Le même mariage pour tous : une mauvaise réponse à de vrais problèmes.

J’étais à Paris avec 1 million de Français, le 13 janvier dernier. Pourtant, je ne suis pas un habitué du macadam et du bitume. Je défilais avec les élus de la République, nous étions 5000. J’avais choisi de ne pas porter l’écharpe de Maire. Lorsque l’on porte l’écharpe de Maire, c’est pour représenter la République. Ce jour là, la République ne m’avait pas missionné.

La dernière fois que j’ai manifesté, c’était à Bordeaux, en décembre 2006, pour défendre une certaine idée de la France, et la consommation modérée et culturelle de vin. Jean-Pierre Raffarin était 1er Ministre, Dominique Bussereau Ministre de l’Agriculture et Jacques Chirac, Président de la République.

La fois précédente, c’était à Angers, en mai 1984, pour protéger l’école « libre », moi qui ai accompli toute mon éducation au sein de l’enseignement public. J’étais adolescent et très attaché à la liberté. Il paraît que c’est ce jour là, que le Président François Mitterrand présent lui aussi à Angers, a choisi de retirer son texte.
A 16 ans on revendique la liberté. A 25 l’égalité… Aujourd’hui, la valeur de la République que je chéris le plus, c’est la fraternité, parce qu’elle contient dans ses germes le mode d’emploi de la liberté et de l’égalité.

La fraternité est une valeur qui mûrit. Si la liberté pousse au printemps et l’égalité en été… La fraternité, elle, vient plus tard, au cœur de l’hiver.

Pourquoi parler des valeurs de la République me direz vous ? N’est-ce pas hors sujet ? Quel rapport avec le « Mariage pour tous » ?

La revendication principale du projet de loi « Le Mariage pour Tous » n’est-elle pas « l’égalité des droits pour les couples homosexuels » ? N’est-ce pas la « liberté » de choisir son orientation sexuelle, n’est-ce pas la « liberté » de choisir d’avoir ou non, un enfant, même si la nature ne l’a pas prévu ainsi ?

Les mots qui sont choisis par les partisans du « mariage pour tous » sont républicains à dessein. Un brin culpabilisant ! En effet, le citoyen « normal » peut-il décemment s’opposer à l’égalité et à la liberté, deux valeurs cardinales de la République ?

J’ai un temps pensé que la promesse du candidat François Hollande était « normale », logique, dans l’air du temps… Et puis je me suis saisi du sujet, j’y ai pensé, j’ai beaucoup réfléchi. Je pense faire partie de ces français qui sont passé du « oui » ou « non », chemin faisant, depuis l’apparition de cette proposition dans le programme du candidat « normal ».

Profondément chrétien, je suis aussi profondément laïc… Et je ne voulais pas faire de la religion un obstacle à cette revendication ! J’étais sensible à l’argument de ceux qui disaient : « le mariage républicain, ne doit pas se conformer aux exigences de l’église catholique ». Dans un état laïc, l’église n’a pas son mot à dire sur les lois. D’ailleurs, si la religion musulmane reconnait la polygamie, la République ne la reconnait pas. C’était là un exemple inversé des différences qu’il y a entre la république et le fait religieux.

Profondément Chrétien, je craignais d’être assimilé aux plus extrémistes d’entre nous. J’avais besoin de me démarquer.

Oui, mais voilà, brandir le drapeau de l’église en lui attribuant la protection du mariage était un leurre destiné, en fait, à appuyer le projet ! En laissant croire que la défense du mariage hétérosexuel était un fait religieux, il était plus facile de faire admettre au nom de la laïcité, le projet de « mariage pour tous » !

Une petite manipulation mentale : « l’Eglise est contre le mariage homosexuel, tu es contre l’avis de l’Eglise, donc tu es pour le mariage homosexuel ! »

L’histoire est tout autre. Le mariage est une création de l’humanité, pas des religions ! Le mariage était une institution « laïque », bien avant d’avoir été reconnu et sacralisé par les églises. L’Eglise catholique, par exemple, n’a fait du mariage un sacrement, qu’au 10ème siècle. L’argument fit pschitt !

