche était particulièrement rude et catastrophiquement aggravée par une crise mondiale qu’aidé de son fidèle 1er Ministre il a pourtant « amoindrie » dans ses effets pour la France en particulier et avec certains de nos partenaires pour l’Europe.

    Je crois que nous n’avons pas un niveau de compétences suffisant pour apprécier la qualité des stratégies qui s’élaborent au niveau où il se trouve.

    Je préfère laisser à des journalistes en besoin d’effets d’annonces les qualitifs « bling bling » et autres ironies, pour remarquer ce que ce fantastique homme a déjà réussi et j’aimerais bien que nos élus le soutiennent à fond.

    Te souviens-tu, il y a quelques années, nous évoquions ce que pourrait-être la validation d’un vote blanc = il n’y a aucun de ceux qui se présentent ou des programmes (quand il y en a !) qui puisse recueillir mon adhésion.

    Tu sais que je ne parle pas pour moi, j’ai toujours voté depuis que j’en ai le droit, à l’époque 21 ans, et récemment même pour un candidat qui si ce n’avait été celui de mes convictions, n’aurait pas eu ma voix.

    Ce que je veux dire c’est que je suis persuadé que si l’on offrait démocratiquement à tout citoyen une vrai possibilité de s’exprimer il n’y aurait certainement pas une telle abstention, il n’y aurait pas des « Présidents de Région » élus parce qu’ils ont recueilli à peine 25% de voix des élécteurs, hormis Miss SEGOLENE ou Martin MALVY qui ont dépassé 30%.

    Cela forcerait les candidats à plus de courage pour ceux qui bénéficient aujourd’hui d’une rente de situation, et cela éviterait à un Président de demander à ses Ministres d’aller au charbon ; cela ferait peut-être naître des vocations et enfin ce qui se seraient exprimés par un « blanc » pourraient légitimement attendre des explications.

    Et les élus, et pourquoi pas avec un quota minimum, prendraient conscience de ce que veut dire « votants ». Mais alors quid de la « prime au sortant »…tu t’en souviens !!!

    Notre démocratie républicaine se grandirait en rendant au citoyen l’usage de son vote, et alors nous pourrions critiquer nos élus s’ils ne nous « paraissent » pas respecter ce que nous avions entendu qu’il s’engageait à faire. Moi j’ai compris, et j’ai toujours la vidéo de notre Président pour me rassurer, qu’il ne ferait pas tout en 1 jour, ni même en 6 pour se reposer le 7ième.

    Il a un quinquennat pour une tâche considérable ; nous n’allons pas nous débalonner devant une opposition rigolarde parce qu’à mi-parcours, et sur un terrain effondré, il n’a pas encore tout rebâti.

    Courage, Yves, et tous derrière lui et son équipe, notre équipe.

    Bien à toi.

  3. bonjour
    je ne partage pas votre analyse les erreurs du President pour moi sont,
    trop d ouverture; des demi reformes: regime presidentiel mais on ne supprime pas le 1 ministre , une reforme des collectivites qui ne passe pas meme à droite trop d interet partisan notamment l ancienne clique Chiraquienne, le President doit continuer et amplifier les reformes meme si cela est dificille dans ce pays un economiste sur Bfm disait en France pour reformer il faudrait des pouvoirs speciaux, je vous laisse mediter …mais il ne faut pas echouer sinon la gauche gauchisante …va prendre le pays et pour longtemps et bien sur le ruiner, sachons etre derriere le President tous unis

  4. Dans l’ensemble tout à fait d’accord, mais ce constat était faisable il y a des mois déjà, le pb est trop de godillots pas assez de courage une démission intellectuelle de nos élites (je bats ma propre coulpe) des mauvais choix politiques localement etc …

  5. MARIE-CHRISTINE

    Yves, je suis moi aussi assez d’accord avec ton analyse mais je rejoins « Gilcet » sur la surprise de ces propos envers « ton président » en exercice ! J’ai eu l’impression que tu reformais un gouvernement où que tu faisais déjà campagne pour 2012 et pour François Fillon en particulier…Mais pourquoi des ministres doivent aller au casse-pipe, n’ont-t-ils pas assez de travail, surtout qu’au final, ils ne sont pas élus et ne sont plus ministres ! (ex: A.Juppé et Xavier Darcos) .La vie politique est rude et fragile à la fois, c’est chacun son tour, mais on a souvent l’impression que les acteurs de cette politique sont des pions que l’on avance ou que l’on recule suivant la partie, dommage que ce ne soit pas un jeu de Dames mais espérons que ce ne soit pas un jeu d’Echecs…
    Bon courage aux élus, (au passage, bravo à J.Paul Garraud) qu’ils fassent en sorte qu’il y ait moins de gens dans le besoin, formule que les politiques en général ne connaissent pas !

