Algérie

Les accords de 1968 à la lumière du présent

L’Assemblée nationale vient de voter la fin des accords franco-algériens du 27 décembre 1968¹. C’est un geste politique, certes symbolique, mais salutaire : il oblige la France à relire un texte devenu obsolète, et à rouvrir un dossier qu’on avait enfermé dans les archives de la mauvaise conscience. Un demi-siècle d’asymétrie, d’aveuglement et de faux-semblants : voilà ce que ces accords ont produit, sous le masque de l’« amitié franco-algérienne ».

1962 : la promesse trahie des accords d’Évian
Le 18 mars 1962, les accords d’Évian mirent un terme aux combats, mais non à la guerre². Les massacres, les départs, les règlements de compte prolongèrent la tragédie : l’exode des pieds-noirs, l’abandon des harkis, les drames de la rue … Lire la suite

Je lis Sansal, parce qu’il est libre.

Ce week-end, dans toute la France, des voix s’élèvent pour un écrivain que l’on veut faire taire. #JelisSansal : c’est le mot d’ordre d’une opération nationale lancée par David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, pour soutenir l’un des plus grands écrivains francophones vivants, pris en otage par le régime algérien. De nombreuses communes relaient cet appel : bibliothèques, librairies, lecteurs et élus dressent une muraille de livres contre le silence, contre l’oubli, contre la peur.

Il y a quelques jours, nos bacheliers planchaient sur cette question : « La vérité est-elle toujours convaincante ? »
Il est urgent de répondre, avec Boualem Sansal, que convaincante ou pas, la vérité ne doit jamais être … Lire la suite

[Tribune] «Pour faire libérer Boualem Sansal, il faut le nommer ministre français de la Francophonie !» Le Figaro.


Tribune publié le 20 mars 2025 dans LE FIGARO à l’occasion de la journée internationale de la francophonie.


Le Français est la langue de l’impertinence. Qui dit impertinence dit contre-pouvoir, distance, recul, critique. En gestation, dès l’aube, notre langue est une langue de liberté. La littérature médiévale s’adonne à la satire, Rabelais plus tard se moque, Montaigne tance, Molière dénonce les Tartuffes, Voltaire est l’homme de l’esprit auquel il donne son nom et son élan, Beaumarchais se rit des grands, Hugo invente Gavroche, Zola accuse, Maurice Leblanc fait d’un cambrioleur un gentleman, Goscinny rend les Gaulois irréductibles avec à leur tête un Astérix comme symbole d’une France espiègle et rebelle, Brel chante les Bourgeois.

Notre histoire politique se nourrit de littérature … Lire la suite

Michel Onfray : sur la repentance compulsive de Macron (Liberté Politique)

Emmanuel Macron a la fâcheuse habitude de se mettre en position de soumission dans des pays étrangers qui furent jadis colonisés par la France.

En Algérie, où c’est mettre de l’huile sur le feu, mais également en Côte d’Ivoire où il a récemment fait savoir que la colonisation était « une erreur profonde, une faute de la République ». Or, si l’on veut vraiment examiner le passé de la France, il ne suffira pas de dire que le colonialisme fut « une erreur profonde », ou que Vichy fut « une erreur profonde ». 

On va devoir, en effet, reprendre tout de zéro et affirmer aussi que l’assassinat de Louis XVI, Marie-Antoinette et leur enfant de dix ans, organisé par … Lire la suite

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