Je faisais partie de ceux qui se disaient : « Le mariage ouvre à l’adoption. Pourquoi ne pas permettre à des enfants à adopter, de pouvoir l’être par des parents homosexuels ? ». Pour tous ces enfants en recherche de parents… Après tout, l’essentiel pour un enfant, c’est l’amour qu’on lui porte. Et les preuves d’Amour qu’on lui donne…

Je me suis vite aperçu que cette pensée généreuse, ne tenait pas la route. Qu’elle s’arrêtait aux frontières de la réalité !

En effet, il y a en France et dans le monde, beaucoup plus de familles en attente d’un enfant, que d’enfants en attente d’une famille. Et dans tous les cas, parmi 100 familles candidates à l’adoption, les services du Conseil Général, qui agissent toujours dans l’intérêt de l’enfant, choisiront un couple hétérosexuel. C’est naturel. Car un enfant en attente d’adoption, a besoin plus qu’un autre, d’un Papa et d’une Maman. C’est mon expérience. J’ai siégé 7 ans au « Conseil de Famille ».
A cet argument, un couple homosexuel m’a répondu que ce n’était pas le sujet. Le souhait des couples homosexuels, n’est pas de permettre l’adoption d’un enfant adoptable, mais de permettre à l’enfant d’un des deux membres d’un couple homosexuel, d’être adopté par l’autre. C’est ce dont parle les promoteurs du texte « le mariage pour tous » lorsqu’ils parlent de « sécuriser la vie de 40000 enfants ».

Je comprends cette question. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas légiférer sur le statut du «beau-père», de la «Belle-mère» dans un couple recomposé ? Cette loi pourrait servir pour les familles recomposées, qu’elles soient homosexuelles ou hétérosexuelles.

Ce projet de loi n’est pas anodin. Je pense que c’est un projet qui touche notre civilisation, par le cœur de l’homme. Et tout ce qui touche au cœur de l’homme doit être manié avec précaution, en faisant bien attention, surtout, de ne pas détruire la fraternité.

Comment faire en sorte de répondre aux besoins légitimes des couples homosexuels et de leurs enfants, par une réponse adaptée à la question posée ?

Le « mariage pour tous » propose de répondre à des problèmes différents, avec la même solution. Ne pourrait-on pas trouver des réponses adaptées à chaque question posée ?

L’Amour homosexuel existe. Il est, selon les cas, un fruit de la nature, de l’éducation ou de la vie en société. Il est différent de l’Amour hétérosexuel. Reconnaître les différences ne doit pas consister à les confondre. Marier de la même manière un couple hétérosexuel et un couple homosexuel, revient à dire que ces couples sont identiques. Cela, je ne peux m’y résoudre.

Notre société, sous prétexte de respect et d’égalité, ne souhaite plus voir les différences ! Observer des différences serait devenu irrespectueux ! Etre contre le « mariage pour tous », selon Pierre Bergé, serait un acte homophobe, voire antisémite !!! Comment faire, alors, pour construire ce respect, cette connaissance et cette fraternité indispensable pour accueillir la différence ?

Sur ce sujet le gouvernement est revenu en arrière… Lorsque les couples hétérosexuels ont manifesté leur désaccord devant le projet de la disparition de « père » et de « mère » dans l’acte de mariage. Il n’y aura pas un acte de mariage, « pour tous », mais bien des actes de mariages différenciés, selon qu’il s’agit d’un couple d’homme, d’un couple de femme, ou d’un couple constitué d’un homme et d’une femme…

Si les couples sont différents, alors les unions proposées doivent être différentes, elles aussi. Un couple de femmes, on le comprend aisément n’a pas le même accès à la procréation qu’un couple d’homme.

C’est important de souligner cela. Car mon opposition majeure sur ce texte, c’est le droit qu’il donnera aux couples homosexuels d’accéder à l’adoption et à la PMA. On nous dit que cette question est reportée. Que nenni! Une fois que tous les couples auront le même acte de mariage, ils pourront accéder aux mêmes droits. C’est la loi.

Aujourd’hui, les couples hétérosexuels qui ont un souci de fertilité peuvent avoir accès à l’adoption ou à la « PMA » (Procréation Médicalement Assistée).

Demain, tous les couples qui disposent du même acte de mariage, qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels, pourront avoir accès à l’adoption ou à la PMA. Et ce, que le gouvernement le souhaite, ou pas. Il suffira pour un couple homosexuel de porter cette question devant la cour européenne des droits de l’homme, au nom de l’égalité des droits.