  6. Tout à fait d’accord avec cette analyse, pourquoi n’a t’on pas réagi avant ? Il y a pourtant un moment que les adhérents manifestaient leur mécontentement vis à vis du Président Sarkozy

  7. Je partage en gros cette analyse et la reponsabilité évidente de N. Sarkozy pour notre défaite, mais je voudrais ajouter quelques éléments supplémentaires. D’abord on nous avait promis des réformes et nous avons eu une crise de « réformite superficielle aigue » qui n’a apporté aucune amélioration visible car les réformes n’ont été réalisées qu’à 10% de ce qu’il aurait fallu faire. Par ailleurs la grande réforme des collectivités locales a accouché d’un projet incompréhensible pour l’électeur moyen : on ne supprime aucun échelon territorial, les gandes métropoles sont facultatves, etc… Le rapport de Mr Balladur est loin. On aurait pu supprimer les conseils généraux, tout en conservant les départements, en transférant leurs responsabilités aux régions et aux communautés de communes. Contrairement à ce que disent certains membres de l’UMP la constitution autorise ce transfert.
    Dans les mesures qu’il faudrait retenir je désire ajouter le principe de primaires à droite, cela me semble nécessaire si nous voulons conserver nos chances pour 2012?

  8. Je crois pour ma part que n’importe quel homme à la présidence aujourd’hui, part au casse pipe, la crise, les réformes incontournables comprises par tout le monde mais acceptées par personne, le climat, la dette, ect
    Le Président ne peut être qu’un homme avec un vrai caractère,qualités et défauts qui vont avec. Nicolas Sarkozy en est un, c’est une chance.
    Son caractère lui permet de gérer avec courage, il fait des choix, des jamais tout à fait bons, des jamais tout à fait mauvais, comme tout choix de gestion.
    Ce qu’on peut espérer, mais je lui fais confiance, c’est que malgré toutes les difficultés, il continue à oeuvrer avec détermination, non pour 2012 et le pouvoir, mais pour le devenir du pays.

  9. Je suis comme beaucoup assez groggy des résultats de cette élection. Il faut ajouter 2 autres raisons, deux erreurs, deux faiblesses dans la cuirasse de notre président.
    1)- Aux yeux d’une majorité (relative certes) le rapport qu’il a avec ses compagnes successives.
    2)- la gestion du volet ecologisme-OGM-climat. Le choix de ministres trop copains avec l’ennemi N° un de la grande majorité des agriculteurs: José BOVE. Le crédit accordé au GIEC. Lequel organisme propage une peur inconsidérée, injustifiée dans les populations. Qui dit peur dit repli sur soi, économie en berme et chômdu.
    Voir ma conférence ci-après:
    -<a href= »http://www.blogdesdeuxmondes.org/article-36004861.html » title= »http://www.blogdesdeuxmondes.org/article-36004861.html »>http://www.blogdesdeuxmondes.org/ar…</a> –
    Quand Le Président au salon de l’agriculture a dit la courte phrase: »ça commence à bien faire » comme beaucoup dans la profession j’ai ressenti dans toute ma carcasse un frémissement d’espoir. Qu’en sera-t-il ?
    Nous savons tous l’enthousiasme qu’avaient suscité les discours d’avant l’élection présidentielle. Le désanchantement est en proportion de cet enthousiasme.
    L’abstention du monde agricole en est la conséquence évidente. Dommage car le personnage est courageux face aux français jamais contents toujours prêts à manifester.

