Oui à la fiscalisation de toutes les allocations !

Le gouvernement réfléchit actuellement à la fiscalisation des allocations familiales. Pour ma part, j’y suis favorable.

Oui, je pense que tous les revenus doivent être fiscalisés, y compris les allocations : familiales, chômage, maladie, RSA, APL … Sans quoi notre système créer des effets de seuils qui sont intolérables pour la population.

Par exemple, une famille qui a des revenus de 2000 € de salaires + 500 € d’allocations, doit avoir la même fiscalité qu’une famille qui perçoit 1500 € de salaire et 1000 € d’allocations. C’est la justice fiscale, qui débouche sur la justice sociale. N’oublions pas que les fonds qui permettent le versement des allocations sont prélevés sur les salaires.

Si tous les revenus sont pris en compte, alors, nul besoin de toucher au quotient familial. La famille dont les revenus sont suffisants reversera tout ou partie de ses allocations, sous forme d’impôts.

Je suis favorable, dans le même ordre d’idée, à ce que la totalité des salaires versés par une famille, pour un emploi à domicile (garde d’enfant, aide aux personnes âgées, service à la personne), soit déductible de l’ensemble des revenus d’une famille. Afin que des emplois de proximité soient créés, des emplois durables.

Il est inconcevable, dans un pays où le taux de chômage augmente chaque jour, que l’on n’encourage pas les actifs qui en ont les moyens, les familles qui en ont le besoin, à recruter des emplois à domicile. Des emplois de proximité, non dé localisables ! Des emplois de solidarité immédiate.

Ne disait-on pas autrefois : « donner un travail » ? Qui a les moyens aujourd’hui de « donner du travail » ?

Dans notre fiscalité, les déficits immobiliers sont déductible des revenus immobiliers. Les déficits agricoles sont déductibles des revenus agricoles. Une entreprise déduit les salaires de son chiffre d’affaire. Dans le même ordre d’idée, les salaires versés à un emploi à domicile devrait être déductible en totalité, des revenus de la famille.

Le terme de « niche fiscale » lorsque l’on parle des emplois à domicile devrait être interdit, prohibé, dans un pays où l’emploi devrait être la priorité des priorités !
Pour résumer ma pensée : Oui à l’universalité des toutes les allocations. Oui à la fiscalisation de toutes les allocations. Oui à la déductibilité de l’ensemble des salaires versés à un emploi à domicile. Non à la modularité des tarifs d’accès aux services.Non à la modification du quotien familial.

Aux services sociaux, l’action sociale. Aux services fiscaux l’action fiscale.

J’attends avec impatience que le Président de la République tienne sa promesse sur une réforme de la ficalité en France. Car depuis le 6 mai, on a beaucoup bricolé, on a beaucoup augmenté, mais on a pas beaucoup réformé.

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nb : Si tous les revenus sont pris en compte, alors, nous aurons une vision commune et partagée des revenus des Français. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. On parle bien souvent du nombre des Français qui vivent « en dessous du seuil de pauvreté », mais en réalité, personne (parmi les organismes qui sont chargés de cette question : Etat, CAF, MSA, Collectivités …) n’est d’accord sur ce qui constitue un revenu en France, et personne n’est d’accord sur le montant de ce qu’il est convenu d’appeler le « seuil de pauvreté » !

4 commentaires sur “Oui à la fiscalisation de toutes les allocations !”

  1. A lire dans LE MONDE à ce sujet : « Fiscaliser les allocations familiales, un vieux champ de mines politique ».

    <a href= »http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/02/18/fiscaliser-les-prestations-familiales-un-vieux-champ-de-mines-politique_1834442_823448.html » title= »http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/02/18/fiscaliser-les-prestations-familiales-un-vieux-champ-de-mines-politique_1834442_823448.html »>http://www.lemonde.fr/politique/art…</a>

  2. J’ai lu cet article ainsi que tous ceux mentionnés. J’ai pour ma part un avis qui relève uniquement de la logique et de la simplicité ; les allocations familiales devraient être versées dès le premier enfant d’une part et ensuite en fonction des revenus. Madame N.K.M dit qu’élever des enfants coûte cher , alors d’autant plus pour ceux qui ont de petits salaires, ils ont besoin de l’aide des allocations pour y arriver contrairement à ceux qui sont « aisés » comme l’on dit . Si avoir des enfants est un « investissement pour l’avenir » toujours selon MME N.K.M, cela doit être possible pour tous !
    Pas de champ de mines politique, juste un peu de justice, mais en matière d’argent, la bataille est souvent perdue d’avance…
    Pardon yves…

  3. Un politicien de droite pour la fiscalisation des allocs !!!
    Lisez attentivement ce qui précède…Yves d’Amécourt avance des chiffres !!!Vous avez un revenu de 2000€, essayez de toucher 500€ de prestations familiales !!!
    Et, même avec un revenu de 1500€, cela m’étonnaerait que vous touchiez 1000€…Ce Monsieur se réclame du « Gaullisme » et remet en cause le quotien familial mis en place par le Génaral DE GAULLE pour instaurer une égalité.

  4. Bonjour,

    Je pense que vous n’avez pas bien lu mon texte.

    Les allocations familales, aujourd’hui ne sont pas liées au revenu, mais au nombre d’enfant.

    Ce que je propose, justement, c’est que plus aucune prestation, comme les allocations, ne soit soumise à un revenu, mais que toutes soient soumises à l’impôt.

    Je propose la suppression des tarifs différenciés en fonction des revenus pour l’accès à certains serivces.

    Aujourd’hui, nous avons un sytème hydride qui encourage les effets de seuil.

    Certaines personnes, lorsqu’elle retrouvent un emploi, perdent le bénéfice de certaines allocations. Le RSA n’a pas complètement réussi dans cet objectif.

    Enfin, contrairement à ce que vous affirmez, je propose de conserver le quotien familal.

    Nous aurions , d’un coté, des prestations sociales, liés à la situation de la famille. De l’autre, la politique fiscale liée au revenu.

    Aujourd’hui on mélange les deux, et tout le monde s’y perd. Notamment les plus fragiles.

    Notre système créer des effets de seuil dont patissent notamment les classes moyennes.

    Ces réflexions n’engagent que moi, car ce blog est un blog personnel ! Les commentaires sont ouverts et publiés.

    Yves d’Amécourt

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