La jurisprudence est constante : « les couples placés dans des situations juridiques comparables, se voient opposer les mêmes effets ». Même acte de mariage, mêmes droits !

Pour moi, le « mariage pour tous », contient en lui l’accès à l’adoption et à la PMA, pour les couples homosexuels, puis la gestation pour autrui (GPA).
Penser que l’on peut être pour « le mariage pour tous », « contre l’adoption », « contre la PMA », contre la « GPA », comme je l’entends chaque jour, est une erreur de jugement. L’accès à l’un entrainera l’accès aux autres, c’est une question de droit.

Les deux sujets sont intimement liés. En séparant les deux sujets, le gouvernement se situe dans la stratégie législative.

Avec l’apport d’un don de sperme –utile encore quelques temps, en attendant que la science progresse-, deux femmes pourront avoir ensemble un enfant. L’une sera la mère chromosomique et l’autre la mère biologique ou porteuse. C’est le projet défendu aujourd’hui, sans le dire, par LGBT.

C’est pour toutes ces raisons qu’aujourd’hui, après mures réflexions, je suis contre le projet de « mariage pour tous » proposé par le gouvernement. Parcequ’il apporte une mauvaise réponse à de vraies questions.

Au nom de la liberté et de l’égalité, on ne peut pas brader ainsi, la fraternité !

Le 2 février à 15h, je serai sur le pavé, Place Pey-Berland, à Bordeaux.

Signez la pétition citoyenne à l’attention du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE)

12 commentaires sur “Le même mariage pour tous : une mauvaise réponse à de vrais problèmes.”

  1. Chers collègues, chers amis,

    A l’heure où s’ouvre l’examen à l’assemblée nationale du projet de loi, notre mobilisation s’intensifie.

    * Vendredi dernier, une délégation de la manif pour tous était enfin reçue par le Président de la République.

    Pour en savoir plus :
    <a href= »http://www.lamanifpourtous.fr/-communiques-de-presse-22″ title= »http://www.lamanifpourtous.fr/-communiques-de-presse-22″>http://www.lamanifpourtous.fr/-comm…</a>

    * Peu auparavant, le Président de la République avait annoncé son intention de saisir le Comité d’éthique sur la question de l’accès à la PMA des couples de femmes.

    Vous trouverez sur ce lien notre réaction : <a href= »http://www.mairespourlenfance.fr/le-president-hollande-reconnait-les-questions-ethiques-de-la-pma » title= »http://www.mairespourlenfance.fr/le-president-hollande-reconnait-les-questions-ethiques-de-la-pma »>http://www.mairespourlenfance.fr/le…</a>

    * Ce matin, 170 banderoles étaient déployées au petit matin sur tous les ponts de Paris et sur le périphérique. On pouvait lire : « l’enfant n’est pas un droit », « on veut du boulot pas du mariage homo » ou « pour un mariage civil homme-femme ». Lors d’un point presse, Frigide Barjot a expliqué le sens de la démarche « Nous appelons à la liberté de vote des députés et nous lançons le mouvement de la liberté de conscience ».

    Pour en savoir plus : <a href= »http://www.lamanifpourtous.fr/comme-promis-nous-ne-lacherons-rien » title= »http://www.lamanifpourtous.fr/comme-promis-nous-ne-lacherons-rien »>http://www.lamanifpourtous.fr/comme…</a>

    * La bataille parlementaire s’annonce longue. Près de 15 jours de débats sont prévus pour examiner plus de 5 000 amendements, dont plusieurs amendements proposés par le collectif des maires pour l’enfance. Nous avons par ailleurs écrit à chaque député. Nous tâcherons de vous informer régulièrement de l’avancée des discussions qui devront s’achever le 12 février, avant transmission du texte au Sénat.

    Deux actions nous concernent particulièrement

    * Se rassembler le samedi 2 février, des rassemblements sont organisés dans toutes les grandes villes de France de 15h à 17h. Les élus sont particulièrement attendus.