  10. Cher Monsieur,
    Je trouve votre analyse fort interessante et a propos. Etant moi-meme « a cheval » entre les Etats-Unis (six ans representant les Francais a l’Assemblee des Francais de l’etranger) et la Corse (membre fondateur de Corsica Diaspora), je comprends mal comment une personne aussi intelligente que M. Sarkozy puisse demeurer insensible aux realites politico-culturelles francaises (essentiellement preferant la securite de l’Etat a l’inconnu du capitalisme international), puisse ignorer la superiorite du dialogue sur le dictat, et mepriser l’image de dignite qu’exige son rang.
    Je traite (en anglais, pour les Americains, donc pas de concurrence deloyale avec le votre…) de ce sujet dans mon blog pour Mars qui sortira dans deux jours, concluant a une course inexorable vers sa defaite aux prochaines elections presidentielles dans la mesure ou il persistera dan cette direction, et dependant naturellement du choix ax primaires socialistes de son adversaire.
    Une remarque sur la Corse, mon ile: le retour serieux et probablement cette fois permanent, vers l’autonomisme et le nationalisme, doit se comprendre dans un contexte purement corse. Depuis notre defaite a Ponte-Novu, en 1768, suite a un debarquement massif de l’armee royale, apres tant de vicissitudes, ce vote marque le premier pas vers la renaissance – dans l’atmosphere propice euro-mediterranee – d’une nation avec sa culture, sa langue qui a refuse de mourir, renaissance qui peut-etre sera finalement respectee – en faits, pas en paroles- dans le cadre des institutions de la Republique. La Corse n’est ni a gauche ni a droite. Les parametres au nord de la Mediterranee ne s’appliquent pas chez nous. Le depute Paul Giacobbi, est peut etre patron d’un clan de gauche mais il est aussi tres corsiste au fond de l’ame. Le futur le demontrera.
    Dans toute cette affaire corse, tres regretablement, le President Sarkozy, qui s’en est mele personnellement plusieurs fois (sa premiere epouse est corse) a accumule erreur sur erreur, pratiquant une politique de force jacobine et anachronique qui ne pouvait qu’etre vue que comme purement provocatrice
    Salutations distinguees,
    Charles Balesi
    http://www.blogfromfrancewitlove.com

  11. Cher Yves,
    Je partage cette analyse, néanmoins j’en envie d’aller un peu plus loin dans la réflexion.
    Effectivement, nous devons faire face à nos responsabilités, le résultat de dimanche étant le fruit des erreurs de ces derniers temps. Je pense que les non votants représentent 90% de nos adhérents ou de citoyens qui portent nos valeurs et nos convictions.
    Je m’interroge sur l’effet Villepin. Qu’elle la part de responsabilité dans ce résultat?
    Je m’interroge sur la démarche des médias, et à l’heure du 3eme tour social, il faut absolument que les citoyens qui sont dès aujourd’hui fortement « pris en otage », puissent communiquer sur cet état de fait.
    Depuis très longtemps notre pays manque de stabilité au niveau de ces choix politique!
    Ne laissons pas les médias mettre en place une spirale de la réussite, issue du rassemblement des partis politique de gauche.
    Agissons avec méthode, comme nous savons le faire, et mettons nos opposants politique face à la réalité.
    Qu’elle est la stratégie et la gauche et comment elle finance son plan?
    C’est bien connu de tout le monde, les gens protestent par tradition et en général ils ne savent pas pourquoi!
    La gauche, au lendemain de ce 2eme tour, nous entraîne dans un discours littéraire et philosophique. Restons sur les bases qui sont les nôtre, restons sur une démarche factuelle et comptable. Restons cohérent et mobilisé.
    Voilà, mon sentiment à ce jour.
    Bon courage pour la suite et surtout restons ensemble.
    Peps

  12. Monsieur le Vicomte de ponton d’Amecourt,
    Votre analyse « à charge » contre Sarkozy veut masquer les autres errements de la campagne des Régionales.
    Ce ne sont pas les résultats sur Sauveterre qui justifient votre point de vue, qui n’a qu’un but : servir les intérêts de Fillion, votre mentor.
    En tout cas, vous n’aurez pas pu sauver le soldat Darcos, même si cela vous semble injuste. Il n’a récolté que ce qu’il a semé : démagogie (mais là vous n’êtes pas mauvais non plus), incompétence et absence permanente.
    Qu’allez-vous faire de Mme Roi également ?
    Dans les raisons de la défaite de l’UMP, vous n’abordez pas le débat nauséabond sur l’identité nationale qui a remis le FN en course.
    Et quelle est votre position par rapport à CPNT, véritables incapables et opposants à la protection de l’environnement ?
    Dernier point : pourriez vous atteindre un peu plus de sagesse pour ne pas agresser M. Darmian ? cela ne vous ressemblez pas …

