Le coq et les flamants roses.

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Un jour sur les bords de l’étang de Vaccarès, comme les flamants roses dégustaient des crevettes, passa un coq. Un coq gaulois.

Qui êtes-vous fit le coq, qui n’avait jamais vu de flamants roses ?

« J’envie vos grandes pattes, votre couleur rose, votre long bec … J’aimerais comme vous, marcher dans le marais, sans mouiller mes plumes ! »

« Ah ! » fit l’un des flamants roses… « Rapproches toi de dame nature. C’est elle qui nous ainsi doté : nous sommes roses car nous mangeons les crevettes, nos pattes sont longues pour mieux les voir dans l’onde, et notre bec, nous permet de mieux les attraper ! »

« Moi aussi j’aime les crevettes, fit le coq. Mais je suis contraint à n’en manger que les miettes, lorsque le fermier veut bien nous les donner. Bien souvent, c’est le chat, « Minou », qui passe avant nous! »

« Si vous m’apprenez à manger les crevettes, je vous apprendrais à chanter Cocorico ! » fit le coq.

Les flamants, que savoir chanter Gaulois amusait , se mirent à fabriquer des échasses et les donnèrent au Coq. Celui-ci les essaya, puis parti dans le marais avec eux.

Tout se passait bien et la leçon de chant commença. Dans la joie et la bonne humeur, tout ce petit monde pas après pas, s’éloignait du rivage. Pendant que le coq chantait, les flamants roses de loin en loin se baissaient pour consommer quelques crevettes.

Entre deux « Cocorico », le coq affamé par tant d’effort, fit de même. Mais comme il se penchait, il perdit l’équilibre et tomba dans le marais. Il but une tasse d’eau salée, puis deux, puis trois. Il se débattait…

Les flamants roses ne purent rien faire. Ils n’étaient pas équipés pour sauver un coq en danger. Ils n’avaient avec eux, ni gilet de sauvetage, ni bouée… aucun même ne savait nager.

Ce qui devait arriver arriva, et le coq Gaulois, sous leurs yeux, se noya.

Quelques heures plus tard, il coula… Et servi de repas aux crevettes, poissons et crustacés qu’il voulait manger…

Ainsi, celui qui voulait goûter aux crevettes, fut finalement boulotté par elles.

Le plus ancien des flamands roses, resté sur le rivage pour observer la scène dit ceci :  » La nature a ses règles, c’est dans l’ordre des choses. Un coq et des béquilles ne font pas un flamant rose. »

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