    Vous trouverez en cliquant sur ce lien, toutes les informations concernant votre département : <a href= »http://www.lamanifpourtous.fr/-le-2-fevrier- » title= »http://www.lamanifpourtous.fr/-le-2-fevrier-« >http://www.lamanifpourtous.fr/-le-2…</a>

    * Saisir le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Depuis la dernière révision constitutionnelle, le CESE peut être saisi par 500 000 citoyens d’une demande d’avis sur des sujets économiques sociaux et environnementaux (pétition citoyenne). Certes, l’avis du CESE ne lie pas le Gouvernement. Pour autant, il est difficile d’imaginer que le Président de la République continue comme si de rien n’était, alors qu’il s’est engagé à rehausser le rôle du CESE dans un discours qu’il a prononcé au palais d’Iéna – siège du CESE – le 12 juin dernier.

    Alors, saisissons cette opportunité formidable et demandons au CESE d’intervenir dans le processus en cours.

    Pour ce faire, c’est très simple :

    – Téléchargez le formulaire de pétition en cliquant sur le lien suivant :

    <a href= »http://www.lamanifpourtous.fr/mediatheque/petition_citoyenne.pdf » title= »http://www.lamanifpourtous.fr/mediatheque/petition_citoyenne.pdf »>http://www.lamanifpourtous.fr/media…</a>

    – Envoyez-le par la poste à l’adresse indiquée sur le formulaire

    – et invitez tout votre entourage à le faire !

    Merci à tous pour votre mobilisation ! Continuons d’y croire !

    Franck Meyer,

    Porte parole du Collectif des maires pour l’enfance
    BP 110 – 92253 La Garenne-Colombes Cedex

    <a href= »http://www.mairespourlenfance.fr/ » title= »http://www.mairespourlenfance.fr/ »>http://www.mairespourlenfance.fr/</a&gt;

  2. Madame,
    Monsieur élu(e) de la République en gironde,

    A la suite du succès spectaculaire de la manifestation nationale qui a rassemblé
    plus d’un million de personnes le dimanche 13 janvier à Paris contre le projet de loi Taubira, le collectif La Manif Pour Tous est bien décidé à amplifier le mouvement et donne rendez-vous à tous les girondins,

    le samedi 2 février 2013 à 15h
    Place Pey Berland à Bordeaux

    Signe de la détermination des manifestants et de leur mobilisation, des rassemblements similaires sont en train de se préparer en un temps record à travers TOUTE la France. Ces rassemblements seront l’occasion d’interpeler tous les parlementaires de France.

    Pour nous, votre liberté de parole, comme élus de la République, est indispensable sur un tel sujet qui dépasse les clivages habituels. Cette liberté commence à se faire jour. Elle doit aujourd’hui être soutenue et développée dans le respect des convictions de chacun pour créer les conditions d’un débat serein.

    A l’image de l’entretien à l’Elysée entre le Président de la République et les porte-paroles du collectif La Manif Pour Tous, nous sommes désormais entrés dans « un bras de fer cordial » avec les défenseurs du projet. Le temps du débat doit venir et s’imposer sans délai malgré la peur de l’actuelle majorité. Ce débat est réclamé par une écrasante majorité de Français qui souhaitent également voir le projet de loi soumis au référendum*. Grâce à la mobilisation croissante observée depuis des semaines, le débat ne peut être refusé plus longtemps à toutes celles et à tous ceux qui dénoncent les conséquences de ce projet de loi qui conduira à priver délibérément des enfants de leur père ou de leur mère.

    Le 2 février sera une nouvelle fois l’occasion d’exprimer clairement les raisons de notre opposition, et de manifester notre joie et notre bonne humeur dans une ambiance festive !

    Nous vous invitons donc tous à venir nous rejoindre avec votre écharpe tricolore, samedi après-midi à Bordeaux.

    Merci de nous faire part de votre venue en envoyant un mail à manifpourtous33@gmail.com.

    Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations les meilleures,

    L’Equipe de la Manif Pour Tous 33
    <a href= »http://www.lamanifpourtous.fr/ » title= »http://www.lamanifpourtous.fr/ »>http://www.lamanifpourtous.fr/</a&gt;

  3. Merci Yves de cette position. Je crois qu’il faut également parler du coût de la PMA et de la GPA. La nation ne sera pas en mesure de « donner » un enfant à chaque « ménage » homosexsuel qui le désirera. Un enfant deviendra alors le sujet d’une transaction commerciale ( 5000€ pour la PMA, entre 60 000 et 100 000 € pour la GPA).