  13. le piéton sauveterrois

    A Peps,
    Sortant de sa léthargie électorale ( face au déferlement sur ce blog d’insanités proches de la démence, surtout voisines d’une grande bétise, même si certains auteurs sont célèbres ! ), mais ayant accompli son double devoir de citoyen malgré une certaine envie ( moi aussi ! ) d’aller se promener le long de la Vignague et de la Gamage, Le Piéton tient à apporter sa contribution de citoyen de masse en vous répondant ainsi que vous le demandez:
    – « 90 % d’abstentions parmi les citoyens qui portent vos valeurs et convictions ».
    Vous avez entièrement raison, mais il faut expliquer le pourquoi: -grosse déception face à l’Image ( tous confondus ! ) que donne notre Président,
    -Gauche ou droite: depuis l’expérience 1981, pas de gros changement si ce n’est de continuer à payer les erreurs de l’équipe précédente SANS LES ANNIHILER. Là, concernant La Crise ( erreur de 3 ou 4 décennies boursières ), il faut accorder un point d’honneur à notre Président : en effet, reconduire, même en les surveillant, les « malheureux traeders » ( Ces Pauvres Petits aux beaux costumes couverts d’euro ! ) qui sont, vous en convenez, à la base de la catastrophe, cela mérite une décoration; surtout quand on se permet de virer un ministre qui a loupé la marche alors qu’Il l’avait envoyé dans une mission impossible.
    Ancien travailleur, je n’ai connu aucun employeur, aucune entreprise qui ait reconduit sur son poste, même en le surveillant, un mauvais ouvrier !
    « L’effet Villepin »: l’électeur a ressenti une certaine crainte accompagnée d’un ras-le-bol face au côté « dictateur, extrémiste » du Grand Personnage Accusateur. TOUT ELECTEUR sait trés bien que ces pratiques plus ou moins déguisées sont « monnaie courante » dans le monde politique et que cela ne mérite qu’indulgence et non acharnement, car demain…..! ! Là aussi, abstention, mais pour des raisons inverses de ce que vous semblez supposer.
    Quant aux média ( « 1ère force du pays » disait une Célébrité ), ne les écorchez pas trop car demain, dés lors qu’ils vous serviront, vous les adulerez.
    Cordialement.

  14. Florence Lassarade

    En te lisant avec 24h de recul et à la lumière du dernier remaniement trés politique, on mesure les luttes d’influence trés fortes entre les courants de l’UMP, ce que j’ai déjà fortement ressenti pendant la campagne.Plutôt que d’imputer l’échec à notre président, est ce que l’on ne peut pas essayer nous même de revoir notre copie, et soutenir moralement ceux qui ont échoué , comme Isabelle ROY ou qui ont simplement été remerciés, comme Xavier DARCOS? J’imagine que c’était une réaction à chaud, mais essayons d’en reparler de façon plus positive …d’ici quelques jours

  15. Bonjour Yves,

    Je suis une militante de terrain, un »godillot » et fière de l’être. Et j’applaudis à cette analyse et au courage de dire les choses. Je ne vois pas pourquoi quand on appartiens à un parti, on ne doit pas dire franchement les choses. OUI, il y a des erreurs de commises, un Guéant omniprésent, une ouverture à gauche qui prend des proportions inquiétantes. Des réformes qui ont l’apparence de taxes. Ce sera les militants de gauche qui feront la campagne de 2012? Comment faire appel aux « godillots » de droite, dans ce cas? Je n’apprécie pas non plus le sort fait à Xavier Darcos qui n’a aucunement démérité dans cette campagne. Hortefeux ou Besson auraient-ils fait mieux? A lors oui, il y a un malaise à l’UMP, et que des voix s’élèvent c’est un bien! On est quand même en démocratie non? Quand l’équipe de France perd, on regarde l’entraîneur, quelle est la différence dans cette élection régionale? On sanctionne un joueur? Alors, oui, je regarde du côté du Président, sans aucune honte. Que l’on redonne un esprit d’équipe aux joueurs militants, élus et électeurs!! Non, mais!

  16. Le Pauvre XAVIER à déjà retrouvé du travail.. il avait préparé sa sortie . Vraiment cuit , rôti en Gironde avec de si petits scores . Il a payé aussi pour toutes vos erreurs .
    Comme sponsor , vous ne faites pas la maille ou alors les Sauve terriens se réveillent doucement de la potion magique qui n’est plus endormante du tout .
    Le réveil risque de faire très mal en 2011 puis en 2012. On n’est en effet en démocratie . Vous avez assez craché sur les godillots de gauche , assez méprisé le
    Président du Conseil général et cela continue .

    La veste bien doublée qui vous attends <voir le vote de vos sujets pour Alain ROUSSEY devrait vous donner matière à réflexion. Vous avez mis la machine à reculer toute seule en route et il est déjà trop tard pour vous .

    Bravo aux commentaires qui disent la vérité . Trop de malheureux dans notre pays qui se meurt . A votre tour d’allumer vos lumières de sécurité.

  17. Très bonne analyse même si d’autres raisons signalées dans divers mails sont aussi à prendre en compte.
    Le Président est grandement fautif de cette situation mais pour notre région y a t il eu « des candidats » autre qu’un ministre plusieurs fois battu et considéré comme un parachutté.
    A quand un statut de l’élu ! A quand un mandat réélligible 1 fois suppression des cumuls…
    Il faut pour autant se rassembler à nouveau pour défendre nos convictions et replacer « l’homme » au centre de la vie sociétale.

