« Pouvoir », le livre programme de Manuel Valls

Manuel_Valls_Pouvoir.jpgIl y a un certain nombre d’élus « classés à gauche » pour lequel j’ai une réelle admiration. Pierre-Mendès France, Jacques Delors, Michel Rocard, … Manuel Valls est de ceux là. Je viens de lire son livre « Pouvoir ». Cette lecture a confirmé mon intuition. J’espère que Manuel Valls saura faire valoir ses arguments au sein du Parti Socialiste et que sa façon de voir les choses fera avancer le débat, au sein de la gauche et au sein de notre république. J’ai beaucoup d’estime pour lui.

Dans ce livre, Manuel Valls sort de la posture d’une opposition systématique au pouvoir en place. Il soutient certaines réformes, en amende d’autre, critique la méthode, propose lui même de nouvelles réformes. C’est avec des hommes tel que lui que notre république grandira grâce à un débat sur le fonds. Manuel Valls le pragmatique se positionne sur un certain nombre de sujet avec courage : la réforme des retraites, la réforme de la fiscalité, l’éducation nationale, la recherche, la culture …

La politique est un peu comme un sport. Les matchs sont beaux et ils entrainent le public dans le jeu quand les joueurs ont du talent, que les règles sont respectées. Quand ils jouent le ballon plutôt que l’adversaire… Mon voeu le plus cher est que Manuel Valls incarne cette gauche qu’ont incarnée avant lui Jacques Delors, Michel Rocard, Pierre Mendès-France… Des hommes admirables, mais qui n’ont malheureusement jamais eu autour d’eux toutes les forces politiques leur permettant de mettre en oeuvre les idées qu’ils portaient. Souhaitons qu’il trouve autour de lui les hommes et les femmes qui le soutiendront et l’aideront à poursuivre son chemin, pour l’honneur, la grandeur et la qualité de notre démocratie.

8 commentaires sur “« Pouvoir », le livre programme de Manuel Valls”

  1. Mouette Rieuse

    Je ne suis pas du tout d’accord avec vous sur Manuel Valls sauf sur le fait qu’il est « classé à gauche ».
    En effet, Manuel Valls n’est pas de gauche mais bien un socialiste de droite. De droite par ses convictions, socialiste parce qu’il paie encore une cotisation au PS.
    Si ont peu comparer Valls à Michel Rocard, dont il a été conseiller, il me semble qu’il est impossible de le faire avec Jacques Delors ou Pierre Mendès-France.
    Ami d’un proche du président de la république, ses prises de position sur la sécurité, sur les retraites (il préconise 41 ans de cotisations), sur les quotas d’immigrés, Manuel Valls devrait se demander pourquoi il est encore au PS.
    A mon avis, juste parce cela lui assure une réélection, qu’il aurait du mal à obtenir avec une autre étiquette, dans sa ville d’Evry.
    Valls n’est pas un homme de consensus mais un opportuniste.

  2. Cher monsieur,
    c’est normal que vous aimiez ces personnalités politiques « de gauche » parce qu’elles sont tout simplement de droite comme vous… Mendès est le plus à gauche de l’équipe parce qu’il était devenu socialiste à la fin de sa vie. Mais pour les autres, spitituellement, ils appartiennent bien à la grande famille de la droite libérale française légèrement matinée de charité. Vous appartenez bien au même monde…
    Cordialement

  3. A vous lire mouette rieuse et robespierre. Si on est intelligent et réaliste, on est forcément de droite ?

  4. Mouette Rieuse

    @ courtaillon:

    Vous êtes la preuve vivante que ce n’est pas vrai…
    On peut être intelligent et réaliste et être de droite.. ou de gauche.
    On peut aussi être de droite… ou de gauche, sans être intelligent et réaliste…

  5. Monsieur Courtaillon,
    on est de droite lorsqu’on ne veut pas partager les richesses produites. Or, force est de constater que ni Valls, Rocard et compagnie – sous couvert de « réailisme », c’est à dire de soumission aux règles que vous jugez indépassables du marché – n’ont essayé de revenir sur les vrais inégalités sociales. L’enrichissement des riches constatées par l’INSEE sur la période de gouvernement Chirac-Sarkozy 2003_2007 est la continuité d’une tendance lourde initiée par les gouvernements Fabius,Delors, Rocard et compagnie dans les années 80. La création du RMI par Rocard a été un sédatif qui a empêché une grande partie de ses bénéficiaires de tomber dans la trés grande pauvreté. Le RMA a pris le relai avec l’effet gadget que l’on connait. Mais le problème de fond est toujours le même: l’enrichissement considérable d’une petite minorité de la population aux dépens du plus grand nombre… Ce sacrifice se fait sur l’autel du libre échange, doctrine économique partagée par Valls et compagnie et Sarkozy et compagnie…
    Bien cordialement

  6. Le courtaillon

    Maitre Mouette rieuse, que c’est interressant de vous lire…
    Monsieur Robespierre, je respecte votre avis et votre vision des choses, mais je vous répondrai que je suis plus agaçé par l’assistanat dont profite une petite minorité que jaloux d’une autre qui s’enrichie. Laquelle de ces deux minorités profite le plus d’une grande majorité qui peine honnetement ?

  7. Cher monsieur,
    prenez garde de ne pas vous retrouver par les temps qui courent, parmi les « assistés ». Personne n’est à l’abri de se retrouver sans rien…
    Cordialement

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