    L’enfant deviendra donc une « marchandise » avec, comme pour toute marchandise des clauses de « garantie », des objects de manipulations génétiques.

    Dans les sociétés où la vie humaine est liée à une transaction financière, cela s’appel « L’ESCLAVAGE ».

    Voici le progrès que la loi Taubira nous propose !!!

    Bien à toi

  4. Ce qui est effectivement a attendre avec la suite du mariage pour tous, c’est la GPA.
    De mon cote, je trouve tres surprenant la position de la gauche au pouvoir , qui surement, fort d un élan louable de générosité, ouvre la porte au business, celui de la « fabrique d’enfants »..
    Business qui revient à accepter que les couples riches pourront bien plus que les autres acheter des enfants à des femmes pauvres…. ( on voit mal l inverse : des femmes riches donner ou vendre leurs enfants….Ce scénario improbable nous ramène donc à la basse réalité : une forme supplémentaire d abaissement dont on se passerait bien )

    En terme de drame humain, on va quand même vers du « lourd » avec la GPA ( abandon programmé d’enfant, échange financier, etc)

    Et je n’evoque meme pas ici le cas de l’enfant, programmé , acheté en « primeur », séparé de sa mère biologique, etc….
    Qui peut envier de telles choses ?

    Je pensais que la Gauche serait « vent debout » contre tout ça….et je me trompe….

    Soit elle n a pas anticipé la suite ( voir quand même la position de certains , equipe Jospin ?) soit elle nous emmene sur des logiques bien nouvelles dans sa vision de la societe)

    Alors , oui au mariage pour tous, mais un grand non à la GPA.

    Tout ça mérite beaucoup de calme et de réflexion….Notamment de nos parlementaires…

  5. Intervention de François Fillon à ce sujet, hier soir, à l’assemblée nationale.
    A lire : <a title= »http://www.francoisfillon.org/site-officiel/intervention-de-francois-fillon-a-lassemblee-natinonale-lors-de-la-discussion-du-projet-de-loi-mariage-pour-tous/3114/ » href= »http://www.francoisfillon.org/site-… »>http://www.francoisfillon.org/site-…</a>
    A voir : <a href= »https://www.youtube.com/watch?v=A53Ay9mGw4c »>https://www.youtube.com/watch?v=A53Ay9mGw4c</a&gt;

  6. La Droite Libre demande à l’opposition d’agir vite pour un referendum d’initiative populaire !

    La France réelle attachée à un minimum de son identité, a clairement proclamé son rejet de l’ignominieux projet de destruction des fondements de notre civilisation. Face à l’entêtement de Hollande et du gouvernement qui a cru bon de faire organiser une soirée par des cercles frelatés, il y aura d’autres manifestations de défense du mariage et de la société.

    Ces réactions de rejet de la part de gens qui ne manifestent jamais ne sont en rien comparables aux défilés organisés de façon régulière par les spécialistes, de préférence pour faire appel du verdict des urnes lorsque la gauche est chassée du pouvoir. Ceux-ci ont toujours pour objet de défendre les intérêts économiques, financiers, statutaires, de leurs organisateurs. Rien de tel cette fois-ci : les protestataires ne réclament rien pour eux-mêmes et n’ont rigoureusement rien à gagner. Il s’agit de défendre notre civilisation. La marée humaine du 13 janvier réclamait seulement de continuer à vivre dans la société avancée qu’elle aimerait léguer à ses enfants. C’est le seul enjeu. Il est radical.

    L’ineffable extrémiste de gauche Christiane Taubira ne le conteste d’ailleurs pas, affirmant elle-même que sa réforme engendrerait un changement de civilisation. Pour cette raison, on ne peut se contenter de faire adopter une telle loi par une simple majorité parlementaire de circonstance puis la faire promulguer par des gouvernants de rencontre comme l’aurait dit le Général de Gaulle.

