Mise en valeur de la forêt française et développement de la filière bois.

Le rapport de Jean Puech, ancien ministre de l’agriculture et de la pêche, réalisé à la demande de Nicolas Sarkozy, Président de la République.

Le 18 décembre 2008 Nicolas Sarkozy, Président de la République, confiait à Jean Puech, ancien ministre, une mission. La lettre correspondante du 31 décembre 2008 évoquait clairement l’importance spatiale de la forêt couvrant le tiers du territoire, sa sous-exploitation notable, et le déficit commercial. Elle précisait : « L’objet sera de définir un plan ambitieux pour parvenir à mobiliser cette ressource et développer l’offre de bois en France… »

Le rapport correspondant a été remis le 6 avril 2009 à la Présidence de la République, il regroupe 42 propositions sur la forêt et le bois, dont 8 mesures « phares ».

Ces propositions, en harmonie avec les Assises de la forêt et le Grenelle de l’environnement, constituent un ensemble cohérent conduisant à un développement durable de la forêt et du bois.

Le Président de la République, lors de son discours en Alsace le 19 mai 2009 à Urmatt, en a tiré les conclusions et a annoncé les principales mesures qu’il retenait pour dynamiser la filière forêt-bois française.

Le rapport « Mise en valeur de la forêt française et développement de la filière bois » se compose de trois parties :

  • la première établit un état des lieux de la forêt française et de la filière bois,
  • la seconde recense les problématiques et les pistes de modernisation possibles,
  • la troisième présente ces 42 propositions : après celles pour surmonter la crise conjoncturelle, liée à la dépression économique mondiale de 2008 aggravée en France par les effets de la tempête Klaus de janvier 2009, suivent des propositions présentées en trois parties, traitant toutes de l’évolution structurelle de la filière :
  1. des propositions pour récolter plus, tout en protégeant mieux la forêt française, pour étendre les plans de gestion et limiter le morcellement de la forêt, avec pour cela un Fonds de mobilisation forêt-bois, un Fonds de reboisement et d’adaptation au changement climatique, et un compte d’épargne forestière,
  2. d’autres pour des usages modernes du bois, en améliorant l’appareil industriel avec l’appui d’un fonds d’investissement stratégique, ce qui permettra de réduire nos importations, en développant de nouveaux produits à base de bois et en promouvant la construction bois notamment en multipliant par dix le seuil minimum d’incorporation de bois, et enfin un effort sur l’énergie bois,
  3. et des propositions pour développer un véritable esprit de filière, en agissant sur la communication, la formation et la « gouvernance forestière ».

Par la cohérence globale de ces propositions, la volonté est de mobiliser le bois disponible qui n’est pas assez récolté dans nos propres forêts et d’utiliser notre bois pour la construction et l’énergie renouvelable. L’ambition est de mettre la forêt et le bois au cœur d’un nouveau développement soutenable ou durable au plus grand bénéfice de la société française, et ceci dès le niveau communal ou intercommunal.

Le citoyen a compris la modernité du bois, comme matériau ou énergie renouvelable, il tient à voir son utilisation développée pour participer à la lutte contre l’effet de serre dans le cadre du plan climat. C’est pourquoi il est apparu utile d’avoir une approche territoriale, au plus près des citoyens, et de rapprocher les Français de leur forêt, avec l’aide des communes et des collectivités.

La forêt doit être reconnue pour ses multiples rôles, de protection de la nature et d’accueil du public, et comme source d’un bois qui retrouve une vraie modernité politique et technique.

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