Le travail du sol n’épargne pas l’air…

Deux organismes (le CIVC et la chambre d’agriculture du Gard) ont quantifié les émissions de gaz à effet de serre provoqués par les différents modes d’entretien du sol. Selon ce critère l’itinéraire le plus « polluant » est loin d’être celui que l’on croît…

Ces études pointent du doigt que dans cette démarche il faut raisonner global, et sans à priori sur les émission de produits phytosanitaires, les émissions de gaz à effet de serre, …

Dès lors que l’on raisonne globalement, les deux itinéraires à privilégier, selon l’interprofession champenoise sont le désherbage mécanique intégral et l’enherbement de l’interrang avec désherbage chimique sous le rang. Ce deux intinéraires permettent de préserver au mieux l’eau et l’air.

Le désherbage thermique (100%) -pourtant réputé « BIO »- est le plus pollueur avec 656 kg d’éq c/ha et par an. Le travail du sol arrive ensuite, rejetant 76 kg éqC/ha/an. A l’opposé le désherbage chimique en plein émet 21 kg. Pas loin derrière on trouve l’enherbement maîtrisé (39 éq/ c/ha/an).

Si l’on ajoute à cela la technique des vignes larges et hautes, cela diminue d’autant plus le nombre de rang, et le nombre de m2 à désherber sous le rang. Si enfin on pose le désherbant chimique avec un engin plus léger (type quad), alors ont réalise tout à la fois une diminution des émissions de gaz à effet de serre et une diminution des utilisation de produits phytosanitaires.

Pour en savoir plus article de Clara de Nadaillac (article de LA VIGNE n°199 – juin 2008)

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