    Face à un enjeu aussi crucial, on eût pu espérer une opposition efficace, parce que combative et résolue. Elle a amplement démontré au contraire sa satisfaction de s’être défaussée sur un certain nombre d’associations et les autorités ecclésiastiques. Il est encore plus regrettable que les quelques voix qui se sont élevées, se soient contentées de réclamer à Hollande la tenue d’un referendum. Elles rivalisent d’hypocrisie, sachant parfaitement qu’il ne l’organisera jamais. À l’exception notable d’Henri Guaino qui, lui, a lu l’article 11 de la Constitution qui stipule depuis la révision de 2008 qu’un « referendum […] peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales ».

    Au lieu de réclamer à Hollande d’organiser un referendum, les parlementaires doivent immédiatement signer une proposition de loi réaffirmant que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme. Il suffit qu’ils soient exactement 185. Il est dommage qu’il faille désormais un texte législatif pour inscrire dans le marbre une évidence pour toutes les civilisations mais c’est la seule issue à laquelle nous condamnent ces sinistres gouvernants de rencontre.

    Qu’on ne vienne pas nous dire que l’article 11 n’est pas applicable parce que les lois organiques n’ont pas été votées ! N’importe quel juriste constatera qu’un texte constitutionnel prévaut sur une loi, fût-elle organique. Ce sera aussi une façon de rappeler aux parlementaires qu’ils n’avaient qu’à faire leur travail et que lorsqu’un texte constitutionnel est adopté, ils doivent en assurer l’application. Ils ne l’ont pas fait, ce n’est pas à la population de subir les conséquences de leur incurie.

    Une fois ces 185 signatures obtenues, chaque Français attaché aux fondements de la civilisation aura à cœur de récolter autour de lui le maximum de signatures possibles. Il en faudra environ 4,3 millions. Dans sa grande duplicité, le législateur a en effet décidé d’un seuil de 10 % des électeurs inscrits de façon à rendre impossible la tenue d’un referendum populaire. De fait, notre ami Yvan Blot, pourfendeur de l’oligarchie et grand promoteur de la démocratie directe ( <a href= »http://www.democratiedirecte.fr/ » title= »http://www.democratiedirecte.fr/ »>http://www.democratiedirecte.fr/</a&gt😉 constate que nulle part ce seuil de 10 % des électeurs inscrits n’a jamais été atteint, là où des referendums d’initiative populaire se tiennent régulièrement, non seulement en Suisse, mais aux États-Unis, en Allemagne, en Italie, etc.

    Il n’appartient qu’à nous, c’est-à-dire à tous les Français préoccupés de ce que doit être une société civilisée, capable de protéger ses enfants, de collecter ces 4 millions et plus de signatures. La balle est dans le camp des députés et sénateurs d’opposition, ils doivent d’urgence signer ce texte. Les 4 millions de signatures suivront. Si le chiffre n’est pas atteint, il sera temps de poursuivre les efforts et, en tout cas, de mettre sous le nez des gouvernants de rencontre les 2 ou 3 millions qui auront été rassemblés. Ils devront alors assumer leurs responsabilités.

    Le Bureau Politique de La Droite Libre

  7. Tribune libre de Jean Vermeer (*)

    C’est stupéfiant de voir une ministre mentir à ce point au 20h de TF1 un soir de grande manif !

    Comme naguère Émile Zola : J’ACCUSE !

    J’accuse Madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, d’avoir sciemment trompé les Français le dimanche 13 janvier 2013 sur TF1 au journal de 20 heures de Claire Chazal.

    Je vous accuse, Madame, d’avoir sciemment menti aux Français en leur disant ce soir-là, je vous cite :
    « Le Code civil ne bouge pas sur la filiation, il n’y a pas une ligne de modifiée au titre VII qui concerne la filiation », alors qu’en fait, l’article 2 de votre projet consiste bel et bien à remanier ce titre VII.
    Mais votre mensonge ne s’arrête pas là, vous qui avez dit ce soir-là : « C’est un texte de loi qui n’enlève strictement rien à personne, qui ne supprime pas les mots de  » père  » et de  » mère  »

    Quel mensonge énorme ! L’avez-vous donc lu, votre projet de loi ? Il comporte 9 pages, 23 articles. Eh bien, les pages 2 à 9, les articles 4 à 21, consistent en la chasse aux mots « père » et « mère » dans tout le corpus juridique français avec un effrayant esprit de système.