  18. Je crois que vous faite une erreur : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent  » est une formule du Ministre Henri Queuille, sous la quatrième.
    Mais votre candidat Sarkozy a beaucoup mis en pratique cette maxime, c’est vrai! Et ce depuis huit ans qu’il est ou au gouvernement, ou à l’Elysée…

  19. Monsieur le Maire UMP de Sauveterre de Guyenne,
    est-il MINISTRABLE???
    Il déclare être REFORMATEUR PRO-PRESIDENT.
    Futures électrices, futurs électeurs,
    à bons entendeurs, salut!!!
    Un électeur averti en vaut deux…

  20. les trois erreurs d’alain juppé et yves d’amecourt

    première erreur

    Isabelle Roy ne doit certainement pas sa huitieme place sur la liste des regionales à Alain Juppé ou à Yves d’Amécourt contrairement à ce qui a été écrit dans la presse aux vues de leur énervement face au choix de Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy

    deuxieme erreur:
    avoir fait le lit en aquitaine d’un parti politique fondamentalement opposé à nos valeurs et leur demander de s’associer avec l’ump alors que dès lundi matin ils déclarent dans sud ouest qu’ils ne feront pas le lit du gouvernement.Comment allez vous expliquer ces choix à Francois Fillon et aux militants ump?
    Jusqu’à quand allons-nous être cocus?
    Comment peut-on avoir le culot de camoufler ses propres choix et erreurs politiques en accusant le Président de la République pour détourner l’attention.
    Cette erreur politique, je l’avais dénoncé il y a déjà deux ans; cette exception aquitaine est devenue un problème national. L’éviction de Xavier Darcos n’est qu’un désaveu et un avertissement de Nicolas Sarkozy à la gestion des alliances inacceptables.

    la troisième erreur
    Ne pas avoir prévenu Xavier Darcos du piège dans lequel il allait tomber en Aquitaine miné par de hauts responsables de l’ump plus soucieux de leur avenir personnel que l’intéret général.

    conclusion
    je suis très heureux d’avoir rejoint les militants car au moins auprès d’eux je retrouve les vraies valeurs,
    l’honneteté et la sincérité, et non des petites combines d’intérets personnels

  21. Je trouve les propos de Monsieur Michel Bernard, tout a fait judicieux. Arrêtons de servir la soupe à ceux qui n’ont pas l’intention de le faire pour notre mouvement.

  22. Jean, merci pour cette rectification. Je ne savais pas que l’on devait cette citation au bon Monsieur Queuille ! C’est lui qui a dit aussi : « Il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre ! »

  23. DCH 33110,

    La candidature de Xavier Darcos dans notre région était risquée. Mais Xavier l’a fait à la demande du Président de la République. Pour ma part j’étais opposé à cette candidature et je l’avais dit en son temps à Alain Juppé et à Xavier Darcos.

    Contrairement à ce qu’affirme Michel Bernard, ce n’est pas moi qui ait demandé à Xavier Darcos de se présenter en Aquitaine, ni même Alain Juppé !!!!

    Par contre, ce que je puis dire aujourd’hui, c’est que Xavier Darcos est devenu un ami et que je suis fier d’avoir fait campagne avec lui et pour lui.

    Dès que Xavier a été choisi comme tête de liste (je rappelle qu’il n’y avait pas d’autres candidats) j’ai travaillé à ses cotés. Je ne le regrette pas le moins du monde.

    Xavier a été candidat en Aquitaine à la demande du Président de la République qui lui avait promis que cette candidature difficile n’aurait pas de conséquence sur sa place dans le gouvernement.

    Il a constitué une belle liste et je suis très fier d’avoir oeuvré pour qu’Isabelle Roy soit n°8.

    D’où ma déception et ma colère lorsque j’ai appris, lundi matin, avec Xavier, le « projet de remaniement » du Président de la République.

    C’est le Président de la République qui a établit la stratégie de campagne. D’où mon billet.

    Yves d’Amécourt

  24. Jean-Michel Invernizzi

    Bonjour Yves,

    Je partage ton analyse dans ses grandes lignes. Il est essentiel notamment qu’il y ait un regain d’animation des structures de l’UMP afin d’associer les militants aux réflexions qui doivent précéder l’action. Les idées doivent s’exprimer, même (et surtout) si elles sont parfois loin de l’idéologie exprimé au niveau national.
    Sinon, l’UMP ne sera plus qu’un parti présidentiel, qui ne sera plus efficace pour expliquer et porter des idées au niveau local.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *