Nous nous opposons à la mise en œuvre dans notre Région du Plan « 500 000 Formations » !

Communiqué de presse de Virginie CALMELS, Présidente du groupe LR/CPNT, et de Joan TARIS, Président du groupe MoDem suite à la Commission permanente de la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes hier après-midi.

Nous nous opposons à la mise en œuvre dans notre Région du Plan « 500 000 Formations », voté aujourd’hui en Commission permanente du Conseil régional, dont nous dénonçons l’insuffisance au regard des enjeux vitaux de la lutte contre le chômage par la formation professionnelle, et la tentative de tour de passe-passe menée par le gouvernement actuel.

La formation professionnelle des demandeurs d’emploi doit constituer un chantier prioritaire pour la Région, dont les résultats sont particulièrement mauvais : seules 61 % des entrées en formation concernent des chômeurs dans notre Région, et seulement 55% en Aquitaine, contre une moyenne de 82 % en France (PLF 2015).

Les formations professionnelles, pour être efficaces, doivent répondre aux demandes du marché du travail et posséder une qualité minimum. D’après l’AFPA, une formation efficace doit durer au moins cinq à six mois, pour un coût unitaire de 4 à 5 000 €. Or les formations du nouveau plan coûteront à la Région 1 650 € chacune, un effort bien insuffisant ne permettant que des formations de 3 mois maximum.

De manière plus générale, nous dénonçons la faiblesse chronique du financement par la Région de la formation professionnelle : les 56 500 formations financées par la Région pour un coût total de 60,5 M€ reviennent à 1 071 € par formation, un montant bien trop faible pour en garantir la qualité.

Le Gouvernement, en sacrifiant le financement de ce nouveau plan de formation professionnelle, se livre donc en réalité à un habile tour de passe-passe permettant de sortir automatiquement 500 000 chômeurs de catégorie A des statistiques, en les comptabilisant comme des stagiaires de la formation professionnelle, beaucoup moins visibles.

Ce traitement statistique du chômage ainsi mis en œuvre à l’échelle nationale, témoigne enfin du plus grave des renoncements : plutôt que de lutter efficacement contre les causes du chômage, plutôt que de favoriser l’emploi, le Gouvernement en est réduit à user de stratagèmes et de rustines.

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