    Dans le Code civil, le mot « père » (et « mère ») est effacé plus de 97 fois !!! Et vous dîtes devant des millions de Français, dimanche dernier sur TF1, que le projet « ne supprime pas les mots de « père » et de « mère » » !

    Votre mensonge est stupéfiant. Votre projet est en fait essentiellement une chasse aux mots « père » et « mère », aux mots « homme » et « femme », « mari » et « femme » qu’il s’agit de faire disparaître dans tout le droit français. Et même les mots « beau-père » et « belle-mère ». Et les mots « paternel » et « maternel ». Un comble.

    Faire disparaître ces mots de tout le corpus juridique français, c’est l’objectif caché de votre projet, c’est pourquoi vous avez menti aussi effrontément. En effet, votre projet ne concerne pas seulement le Code civil, mais aussi douze autres codes, comme le Code de procédure pénale, le Code des transports, et quatre autres grandes lois (l’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante ; la loi sur la fonction publique hospitalière ; la loi sur la fonction publique de l’État ; la loi sur la fonction publique territoriale) car les mots désormais honnis qui ont le toupet d’y figurer doivent en disparaître aussi (articles 5 à 21 de votre projet).

    Par exemple, les mots « paternelle ou maternelle » figurent-ils à l’article 399 du Code Civil ? Votre projet, article 4, 25° est ainsi rédigé : « L’Article 399 est ( ) modifié : ( ) c) Au dernier alinéa, les mots : « , paternelle ou maternelle, » sont supprimés ; ». Ces mêmes mots figurent-ils aussi aux articles 747 et 749 du Code Civil ? C’est l’objet du 45° du même article 4 de votre projet :

    « Aux articles 747 et 749 les mots : « entre ceux de la branche paternelle et ceux de la branche maternelle » sont remplacés par les mots : « entre chaque branche » ; ».

    Vous n’avez pas craint de supprimer le beau mot de « maternel » de tout le droit français. Vos électrices apprécieront.

    Ainsi, ce n’est pas seulement l’accès des homosexuels au mariage que vise dans votre projet de loi. Il veut en réalité enclencher un bouleversement de la société française. Et parce que les Français commencent à s’en apercevoir, vous leur avez menti en leur affirmant le contraire de ce que vous aviez mis dans votre projet de loi.

    Madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des Sceaux : dimanche soir sur TF1, vous avez abusé de manière à vrai dire effrayante de la confiance de millions des Français. Maintenant, vous êtes démasquée.

    Vous êtes prise en flagrant délit. Il ne vous reste plus qu’à retirer votre projet de loi et à démissionner.

    *Jean Vermeer est un citoyen français qui s’est donné le mal de lire votre projet de loi.

    «Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.» Albert Einstein

  8. Sylviane Agacinski

    « Deux personnes se mariaient en raison de leur volonté de lier leurs familles et de procréer. En ce domaine, les deux sexes ne sont pas interchangeables. L’égalité n’est pas l’identité… Le mariage gay ne peut pas construire la filiation, et il faut dissocier les deux. »

    « La différence sexuelle, ou asymétrie, reste fondamentale dans la construction de la filiation. L’adoption elle-même garde une structure asymétrique, avec deux parents possibles, non identiques – père et mère. Sinon, pourquoi deux, plutôt que trois ou plus ? »

    « Etre père ou mère dépend du sexe, non de l’orientation sexuelle… »

    « En excluant a priori de la filiation soit le père, soit la mère, l’homoparentalité créerait une inégalité institutionnelle entre les enfants. »

    « Bien des enfants nés de dons anonymes de sperme veulent connaître leur histoire et se révoltent contre le secret organisé de leur naissance. Ce problème serait aggravé, pour les enfants nés de l’insémination d’une lesbienne, par l’effacement complet du père. De plus, si des couples d’hommes demandaient également l’accès à la PMA, le recours aux mères porteuses s’imposerait. Or cette pratique est inacceptable… »

    « Ne méprisons pas ces questions au nom d’une bonne conscience soi-disant progressiste et forcément de gauche. Ne courons pas derrière le système californien de fabrication d’enfants à la demande selon une tarification précise. Un discours ultralibéral et cynique prétend que tout se vend dans le monde, y compris les ventres et les enfants. Ce n’est pas ma conception du socialisme.»

  9. Bonjour;

    Je suis homosexuel, et aussi maire de Chasselas, commune en Saône-et-Loire. Et je suis ici pour vous dire mon opposition à ce projet de loi du « Mariage pour tous » et je voulais vous faire partager quelques réflexions :

    – je ne me reconnais pas dans les revendications du lobby interLGBT, qui par ailleurs n’a jamais été élu et n’est pas représentatif de l’ensemble des homosexuels, qui ne forment pas une communauté : y- a- t-il d ailleurs une communauté hétérosexuelle ?

    – ces associations ont toute leur légitimité – elles ont beaucoup fait pour nous rendre la vie plus douce, ont beaucoup fait aussi pour les malades du sida et il reste évidemment un travail énorme à faire, par exemple quand on sait que l’homosexualité reste un crime ou un délit dans plus de 80 pays ; MAIS cela ne leur donne pas pour autant une représentativité.

    – des voix comme la mienne se lèvent –notamment avec le collectif « homovox.com » (www.homovox.com) pour faire entendre un autre discours, plus ajusté, plus respectueux fondamentalement des personnes homosexuelles, des institutions qui structurent notre société et bien évidemment des enfants !

    – On nous parle d’égalité : je ne suis pas égal, je suis différent, ni mieux, ni pire, et à ce titre je réclame un traitement différent ; il est d’ailleurs curieux que ceux qui vilipendent depuis des années le mariage soient maintenant les mêmes à vouloir nous l’offrir : voudraient-ils nous faire un cadeau empoisonné ?

    – Chacun a ses limites. Ainsi mon manque d’enfant, mon désir d’enfant ne me donne pas le droit de priver un enfant de l’affection d’une mère : c’est simple, mais cela suffit à justifier le retrait de ce projet de loi qui finalement n’est que la conséquence logique d’une société individualiste, où chacun veut que l’Etat (ou la science) comble ses désirs, fut-ce au détriment de l’autre ou de la collectivité !

    On nous rétorque que les enfants dans ces familles ont des destins équivalents aux autres : aucune étude sérieuse n’est venu l’étayer; on a interrogé des enfants dans ce type de famille en concluant que tout allait bien… Vont-ils devant un micro reprocher à celui ou celle qui les éduque, qui les aime et qu’ils aiment de les avoir coupé de leur père ou mère biologique, alors même qu’ils n’ont pas le recul suffisant sur leur enfance et adolescence ? Moi je n’ai compris mon enfance, comme beaucoup, qu’après l’âge de 30 ans… l’Etat doit proposer et favoriser avant tout aux futurs adultes ce qu’il ya de meilleur : l’altérité d un couple homme femme.

    – Le discours ambiant sous-tend même parfois que les couples homosexuels seraient plus harmonieux : je vous rassure : ils ont les mêmes problèmes que vous, à cette nuance près, rarement évoquée car très sensible et que je constate autour de moi : la non-altérité de leur relation me semble souvent être un terreau moins favorable à une complétude de la relation, et donc souvent à sa durabilité (voir chiffres de pacsage Insee/Ined, homo vs hetero) ; cette souffrance est souvent niée en bloc car insupportable ; est-ce une raison pour modifier le sens du mariage ? je ne le crois pas. La semaine dernière, Mme Caroline Mecary, avocate influente, a demandé la suppression de la notion de fidélité dans le mariage… Je vous laisse seul juge…
    Ne modifions pas le sens du mariage, mais préférons offrir à ces couples et à ces enfants dans des situations qui existent un cadre législatif protecteur : il y a déjà de nombreux outils ; améliorons-les et faisons les connaitre !
    Pour finir, je veux souligner que malgré mon opposition, il faut savoir être très nuancé dans ses propos car ce débat touche à l’intime de chacun, à sa vie affective avec sa fécondité, ses blessures, ses hauts et ses bas, et chacun sait combien cela n’est pas toujours facile !

    Ne jugeons personne, respectons chacun, mais n’acceptons pas un Etat qui aurait pour seul but de combler les désirs – fussent-ils légitimes et sincères – de chaque catégorie de la population au détriment des plus faibles et de l’ensemble de la société !

    Discours rononcé le 2 février 2013 devant la préfecture de Saone et Loire.

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